Justinien 1er, premier empereur byzantin.

Neveu de l’empereur Justin Ier, Justinien assiste son oncle dès 518, avant d’être associé au trône en avril 527. Il lui succède à sa mort en août 527.

Belle destinée pour celui qui était né Petrus Sabbatius dans une famille de paysans illyriens et qui avait épousé une actrice, Théodora, fille d’un montreur d’ours de l’hippodrome. Le nouvel empereur n’en est pas moins doté d’une solide culture classique ; il s’intéresse tout particulièrement au droit, et les débats théologiques le passionnent. Justinien, qui sera surnommé « l’empereur qui ne dort jamais » à cause de sa prodigieuse force de travail, passe cependant pour orgueilleux, maladivement jaloux, et surtout très influençable, ce qui ne constitue pas de moindres défauts pour un homme d’État.

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La révolution russe d’Octobre 1917.

En octobre 1917, Lénine et Trotski considèrent que le moment est venu d’en finir avec la situation de double pouvoir. La conjoncture leur est opportune, tant sont grands le discrédit et l’isolement du gouvernement provisoire, déjà réduit à l’impuissance, tout comme l’impatience de leur propre base.


Les débats au sein du comité central du Parti bolchevique afin que celui-ci organise une insurrection armée et prenne le pouvoir sont vifs. Certains autour de Kamenev et Zinoviev considèrent qu’il faut encore attendre, car le parti est déjà assuré de la majorité dans les soviets, et se retrouverait à leur avis isolé en Russie comme en Europe s’il prenait le pouvoir seul et non au sein d’une coalition de partis révolutionnaires. Mais Lénine et Trotski l’emportent et après avoir résisté, le Comité approuve et organise l’insurrection, dont Lénine fixe la date pour la veille de l’ouverture du IIe congrès des soviets, qui doit se réunir le 25 octobre.

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La bataille de Stalingrad (1942/43).

La bataille de Stalingrad est la succession des combats qui, du 17 juillet 1942 au 2 février 1943, ont opposé les forces de l’URSS à celles du Troisième Reich et de ses alliés assaillant la ville de Stalingrad. Cette « bataille » d’un peu plus de six mois s’est déroulée en fait en quatre phases, l’approche de la ville par les armées de l’Axe, les combats urbains pour sa conquête à partir de septembre 1942, puis la contre-offensive soviétique, jusqu’à l’encerclement et à la reddition des troupes allemandes. L’ensemble de ces combats, dans et hors de la ville, ont coûté la vie à plus de 800 000 Soviétiques, civils et combattants, et à 400 000 militaires allemands, roumains, italiens, hongrois et croates.

Après la bataille de Moscou en décembre 1941, et avant la bataille de Koursk en juillet 1943, Stalingrad constitue, avec plus d’un million de soldats de l’Armée rouge engagés simultanément à la mi novembre 1942, l’une des grandes défaites de l’armée allemande sur le front de l’Est et un tournant stratégique majeur de la Seconde Guerre mondiale qui coïncide avec le débarquement sur le front de l’Ouest des cent sept mille hommes de l’Opération Torch. Elle reste dans les mémoires pour l’ampleur des moyens déployés et des destructions, le nombre de victimes civiles et militaires, les conditions atroces créées par l’hiver, l’âpreté de combats urbains qui n’ont pas épargné les civils, ainsi que pour ses impacts psychologiques et symboliques au moment de l’événement puis dans l’après guerre.

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