Roland, preux de Charlemagne.

Roland ou Hruotland (Hruodland en francique), dit « Roland le Preux », mort en 778 à Roncevaux, est un guerrier franc, préfet de la marche de Bretagne (praefectus britannici limitis), chargé de défendre la frontière du royaume des Francs contre les Bretons, et — selon la légende — neveu de Charlemagne. Il a notamment donné son nom à la brèche de Roland et à la Chanson de Roland. Il est considéré comme un des douze preux de Charlemagne.

Le personnage de Roland est associé à son épée Durandal, à son cheval Veillantif et à son cor, un olifant.


Selon la Vita Karoli Magni, œuvre écrite entre les années 829 et 836 par Éginhard, moine et chroniqueur, les Vascons massacrèrent Roland et toute son armée au cours de la bataille de Roncevaux.

Le roi Charles Ier, futur Charlemagne, conduisit effectivement ses troupes à Saragosse en Espagne à la demande du wali de la ville, Soliman ibn al-Arabi, mais ce dernier ayant été remplacé entre-temps, Charles trouva les portes de la ville closes. Pour compenser cet échec, l’aile occidentale de l’armée franque, conduite par le roi, s’en prit à la ville navarraise de Pampelune, qui avait pourtant résisté à la pression musulmane, mais dont les Francs rasèrent les défenses. Le 15 août 778, en représailles, des Vascons  rattrapèrent et anéantirent l’arrière-garde de l’armée du roi Charles, lourdement armée, alors qu’elle progressait dans une vallée encaissée depuis Roncevaux. Roland et quelques autres nobles y trouvèrent la mort, ainsi que le comte du palais Anselme le preux, et les Vascons reprirent le butin de Pampelune.

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Le Mur de Berlin.

Le mur de Berlin (en allemand : Berliner Mauer, « mur de la honte » pour les Allemands de l’Ouest, et officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste » (en allemand :  Antifachistischer Schutzwall), est érigé en plein Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961 par la République démocratique allemande (RDA), qui tente ainsi de mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA).

Le mur, composante de la frontière intérieure allemande, sépare  physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant d’une Europe divisée par le rideau de fer. Plus qu’un simple mur, il s’agit d’un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut, avec un chemin de ronde, entourant intégralement le secteur ouest de la ville sur 155 km, avec 302 miradors et dispositifs d’alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Un nombre indéterminé de personnes sont victimes des tentatives de franchissement du mur. En effet, durant ces vingt-huit années, des gardes-frontières est-allemands et des soldats soviétiques n’hésitent pas à tirer sur des fugitifs.

L’affaiblissement de l’Union soviétique, la perestroïka conduite par Mikhaïl Gorbatchev, et la détermination des Allemands de l’Est qui organisent de grandes manifestations, provoquent le 9 novembre 1989 la chute du mur de Berlin, suscitant l’admiration incrédule du « Monde libre » et ouvrant la voie à la réunification allemande. Presque totalement détruit, le Mur laisse cependant dans l’organisation urbaine de la capitale allemande des  cicatrices qui ne sont toujours pas effacées aujourd’hui. Le mur de Berlin, symbole du clivage idéologique et politique de la guerre froide, a inspiré de nombreux livres et films. Plusieurs musées lui sont consacrés.

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La nuit de cristal (Novembre 1938).

La nuit de Cristal (en allemand : Reichskristallnacht, est le pogrom contre les Juifs du Troisième Reich qui se déroula dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 et dans la journée qui suivit. Ce pogrom a été présenté par les  responsables nazis comme une réaction spontanée de la population à la mort le 9 novembre 1938 d’Ernst vom Rath, un secrétaire de l’ambassade allemande à Paris, grièvement blessé deux jours plus tôt par Herschel Grynszpan, un jeune Juif polonais d’origine allemande. En fait, le pogrom fut ordonné par le chancelier du Reich, Adolf Hitler, organisé par Joseph Goebbels et commis par des membres de la Sturmabteilung (SA), de la Schutzstaffel (SS) et de la Jeunesse hitlérienne, soutenus par le  Sicherheitsdienst (SD), la Gestapo et d’autres forces de police.

Sur tout le territoire du Reich, près de deux cents synagogues et lieux de culte furent détruits, 7 500 commerces et entreprises gérés par des Juifs saccagés ; une centaine de Juifs furent assassinés, des centaines d’autres se suicidèrent ou moururent des suites de leurs blessures et près de 30 000 furent déportés en camp de concentration : au total, le pogrom et les déportations qui le suivirent causèrent la mort de 2 000 à 2 500 personnes. Événement majeur de la vague antisémite qui submergea l’Allemagne dès l’arrivée des nazis au pouvoir en janvier 1933, la « nuit de Cristal » fait partie des prémices de la Shoah.

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