Les chasseurs alpins.

Les chasseurs alpins sont des fantassins de l’Armée de terre spécialisés dans le combat en milieu montagneux depuis 1888. Ils appartiennent à la fois au corps des chasseurs à pied et aux troupes de montagne. Leurs traditions sont donc issues de ces deux corps.


Au milieu du XIXe siècle, l’armée doit faire face à l’évolution des méthodes de guerre et des techniques. De nouvelles armes plus perfectionnées apparaissent. L’une d’elles, la carabine Delvigne-Pontcharra (du nom des deux généraux l’ayant créée et perfectionnée) attire l’attention de l’armée. Le roi de France Louis-Philippe Ier charge son fils, le duc d’Orléans Ferdinand-Philippe, de monter une troupe spéciale chargée d’expérimenter cette carabine. Ce dernier crée une troupe d’élite bien spécifique, équipée d’un matériel allégé et plus fonctionnel que l’infanterie classique, habillée d’une tenue sombre et simple et adaptée pour des missions furtives et rapides. Cette troupe d’élite qui voit le jour en 1837 prend le nom de « compagnie de chasseurs d’essai ».

Cette compagnie connaît un succès immédiat et, sur décision du roi, est renforcée et devient le « bataillon provisoire de chasseurs à pied » en 1838. Le bataillon, destiné à être dissous une fois les essais de la carabine terminés, est cependant envoyé en Algérie dans le cadre des guerres coloniales et s’y illustre particulièrement. Devant le succès de cette troupe et devant l’insistance de plusieurs de ses généraux qui réclament plusieurs bataillons de ce type, le roi Louis-Philippe fait voter une loi portant création de dix bataillons de chasseurs à pied. Le bataillon provisoire de chasseurs à pied devenant le 1er bataillon de chasseurs à pied.

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Giovanni Verga, écrivain.

Giovanni Verga, né le 2 septembre 1840 à Vizzini en Sicile (Italie) et mort à Catane le 27 janvier 1922, est un écrivain italien et le principal représentant du vérisme.


D’une famille aisée et cultivée, d’origine aristocratique, il est éduqué dans une atmosphère ouverte aux idées nouvelles. Il entame des études de droit menées sans grande conviction puis est enrôlé dans la Garde nationale pour mater les troubles agraires suscités par le mouvement garibaldien. Il se met à écrire des romans historiques et patriotiques. I Carbonari della montagna, Sulle lagune.

I carbonari della montagna (1861-1862) est un roman historique qui dépeint les carbonari de Calabre luttant contre le despotisme napoléonien et son représentant Murat, fait roi de Naples.

En 1869, il quitte Catane pour le nord et s’installe à Florence, alors capitale du royaume d’Italie. Là, il fréquente écrivains et salons littéraires, il rencontre entre autres Emilio Praga, Federico De Roberto, Camillo et Arrigo Boito1. Une passion malheureuse le détourne du mariage, et il se met à travailler à deux romans. Storia di una capinera paraît en 1871 sans rencontrer un grand succès. En 1872 il quitte Florence pour s’établir à Milan tout en faisant des séjours réguliers en Sicile. Il découvre Flaubert et le naturalisme français, ce qui bouleverse sa conception de la littérature. Son roman Eva paraît en 1873. Le succès est grand, mais il est accusé d’immoralité. En 1878 il entreprend un projet ambitieux de cycle romanesque, I Vinti (Les Vaincus). Mais des cinq volumes prévus il n’écrira finalement que deux: I Malavoglia en 1881, et Mastro don Gesualdo en 1889. En 1882 il rencontre Émile Zola au cours d’un voyage en France. Il publie également plusieurs nouvelles Vita dei campi (1880), Novelle rusticane (1883), et pièces de théâtre dont Cavalleria Rusticana et La Lupa. Il se retire définitivement à Catane en 1893 où il meurt en 1922.

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Grazia Deledda, femme de lettres.

Grazia Deledda, née le 27 septembre 1871 à Nuoro (en sarde, Nugoro), Italie, et morte à Rome le 15 août 1936, est une femme de lettres italienne. Elle a reçu le prix Nobel de littérature pour l’année 1926. Elle est, à ce jour, l’unique romancière italienne lauréate de cette distinction.


Née dans la partie centrale de l’île de Sardaigne au sein d’une famille de la classe moyenne, elle n’a pas terminé la période de scolarisation primaire. Une situation fréquente alors pour les filles. Ses parents demandent à un ami de parachever son éducation par des leçons dispensées à la maison : italien, français. Grande lectrice1, elle publie ses premiers textes à l’âge de dix-sept ans dans une revue. Cela provoque, d’ailleurs, des remous autour d’elle car, à cette époque, une jeune fille se doit de rester discrète. C’est le début d’une activité littéraire intense jusqu’à son décès : 36 romans, 250 nouvelles, avec des réussites et des ouvrages plus faibles. Elle quitte la Sardaigne en 1900, au bras de son mari, pour s’installer à Rome, tout en restant attachée dans ses travaux littéraires au monde sarde1. Mère de deux garçons, gestionnaire des obligations domestiques tout en poursuivant ses travaux d’écriture, son époux va jusqu’à démissionner de son poste de fonctionnaire pour se consacrer à la promotion de l’activité littéraire de sa femme.

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