L’Édit de Milan (313).

L’édit de Milan ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313, est souvent présenté comme un édit de tolérance par lequel chacun peut « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel » ; il accorde la liberté de culte à toutes les religions et permet aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu. Il instaure la Paix de l’Église. C’est la conséquence de la bataille du pont Milvius.

Ce qui est couramment appelé « édit de Milan » est en fait une lettre circulaire attribuée à Constantin, publiée par Licinius à Nicomédie par un rescrit du 13 juin 313 (mandatum d’instructions destinées aux hauts fonctionnaires des provinces, dont Lactance et Eusèbe de Césarée ont conservé le texte avec quelques différences entre eux), puis placardée dans tout l’Empire romain, reprenant l’essentiel du décret d’application de l’édit de Sardique promulgué par Galère en 3111, tout en insistant de manière formelle sur la liberté qu’ont désormais les chrétiens de libérer leur culte. Pour ainsi dire, l’édit de Sardique, de 311, leur reconnaissait la liberté de culte de facto, l’édit de Milan, deux ans plus tard, la leur reconnaissait désormais de droit. La liberté de croyance y est affirmée pour tous, dans le respect de la Divinité, et la disponibilité des moyens matériels pour l’exercer.

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Laa bataille des Dardanelles (1915/1916).

La bataille des Dardanelles, également appelée bataille de  Gallipoli (ou campagne des Dardanelles, ou campagne de Gallipoli), est un affrontement de la Première Guerre mondiale qui opposa l’Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l’actuelle Turquie du 18 mars 1915 au 9 janvier 1916.

La péninsule de Gallipoli forme la partie nord du détroit des Dardanelles reliant la mer Égée à la mer de Marmara. Durant la Première Guerre mondiale, cette région était contrôlée par l’Empire ottoman alors en guerre contre les puissances alliées dont le Royaume-Uni, la France et la Russie. Pour pouvoir ravitailler cette dernière, le contrôle des Détroits était indispensable mais une tentative alliée pour traverser les Dardanelles échoua le 18 mars en raison des mines qui y avaient été posées. Pour que les dragueurs de mines puissent opérer en sécurité, il était nécessaire de réduire au silence les batteries ottomanes sur les hauteurs du détroit. Un débarquement fut donc organisé le 25 avril au cap Helles et dans la baie ANZAC à l’extrémité sud de la péninsule.

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La bataille de Préveza (1538), Turquie.

La bataille de Préveza, livrée le 27 septembre 1538 au large de Préveza, dans le golfe Ambracique, oppose au cours de la guerre vénéto-ottomane (1537 – 1540), la flotte ottomane, commandée par Khayr ad-Din Barberousse, et la flotte de la Sainte Ligue réunie autour du pape, commandée par l’amiral génois Andrea Doria. La flotte chrétienne est vaincue par la flotte ottomane.


La bataille navale eut lieu les 26 et 27 septembre 1538 entre les forces réunies dans la Sainte Ligue autour du pape Paul III. Cette force navale est composée de la Papauté, de l’Espagne de Charles Quint, de la république de Gênes, de la république de Venise et de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, pour affronter une force légèrement inférieure de Khayr ad-Din Barberousse mais pas encombrée de petites barques.

La taille de la flotte de la Sainte Ligue diffère selon les auteurs : 138 galères et 70 vaisseaux selon A. Galotta, 195 navires portant 59 000 soldats et 2 500 canons selon Claudia Merlo et Mario Brunetti ; 168 galères et 140 galions portant 55 000 soldats (80 galions espagnols et portugais, 10 galions et 70 galères vénitiennes, 36 galères papales, 10 galères maltaises, 1 galion et 52 galères génois, pour finir 49 galions venus d’autres Etats) selon I. Bostan. Le commandant en chef de la Ligue est Andrea Doria, l’amiral génois au service de l’empereur Charles Quint. La flotte papale est sous les ordres l’amiral Marco Grimani (patriarche d’Aquileia), celle d’Espagne sous Alessandro Contarini et la flotte vénitienne sous celle de Francesco Pasqualigo qui est arrivée en premier sur les lieux.

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