Mikołaj Rej, poète, écrivain, musicien, théologien et homme politique.

Mikołaj Rej (parfois orthographié Rey) de Nagłowice, armoiries Oksza , né le 4 février 1505 à Żurawno (aujourd’hui en Ukraine) et mort entre le 8 septembre et le 5 octobre 1569, est un poète, écrivain, musicien, théologien et homme politique polonais de confession calviniste. Premier à délaisser le latin pour écrire en langue polonaise, cet humaniste de l’époque de Renaissance est considéré, avec Biernat de Lublin et Jan Kochanowski, comme le fondateur de la langue littéraire et de la littérature polonaises.


Issu de la noblesse polonaise, originaire de Nagłowice, Mikołaj Rej s’instruit dans les écoles de Skalbmierz et Lwów, puis à l’Université Jagellonne de Cracovie. À vingt ans, il est pris au service d’Andrzej Tęczyński, le voïvode de Sandomierz.

Après le décès de son père, Rej s’installe dans la région de Chełm où il s’occupe de la gestion de son domaine avec talent et succès. C’est un homme riche. Il épouse Zofia de Kosnowiec et mène une vie de famille heureuse. Rej participe activement à la vie publique et politique de la République des Deux Nations en tant que député à la Diète et délégué aux synodes de protestants. Fondateur des villes de Rejowiec (de son nom) et Oksza (du nom de son emblème). Pour la traduction en langue polonaise des Psaumes de David, le roi de Pologne Zygmunt Ier lui offre le domaine Temerowka. Son fils, le roi Zygmunt II August, en reconnaissance de sa contribution citoyenne, lui offre l’usufruit du village royal de Dziewięciele.

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Henryk Sienkiewicz, écrivain et philanthrope.

Henryk Adam Aleksander Pius Sienkiewicz armoiries Oszyk, né le 5 mai 1846 à Wola Okrzejska et mort le 15 novembre 1916 à Vevey, est un écrivain et philanthrope polonais. Le plus grand romancier polonais de son époque, il jouit de son vivant d’une renommée internationale grâce à l’immense succès de son roman Quo vadis ? (1896), qui lui vaut une réputation universelle et le prix Nobel de littérature en 1905. Il a également milité pour les droits des Polonais, alors sous occupation prussienne puis russe.


Fils de Józef Sienkiewicz et Stefania née Cieciszowska, Henryk Sienkiewicz est né au sein d’une noblesse polonaise appauvrie, dans le petit domaine de sa branche maternelle de Wola Okrzejska près de Lublin, à l’époque en zone russe. Sa mère, qui écrit des vers qu’elle publie dans divers journaux, donne très tôt à son fils le goût de la littérature. La famille œuvre activement pour l’indépendance de la Pologne. Ce patriotisme sera très présent dans les écrits du futur auteur.

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Maria Konopnicka, poète, nouvelliste, écrivain, traductrice, journaliste et critique.

Maria Konopnicka, née Wasiłowska, née le 23 mai 1842 à Suwałki et morte le 8 octobre 1910 à Lwów, est une poète, nouvelliste, écrivain, traductrice, journaliste et critique polonaise, activiste sociale et militante pour les droits des femmes, des enfants et l’indépendance de la Pologne. Féministe, chrétienne mais anticléricale, socialement radicale, elle incarne les idéaux positivistes tout en s’inspirant des grands poètes romantiques. Elle est l’auteur de nombreux livres pour enfants. Son poème le plus connu est Rota (Le Sermon) devenu un chant national.


Fille de l’avocat Józef Wasiłowski et de Scholastyka née Turska, Maria Wasiłowska est née en 1842 à Suwałki. Quant elle a sept ans, la famille Wasiłowski déménage à Kalisz. En 1854, elle perd sa mère et son père élèvera seul ses sept enfants : Wanda, Jan, Laura, Zofia, Jadwig, Julia, Maria et Celina.

La jeune Maria passe les années 1855-1856 en pension chez les sœurs du Saint-Sacrement à Varsovie où elle se lie d’amitié avec Eliza Pawłowska qui deviendra plus tard une grande écrivaine connue sous le nom d’Eliza Orzeszkowa. En 1862, à l’âge de vingt ans, elle épouse Jarosław Konopnicki des armories Jastrzębiec, un noble et propriétaire terrien de douze ans son aîné. Le couple s’installe dans le domaine de Konopnicki à Bronów. Ils auront huit enfants, dont deux morts dans l’enfance : Tadeusz (1863–1891), Stanisław (1865–1929), Zofia (1866–1956), Helena (1867–1904), Jan (1868–1930) et Laura (1872–1935).

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