Le calendrier Maya.

Le calendrier maya était la version maya du calendrier mésoaméricain, composé de différents systèmes calendaires évoluant de manière  concomitante. Il se composait d’un calendrier sacré, Tzolk’in (ou Bucxok), cyclique sur 260 jours, d’un calendrier solaire, Haab, cyclique sur 365 jours, et du compte long qui faisait le lien entre les deux précédents calendriers.


La vie des Mayas était structurée par deux calendriers. Le premier est le tzolk’in, « année » non numérotée de 260 jours (ou kin), à caractère divinatoire et religieux ; ce calendrier est composé de vingt jours combinés à treize nombres (sans doute les 13 divinités diurnes). Le deuxième est le haab, « année vague » non numérotée de 365 jours, à caractère civil. Ce calendrier comporte dix-huit mois (uinal) de vingt jours chacun, plus cinq jours additionnels nommés uayeb (way + haab = lit de l’année). Ces deux calendriers se synchronisent toutes les 52 années solaires (18 980 jours).

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Le site archéologique de Quiriguá (Guatémala).

Quiriguá est un site archéologique maya situé dans la vallée du Motagua, sur la ligne ferroviaire reliant Puerto Barrios à Guatemala, dans le département d’Izabal au Guatemala. Il est inscrit depuis 1981 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.


Le site, relativement petit, doit son importance à sa situation au bord du fleuve Motagua, qui assure le contrôle de la route commerciale qui relie les gisements d’obsidienne et surtout de jade de l’intérieur des terres à la Mer des Caraïbes. Il n’existe que quelques rares traces d’occupation à la fin de l’Époque préclassique et au début de l’Époque classique. L’histoire de Quiriguá débute véritablement en 426, avec l’intronisation de son premier souverain, connu sous le sobriquet de « Tok Casper », sous l’égide du  premier roi de Copán Yax k’uk’ Mo’. Au cours des trois siècles qui suivent, l’histoire de Quiriguá est particulièrement obscure. À la fin du VIe ou au début du VIIe siècle, les constructions du Classique ancien disparaissent sous les alluvions déposées par une catastrophe naturelle et un nouvel épicentre, celui du site actuel, se développe. Pendant cette longue période, Quiriguá semble être demeuré un satellite de Copán. En 724, un nouveau roi, K’ak Tiliw Chan Yoaat, est intronisé sous la supervision de Waxaklajuun Ub’aah K’awiil, le treizième souverain de Copán. C’est sous son règne, en 734, qu’apparaît pour la première fois sur un monument le glyphe-emblème de Quiriguá, signe d’indépendance ou à tout le moins

revendication d’indépendance. En 738, sans doute avec l’appui de Calakmul, K’ak Tiliw s’empare du roi de Copán et le décapite. L’indépendance acquise par Quiriguá assure à K’ak Tiliw et à ses successeurs les ressources matérielles nécessaires à l’érection des monuments somptuaires, auxquels le site doit sa réputation touristique. La dernière inscription en compte long de Quiriguá date de 810. Les spécialistes considèrent que la cessation de ces inscriptions dans un site donné est l’indice de l’effondrement du système politique de la royauté sacrée, caractéristique de l’Époque classique dans les Basses-Terres maya. Nous ignorons comment a fini le règne de Jade-Ciel, le dernier roi connu de Quiriguá. Les activités de construction ont cependant encore continué quelques années après 810, et l’on y a retrouvé de la céramique plombée, un des marqueurs du début de la période postclassique.

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La shoah.

La Shoah (hébreu : שואה, « catastrophe ») ou Holocauste est l’entreprise d’extermination systématique, menée par l’Allemagne nazie contre le peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale, qui conduit à la disparition d’entre cinq et six millions de Juifs, soit les deux tiers des Juifs d’Europe et environ 40 % des Juifs du monde. On utilise aussi les termes de « génocide juif », de « judéocide » ou encore de « destruction des Juifs d’Europe » (Raul Hilberg). Des débats continuent de diviser historiens et linguistes sur le terme adéquat.

Les Juifs, désignés par les nazis comme leurs « ennemis irréductibles » et assimilés par leur idéologie à une race inférieure, sont affamés jusqu’à la mort dans les ghettos de Pologne et d’Union soviétique occupée, ou assassinés par l’emploi des méthodes suivantes : fusillades massives des Einsatzgruppen sur le front de l’Est — connues sous l’appellation « Shoah par balles » — ; travail forcé et sous-alimentation dans les camps de concentration ; gazage dans les « camions à gaz » ou dans les chambres à gaz des centres d’extermination. Dans ce dernier cas, les corps, privés de sépulture, sont éliminés par l’usage intensif des fours crématoires et la dispersion des cendres. Cet aspect de la Shoah en fait le seul génocide industrialisé de l’Histoire. L’horreur de ce « crime de masse »e conduit, après-guerre, à l’élaboration des notions juridiques de « crime contre l’humanité » et de « génocide ». Ces crimes sont jugés imprescriptibles par la Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, adoptée par les Nations unies en 1968. Ces notions sont utilisées postérieurement dans de multiples contextes, notamment le génocide arménien, génocide des Tutsi ou massacre de Srebrenica. Le droit international humanitaire est également enrichi avec l’adoption des conventions de Genève de 1949, qui protègent la population civile en temps de guerre. Les précédentes conventions de Genève (1929), en vigueur durant la Seconde Guerre mondiale, concernent uniquement les combattants  blessés, malades ou faits prisonniers.

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