Corto Maltèse, héros de la bande dessinée.

Corto Maltese est une série de bande dessinée d’aventures, nommée d’après le personnage Corto Maltese, un marin aventurier. Elle a été créée par le dessinateur et scénariste italien Hugo Pratt en 1967. Cette série fait partie des bandes dessinées européennes les plus célèbres du XXe siècle. Elle a été traduite en de nombreuses langues et adaptée en plusieurs films d’animation.


La première histoire mettant en scène Corto Maltese est La Ballade de la mer salée. Il n’est alors que l’un des multiples protagonistes de cette longue histoire, publiée en feuilleton à partir de 1967 dans le journal italien Sgt. Kirk, qui tirait par ailleurs son titre d’une autre bande dessinée également illustrée par Hugo Pratt. Le rédacteur en chef du journal français Pif  Gadget demande par la suite à Hugo Pratt, alors peu connu du public francophone, de reprendre son personnage dans une série d’histoires courtes : les aventures mettant Corto Maltese en vedette paraissent dans Pif Gadget de 1970 à 1973. Le succès n’est pas immédiat : en effet, les jeunes lecteurs de Pif Gadget sont souvent déconcertés par cette série au ton plus adulte que les autres. Progressivement, la série rencontre son lectorat. La Ballade de la mer salée est publiée en feuilleton dans France-Soir en 1973 ; l’histoire est ensuite éditée en album en 1975, puis primée au festival d’Angoulême 1976. Les histoires courtes avec Corto Maltese, d’abord éditées en français, sont ensuite publiées en italien à partir de 1971, d’abord dans la revue Linus. La série Corto Maltese, traduite en diverses langues dans les années 1970-80, remporte un succès international. En Espagne, il faut attendre 1978 et l’amitié de Juan Antonio de Blas pour que s’amorce un travail d’édition et de documentation très élaboré1. En France et en Belgique, les histoires d’Hugo Pratt sont publiées en album par Casterman.

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Les scooters “Vespa”.

La Vespa est une ligne de scooters brevetée le 23 avril 1946 par la société Piaggio & Co, S.p.A. Le nom de Vespa, qui signifie « guêpe » en italien, a été choisi par Enrico Piaggio en découvrant le prototype du modèle. Ce deux-roues est par la suite devenu à la fois un symbole de la créativité italienne et un succès commercial, qui se poursuit  jusqu’au XXIe siècle qui voit la marque passer, entre 2004 et 2015, de 58 000 scooters vendus à 170 000.


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la compagnie industrielle italienne Piaggio, vieille de plus de soixante ans, ne peut plus fabriquer d’avions — son activité principale pendant la guerre — sous son propre nom, car cette activité est désormais interdite à l’Italie. Enrico Piaggio, le fils du fondateur du groupe Piaggio, décide donc de développer un deux-roues afin de créer un nouveau débouché à son usine. L’industriel demande à l’un de ses ingénieurs aéronautiques de créer un mode de transport moderne et économique, pouvant être conduit aussi bien par des hommes que par des femmes, et ne salissant pas les vêtements (contrairement à la moto). Un premier modèle est présenté en 1943, le MP5 (nom de code du projet) surnommé Paperino

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Célestin V, moine-ermite et Pape.

Saint Célestin V (Pietro Angeleri, également connu sous le nom de Pietro de Morrone), né en 1209 ou au début de 1210 dans le Molise en Italie et mort le 19 mai 1296 à Fumone, était un moine-ermite italien appartenant à l’ordre des bénédictins. Il en fonda une nouvelle branche, qui prit par la suite le nom de célestins. Élu pape le 5 juillet 1294 à l’âge de 85 ans, il devient le 192e pape de l’Église catholique sous le nom de Célestin V, avant de renoncer à sa charge le 13 décembre de la même année. Il fut canonisé le 5 mai 1313.


Né d’Angelerius et Maria, paysans, Pietro est l’avant-dernier d’une famille de douze enfants1. Il est sans doute élevé à Sant’Angelo Limosano dans l’actuel Molise, dans le sud de l’Italie — la région appartient alors au royaume de Sicile. À l’âge de vingt ans, Pietro prend l’habit bénédictin au couvent voisin de Santa Maria in Fayfolis. Il se fait ermite vers 1231, pour suivre la règle primitive de saint Benoît, et vit dans une grotte du massif de la Majella. Il est ordonné prêtre à Rome quelques années plus tard, puis s’installe dans les années 1235-1240 sur le mont Morrone, dans les Apennins. Il y fonde une congrégation d’ermites et une église consacrée d’abord à la Vierge Marie, puis au Saint Esprit.

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