La boule de Moulins.

Une boule de Moulins est un procédé de transport du courrier vers la ville de Paris employé lors du siège de la ville pendant la guerre de 1870. Comme le courrier empruntant ce moyen était au préalable centralisé à Moulins (Allier), ces boules furent dites « de Moulins ».

Les boules de Moulins, en métal et remplies de courrier, étaient immergées dans la Seine largement en amont de Paris. Roulant sur le fond du fleuve, elles devaient franchir les lignes des assiégeants et être récupérées aux abords de la capitale. Le procédé se révéla un échec total, aucune boule de Moulins ne parvenant à Paris avant la fin du siège, même si plus de la moitié d’entre elles a été récupérée depuis, de la Seine-et-Marne jusqu’à l’embouchure de la Seine.

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L’Académie de philatélie.

L’Académie de philatélie est une association philatélique française créée en 1928. Ses membres se donnent pour but la promotion de la philatélie et des études philatéliques. Assez indépendante, elle n’est pas membre de la Fédération française des associations philatéliques (FFAP).

Le siège de l’Académie se trouve au Musée de la Poste, rue de Vaugirard à Paris, pour l’ouverture duquel l’Académie a milité. La bibliothèque du Musée de la Poste a été constituée à partir du fond de l’Académie et est accessible librement au public.

L’emblème de l’Académie est la Cérès dessinée par Jacques-Jean Barre.

Le 25 mai 1928, Gaston Tournier, le rédacteur en chef du Messager Philatélique, lance le projet d’une académie composée de philatélistes aux compétences reconnues. Les lecteurs sont invités à voter pour les 25 membres fondateurs par référendum, sans liste pré-établie.

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Centenaire de l’émission dite “de Bordeaux”.

Le 19 septembre 1870, Paris est assiégée par les Allemands. L’Hôtel de la Monnaie de Bordeaux est choisi pour imprimer les timbres nécessaires à l’affranchissement du courrier sur le territoire non occupé. C’est Delebecque, ancien directeur de la Monnaie de Strasbourg qui est chargé de diriger les travaux. Le matériel d’impression

étant resté à Paris on décide d’imprimer les nouveaux timbres par le procédé de la lithographie. Ce sont les seuls timbres de la période 1849 à 1900 à être imprimés ainsi. L’émission est désignée par les philatéliste sous le terme “Émission de Bordeaux”.

Les timbres doivent ressembler le plus possible aux cérès utilisés dans Paris. Avant tout il est nécessaire de créer un modèle. La maison Augé-Delille réalise un premier dessin sur bois. Puis Dambourgez, artiste lithographe, dessine à la plume, sur une pierre, un premier modèle du 20c. Un premier essai est réalisé. Il donne les timbres désigné sous le type I. Mais le dessin trop fin pose des problèmes de qualité lors de la fabrication. On fait appel à un artiste spécialisé dans la gravure sur pierre Léopold Yon. Il réalise quelques modifications et simplifie le dessin.

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