Aung San Suu Kyi, femme d’état.

Daw Aung San Suu Kyi (en birman : အောင်ဆန်းစုကြည်), née le 19 juin 1945 à Rangoun, est une femme d’État birmane. Figure de l’opposition non violente à la dictature militaire de son pays, lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, elle est de facto chef du gouvernement de 2016 à 2021.

Elle est la fille du partisan de l’indépendance birmane Aung San, qui est assassiné alors qu’elle a deux ans. En 1988, elle co-fonde et devient secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), un parti politique opposé à la junte militaire au pouvoir. En 1990, le gouvernement militaire annule les élections législatives, remportées par la LND, et place Aung San Suu Kyi en résidence surveillée. Durant son enfermement, celle-ci bénéficie d’un important soutien international et se voit attribuer le prix Nobel de la paix. Elle est libérée en 2010.

Élue députée à l’issue des élections partielles de 2012, elle mène son parti à la victoire aux législatives de 2015, organisées plus librement que les précédentes. L’année suivante, alors qu’une disposition constitutionnelle l’empêche de devenir présidente de la République, elle est nommée ministre des Affaires étrangères, conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence, sa position étant celle d’un chef de gouvernement de facto.

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La fanfare.

Terme polysémique, la fanfare peut désigner différentes compositions musicales ou divers ensembles de musiciens de la famille des cuivres parfois accompagnés de percussions.


  • En ethnomusicologie, une fanfare est une mélodie plutôt disjointe (sans seconde), utilisant le plus souvent le redoublement des harmoniques d’une note fondamentale ; par exemple, la chanson enfantine Jean de la Lune est une fanfare basée sur trois notes.
  • Une fanfare est également une sonnerie, une phrase musicale souvent courte, parfois plus longue, à une ou plusieurs voix, servant de signal et jouée par un ou plusieurs instruments de musique de la famille  des uivres lors de manifestations civiles (chasse à courre…) ou officielles (inauguration…), de cérémonies religieuses (sacre ou couronnement…) ou militaires (commémoration…). Les premières sonneries guerrières de trompettes et fanfares de chasse aux cors naturels sont citées par Marin Mersenne dans son Harminicorum Libri de 1637, mais dès le Moyen Âge, les enluminures et les miniatures des manuscrits, les tapisseries, les sculptures et les tableaux témoignent des circonstances de l’utilisation de ces compositions. Les péplums sur la Rome Antique, la Grèce antique ou l’Égypte antique nous font entendre (et voir) maintes fanfares, interprétation éclectique du cinéma italien et hollywoodien.

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Nathan Söderblom, pasteur luthérien.

Lars Olof Jonathan Söderblom plus connu sous le nom de Nathan  Söderblom, né le 15 janvier 1866 dans la province suédoise de Hälsingland et mort le 12 juillet 1931 à Uppsala, est un pasteur luthérien suédois.

Archevêque d’Uppsala, il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1930 « pour ses efforts pour impliquer les Églises pas seulement dans le travail pour l’union œcuménique, mais aussi pour la paix mondiale ».


Nathan Söderblom est le fils de Jonas Söderblom, pasteur de l’Église suédoise piétiste, et de Sophia Blume. Parmi ses ancêtres, on compte un évêque d’Oslo.

Comme étudiant à l’université d’Uppsala, Söderblom gagne le respect autant par sa réussite intellectuelle que par son charme personnel, sa vitalité et son talent oratoire. Il obtient sa licence en 1886 avec les félicitations, en grec et une compétence reconnue en hébreu, en arabe et en latin. Cet excellent bagage linguistique l’outille pour la recherche qu’il poursuit à la faculté de théologie de l’Université d’Uppsala où, pendant les six années suivantes, il continue des études approfondies en théologie et en histoire des religions.

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