Le traité de Péronne (1641).

Le traité de Péronne du 14 septembre 1641 fut signé par Louis XIII, roi de France, et par Honoré II, prince de Monaco.


Ce traité de Péronne a été signé dans le contexte troublé de la guerre de Trente Ans et de la rivalité franco-espagnole. Louis XIII et Richelieu se trouvaient à Péronne en septembre 1641, alors qu’une campagne militaire permettait de faire tomber entre les mains de la couronne de France les places fortes espagnoles d’Aire-sur-la-Lys, Lens, Bapaume et La Bassée.

Le prince de Monaco cherchait, à cette époque, à se débarrasser de la tutelle espagnole. Il lui fallait, pour ce faire, changer de protecteur. En outre, dans la stratégie d’affaiblissement de la puissance espagnole, Richelieu considérait que le roi de France renforcerait sa position en étendant son influence sur le Rocher.

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Charles Quint, empereur.

Charles de Habsbourg, dit Charles Quint ou Charles V, né le 24 février 1500 à Gand en Flandre (Pays-Bas) et mort le 21 septembre 1558 au monastère de Yuste (Espagne), est un prince de la maison de Habsbourg, fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle. Il hérite notamment de l’Espagne et de son empire colonial, des dix-sept provinces des Pays-Bas, du royaume de Naples et des possessions autrichiennes ; élu empereur des Romains en 1519, il est le monarque le plus puissant de la première moitié du XVIe siècle.

Cette accumulation de principautés et royaumes est à la fois le fruit du hasard (la mort de sa tante, Isabelle d’Aragon, princesse des Asturies, en 1498, puis du fils de cette dernière, l’infant Miguel de la Paz, en juillet 1500, font de sa mère l’héritière des couronnes espagnoles) mais également le résultat d’une politique systématique d’alliances matrimoniales faisant de lui l’héritier de quatre dynasties : arrière-petit-fils de Charles le Téméraire, petit-fils de Maximilien d’Autriche, d’Isabelle la Catholique, reine de Castille, et de Ferdinand, roi d’Aragon et de Naples, il est duc de Bourgogne sous le nom de Charles II, roi d’Espagne sous le nom de Charles Ier (en espagnol Carlos I), mais passe surtout à la postérité comme l’empereur romain germanique Charles V (en allemand Karl V.), que l’on énonce alors « Charles Quint », « quint » signifiant « cinquième ».

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Louise de Savoie, princesse de la maison ducale de Savoie.

Louise de Savoie, née le 11 septembre 1476 au château de Pont-d’Ain (dans le département français actuel de l’Ain) et morte le 22 septembre 1531 à Grez-sur-Loing (dans l’actuel département de Seine-et-Marne), princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi de France emblématique de la Renaissance.


Louise est la fille du duc de Savoie Philippe dit sans Terre et de Marguerite de Bourbon. À la mort de sa mère, elle a été confiée à sa cousine, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir.

En 1488, à 12 ans, elle épouse Charles d’Orléans, comte d’Angoulême, dont elle a deux enfants :

  • Marguerite d’Angoulême (1492-1549), mariée en 1527 à Henri II d’Albret, roi de Navarre, mère de Jeanne III d’Albret et grand-mère du roi de France Henri IV ;
  • François Ier (1494-1547), roi de France (1515-1547).

Veuve à dix-neuf ans, elle se consacre à l’éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì. Conforme à sa devise Libris et liberis (« pour des livres et pour des enfants »), elle fait œuvre de mécène en commandant de nombreux manuscrits pour leur éducation. Son unique objectif devient alors de bien préparer son fils, son « César bien-aimé » à l’accession au trône, car le roi Louis XII n’a pas de descendant mâle.

Elle est titrée duchesse d’Angoulême, duchesse d’Anjou et comtesse du Maine après l’accession de son fils au trône de France à la mort du roi Louis XII le 1er janvier 1515.

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