Histoire de France

Le Concile de Chalcédoine (451).

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Histoire
  • Commentaires de la publication :0 commentaire
  • Dernière modification de la publication :6 avril 2024
  • Temps de lecture :5 min de lecture

Le concile de Chalcédoine (en latin : concilium Chalcedonense ; en grec : Σύνοδος της Χαλκηδόνας) est le quatrième concile œcuménique du christianisme. Il a eu lieu du 8 octobre au 1er novembre 451 dans l'église Sainte-Euphémie de la ville éponyme, située aujourd'hui à Istanbul. Convoqué par l'empereur byzantin Marcien et son épouse l'impératrice Pulchérie, le concile réunit 343 évêques, ce qui est exceptionnel. Seuls quatre d'entre eux viennent d'Occident. Dans la continuité des conciles précédents, il récuse en particulier le monophysisme. Il reprécise également la notion de personne divine (hypostase). Ses principales conclusions, résumées dans le symbole de Chalcédoine, définissent le dyophysisme, c'est-à-dire les deux natures du Christ, vrai Dieu et vrai homme, parfait dans sa divinité comme dans son humanité. Elles marquent une étape essentielle dans le domaine de la christologie et sont acceptées, encore aujourd'hui, par les trois principales confessions chrétiennes : les orthodoxes, les catholiques et les protestants. Les chrétiens antéchalcédoniens (ou préchalcédoniens), miaphysites, rejettent l'intégralité du concile, produisant ce qui forme les Églises des trois conciles. Réuni à partir du 8 octobre 451 en l'église Sainte-Euphémie de Chalcédoine, située aujourd'hui à Kadıköy, un quartier de la rive asiatique d'Istanbul, le concile rassemble 343 évêques dont quatre seulement viennent d'Occident. Il traite de diverses questions christologiques et condamne en particulier le monophysisme d'Eutychès sur la base de la lettre de l'évêque de Rome Léon le Grand intitulée Tome à Flavien et adressée au patriarche Flavien de Constantinople pour le soutenir dans sa condamnation d'Eutychès. Le concile a aussi légiféré sur des questions d'organisation…

Continuer la lectureLe Concile de Chalcédoine (451).

LA Garde palatine.

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Histoire
  • Commentaires de la publication :0 commentaire
  • Dernière modification de la publication :6 avril 2024
  • Temps de lecture :3 min de lecture

Le Garde palatine (Guardia Palatina d'Onore) était une unité militaire d'infanterie des États pontificaux, créée par le pape Pie IX en 1850, par la fusion des deux corps armés préexistants. Elle a participé à plusieurs opérations militaires, notamment la défense de Rome en 1870. Elle a été dissoute par le pape Paul VI en 1970. La Garde palatine fut créée par la fusion de la Garde civique choisie, également connue sous le nom de grenadiers, et de la Milice urbaine du peuple de Rome. Le corps participait à la surveillance de Rome. Elle prit part à différentes batailles, dont la défense de Rome contre les soldats du Piémont. Après 1870 et le Risorgimento, la Garde fut confinée au Vatican, où elle assurait un service d'antichambre, de garde et de parade. On pouvait encore la voir quand le pape se trouvait place Saint-Pierre, ou lorsqu'un chef d'État se rendait au Vatican. Elle exécutait notamment les hymnes nationaux à cette occasion. Ce corps était formé par des volontaires qui n'étaient pas soldés mais recevaient des indemnités pour remplacer ou réparer leur uniforme. Hommes de troupes et officiers portaient une tunique bleue et un képi à plumet. La garde palatine cessa d'exister le 14 septembre 1970 avec la lettre de Paul VI portant suppression de tous les corps militaires du Vatican, à l'exception de la Garde suisse pontificale. Le…

Continuer la lectureLA Garde palatine.

Le Concile de Trente (1545-1563).

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Histoire
  • Commentaires de la publication :0 commentaire
  • Dernière modification de la publication :6 avril 2024
  • Temps de lecture :16 min de lecture

Le concile de Trente est le dix-neuvième concile œcuménique reconnu par l'Église catholique. Convoqué par le pape Paul III le 22 mai1 1542, en réponse aux demandes formulées par Martin Luther et Jean Calvin dans le cadre de la Réforme protestante, il débute le 13 décembre 1545 et se termine le 4 décembre 1563. Étalées sur dix-huit ans, ses vingt-cinq sessions couvrent cinq pontificats (Paul III, Jules III, Marcel II, Paul IV et Pie IV) et se tiennent à Trente dans la cathédrale de San Vigilio, puis à Bologne et enfin à nouveau à Trente, dans l'église Santa Maria Maggiore. En réponse aux théories protestantes, le concile confirme la doctrine du péché originel affirmée lors du 16e concile de Carthage en 418, précise celle de la justification, de l’autorité de la Bible spécifique au catholicisme et confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l'un des conciles les plus importants de l'histoire du catholicisme ; il est le plus abondamment cité par le concile de Vatican II (1962-1965). Entre Trente et Vatican II, il n'y eut qu'un seul concile, Vatican I (1869-1870), qui définit le dogme de l'infaillibilité pontificale mais fut interrompu par la guerre franco-allemande de 1870 et l'intervention des troupes italiennes qui, à la prise de Rome, annexèrent les États du pape. Régine…

Continuer la lectureLe Concile de Trente (1545-1563).