Silvano Arieti, psychiatre.

Silvano Arieti, né le 28 juin 1914 à Pise, et mort le 7 août 1981 à New York, est un psychiatre et psychothérapeute américain d’origine italienne, spécialisé dans les recherches sur la schizophrénie.


Fils et petit-fils de médecins, il obtient son diplôme de fin d’études secondaires au lycée Galileo de Pise, ville dans laquelle il fait ses études de médecine jusqu’au doctorat qu’il obtient en 1938. Il commence son internat de médecine, mais il est confronté aux lois antisémites promulguées par Benito Mussolini en 1938 et choisit de s’exiler aux États-Unis. Il est boursier au New York State Psychiatric Institute (1938-1941) et à l’université Yale en biologie (1940), puis interne résident au Pilgrim State Hospital (West Brentwood, L.I). Son diplôme américain de neurologie et psychiatrie est validé en 1944, et il se forme en psychanalyse au William Alanson White Institute of Psychiatry, Psychoanalysis and Psychology (1946-1952), où il assure ensuite des enseignements à partir de 1958. Il est professeur associé à l’université de New York (1954-1961) puis professeur de psychiatrie clinique au New York Medical College.

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L’Arme des Carabiniers.

L’Arme des Carabiniers est une force militaire chargée de missions de police et de maintien de l’ordre. Elle constitue une armée (Arma dei Carabinieri) depuis 2000, équivalente à l’armée de terre, à la marine ou à l’armée de l’air dans l’armée italienne.


La région autonome Vallée d’Aoste, où le français est officiel avec l’italien (régime de bilinguisme), utilise la forme originale en français, « Carabiniers ».

Dans la province autonome de Bolzano, bilingue italien-allemand, après une période d’utilisation du terme « Gendarmerie », la variante italophone Carabinieri a été intégrée au niveau officiel aussi dans l’usage de la minorité germanophone.

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Enrico Berlinguer, homme politique.

Enrico Berlinguer, né le 25 mai 1922 à Sassari, en Sardaigne, et mort le 11 juin 1984 à Padoue, en Vénétie, est un homme politique italien, secrétaire général du Parti communiste italien (PCI) de 1972 à sa mort. Il compte parmi les inspirateurs du courant eurocommuniste, lequel se distinguait par son indépendance vis-à-vis de l’Union soviétique, qu’il sut manifester dès les années 1970.


Né dans une famille de petite noblesse sarde, de tradition républicaine, il adhère au PCI et participe à la résistance antifasciste à partir de 1943, ce qui lui vaut d’être emprisonné pendant trois mois. Il est élu au comité central dès 1948 et au secrétariat l’année suivante. En 1949, Palmiro Togliatti le nomme responsable des jeunesses communistes italiennes.

Élu député en 1968, il se distingue l’année suivante en critiquant lors d’un congrès à Moscou l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques lors du printemps de Prague.

Berlinguer remplace Luigi Longo comme secrétaire général en 1969 et s’affirme comme le dirigeant communiste européen le plus indépendant vis-à-vis de l’URSS. Artisan du recentrage du PC italien, qui remporte plus de 30 % des suffrages aux élections de 1976, Berlinguer échoue cependant dans sa stratégie du « compromis historique », qui aurait vu le parti intégrer un gouvernement de coalition avec le centre-droit. En effet, il tire de la chute du gouvernement Allende au Chili en 1973 l’analyse que l’union des forces de gauche, PCI et PSI, est insuffisante pour se maintenir durablement au pouvoir. Un compromis historique est donc nécessaire avec la Démocratie chrétienne qui domine, avec l’aide de l’Église catholique, la vie politique et la société civile en Italie. L’opposition déterminée du pape Paul VI à toute alliance avec le PCI, et celle des États-Unis, malgré la promesse de Berlinguer de maintenir l’Italie dans l’OTAN, restent insurmontables ; la tension politique née de l’assassinat d’Aldo Moro, partisan du compromis historique, en mai 1978, par les terroristes des Brigades rouges rend caduques la plupart des ouvertures politiques du PCI. Berlinguer est partisan, durant cette crise, d’une extrême fermeté, excluant tout dialogue du monde politique avec les terroristes.

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