Ville de Begrâm (Afghanistan).

Begrâm (persan : بگرام), ou Bagrâm, est une localité d’Afghanistan située à 60 kilomètres au nord de Kaboul, voisine de la cité de Charikar. Construite au confluent des vallées du Ghorband et du Panjshir, elle devint un point de passage obligé pour l’Inde sur la route de la soie, vers Kaboul ainsi que vers Bamiyan connue pour ses Bouddhas géants.


La cité, détruite par Cyrus, fut restaurée par Darius.

Elle fut rebaptisée Alexandrie du Caucase après sa prise par Alexandre le Grand puis finalement Bagram ou Begram. Alexandre en la reconstruisant y établit des fortifications (remparts renforcés de tours sur ses angles).

La cité était de briques, avec des petites boutiques et ateliers de chaque côté de la rue principale.

Mentionnée par le Hou Hanshu chinois, elle est aussi appelée Kapisa ou Kapici à l’époque kouchane. Elle fut (probablement) refondée par Kujula Kadphisès (30–80) puis restaurée par Kanishka Ier (langue kouchane : Κανηϸκι, chinois ancien : 迦腻色伽), souverain de l’Empire Kouchan au IIe siècle de l’ère commune. Il en fit sa capitale d’été.


Elle était la capitale d’été des Kouchans et le couple d’archéologues français Joseph Hackin et Ria Hackin y a trouvé, en 1937-1939, le fameux Trésor de Begrâm, exposé depuis en partie, au Musée Guimet à Paris, constitué de pièces d’artisanat fabriquées tout au long de la Route de la soie, de l’Empire romain à la Chine.

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La Bataille de Carabobo (Vénézuéla, 1821).

La bataille de Carabobo est une victoire de Simón Bolívar sur les loyalistes le 24 juin 1821, qui consacra l’indépendance du Venezuela (alors intégré à la Grande Colombie avec l’Équateur, le Panama et la Colombie).


À la suite de la rupture de l’armistice entre patriotes et royalistes, Bolivar a rassemblé une armée de 6 500 hommes et est entré au Venezuela au mois d’avril 1821. Les royalistes occupent la route menant de Valencia à Puerto Cabello. Alors que son armée approche des lignes royalistes, Bolivar,  constatant que l’ennemi occupe une très forte position défensive, divise ses forces et en envoie la moitié dans une manœuvre de contournement à travers un terrain accidenté et des feuillages denses. Apprenant cela, le général espagnol

Miguel de la Torre divise également ses forces en deux pour parer à cette attaque de flanc. Accueillant les patriotes par un feu nourri, les royalistes soutiennent l’attaque pendant un moment et l’infanterie vénézuelienne commence à battre en retraite mais la Légion britannique de Bolivar réussit à prendre les collines au terme d’un dur combat (les volontaires britanniques représenteront à l’issue de la bataille la moitié des pertes de l’armée de Bolivar). Les patriotes brisent ainsi les lignes royalistes et marchent ensuite sur l’arrière du reste des troupes espagnoles. L’infanterie royaliste forme des carrés pour soutenir l’assaut de la cavalerie adverse mais la déroute est si totale que seuls 400 fantassins réussissent finalement à s’enfuir et à atteindre Puerto Cabello. Quant à la cavalerie royaliste, la grande majorité a pris la fuite quand les patriotes ont percé les lignes espagnoles sur leur flanc et pris à revers ce qui restait de l’armée espagnole.

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La bataille de Sarandi, (Uruguay, 1825).

La bataille de Sarandí est une bataille livrée le 12 octobre 1825, pendant la guerre de Cisplatine (1825-1828).


À la suite de la bataille de Tacuarembó (1820), la Banda Oriental (l’Uruguay d’aujourd’hui) est annexée par le Portugal à sa colonie du Brésil et devient la province de Cisplatine. Les Uruguayens n’ont jamais renoncé à leur indépendance et lorsque le Brésil s’affranchit du Portugal, après une brève guerre (1822-1823), et devant le refus clair et net des autorités brésiliennes d’accéder à leurs souhaits, en 1825 un groupe d’entre eux, les Treinta y Tres Orientales (les Trente-trois Orientaux) menés par Juan Antonio Lavalleja brandit l’étendard de la révolte. Celle-ci s’étend rapidement et l’armée de la cruzada libertadora (croisade libératrice), remporte à la bataille de Rincon (24 septembre 1825) son premier succès notable sur les troupes de l’Armée impériale brésilienne.

Le 12 octobre, Lavalleja, secondé par les généraux Fructuoso Rivera et Manuel Oribe, à la tête d’une armée de 2 360 hommes (238 officiers et 2 122 soldats), remporte sur les bords de l’arroyo Sarandí, affluent de la rivière Yi, dans le département de Flores, une nouvelle victoire sur l’armée brésilienne. Cette bataille allait se révéler décisive pour la suite des évènements car elle décide le gouvernement de Buenos Aires, qui soutient la révolte, à intervenir

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