Le paille-en-queue (Phaeton).

Phaethon est un genre d’oiseaux de mer de la famille des Phaethontidae. Il est constitué de trois espèces existantes nommées phaétons (sans le second h) ou paille-en-queues.

Leurs plumes colorées leur ont valu le nom de paille-en-cul, paille-en-queue, ou fétu-en-cul. Leurs noms en anglais et dans les différentes langues germaniques signifient « oiseau des tropiques ».

Les trois espèces de ce genre sont des oiseaux de mer de taille moyenne (de 70 à 105 cm). Ils ont les ailes longues et étroites, et les rectrices centrales (plumes de la queue) sont très allongées (30 à 56 cm). Ces oiseaux pèsent environ 420 grammes. Leur longévité est de 10 ans.

Essentiellement pélagiques, ces oiseaux se rencontrent dans toutes les zones océaniques tropicales. On peut le trouver essentiellement en Amérique ainsi qu’en Asie du Sud mais aussi en Afrique, ainsi que dans certaines îles comme L’île Maurice, Mayotte, la Martinique, La Réunion et la Polynésie Française.

Le Phaéton à bec jaune se reproduit toute l’année. Le site de reproduction est choisi par un couple. L’accouplement a lieu sans préliminaire. Le mâle construit le nid à l’abri du soleil. La femelle y pond un œuf rougeâtre couvé par les deux adultes qui alternent tous les treize jours. La durée totale d’incubation est de 40 à 43 jours. Les adultes nourrissent leur petit par régurgitation directe. Le petit commence à voler au bout de 70 à 85 jours. Les jeunes effectuent leur premier vol avec leurs parents avant d’être indépendants.

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Le couscous (animal).

Le terme couscous ou cuscus est un nom vernaculaire ambigu en français qui regroupe diverses espèces de mammifères de l’ordre des marsupiaux et classés dans plusieurs genres de la famille des phalangers (Phalangeridae).


Dans cette acception, le mot « couscous » est absent des définitions données par les dictionnaires de français classiques.

On peut trouver le nom de ces marsupiaux écrit « cuscus » suivant la graphie anglaise, par exemple dans le Dictionnaire de la langue  française d’Émile Littré, publié en 1863-1872 qui cite le Journal Officiel pour qui le mot est utilisé par les naturalistes pour désigner certains « animaux domestiques [de la Nouvelle-Guinée] » et plus exactement « un animal plantigrade ».

Le couscous fait son apparition pour la première fois dans des registres biologiques en 1807, lorsque le lieutenant de frégate en second Leonce Espanol servant sur La Canonnière note dans son registre intitulé alors Registre de Sciences Naturelles une succincte description du mammifère. Il s’agit là très probablement de la première caractérisation biologique occidentale d’un couscous.

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L’holothurie (concombre de mer).

Les Holothuries (Holothuroidea) sont une classe d’animaux marins de l’embranchement des échinodermes au corps mou et oblong et possédant un cercle de tentacules autour de la bouche. Elles sont aussi appelées concombres de mer ou bêches de mer, et possèdent une grande diversité de sobriquets sur les différentes côtes. Ces animaux, majoritairement benthiques, vivent, suivant les espèces, de la surface aux abysses. Les holothuries mesurent généralement de 10 à 30 cm de long ; mais certaines espèces comme le cordon mauresque peuvent dépasser 3 m. Leurs plus proches parents sont les oursins en dépit du peu de ressemblance visible. Ce sont des animaux inoffensifs, mais parfois toxiques.


Presque toutes les holothuries sont dites « benthiques » : cela signifie qu’elles vivent posées sur (ou parfois dans) le fond marin. Certaines sont sédentaires, vivant fixées sur ou dans le substrat, où elles se nourrissent généralement en filtrant l’eau à l’aide de leurs tentacules buccaux : c’est le cas de nombreuses espèces de l’ordre des Dendrochirotida (cependant la plupart demeurent capables de se déloger en cas de menace ou d’arrachage). Cependant, la plupart des espèces de concombres de mer sont capables de se déplacer : celles-là sont dites « vagiles », et rampent lentement sur le fond, d’une manière qui peut parfois rappeler les chenilles, à une vitesse comprise entre 5 et 50 cm/h (57 cm/h chez l’holothurie géante Thelenota anax.). Malgré cette lenteur habituelle, certaines espèces sont capables de fuir assez rapidement une menace par de puissantes convulsions et torsions.

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