Margit Kaffka, écrivaine et poètesse.

Margit Kaffka, née le 10 juin 1880 à Nagykároly (aujourd’hui Carei en Roumanie) et morte le 1er décembre 1918 à Budapest, est une écrivaine et poétesse hongroise.


Le père de Margit Kaffka, Gyula Kaffka (aux ancêtres d’origine tchèque), est procureur général ; sa mère (Margit Uray, en hongrois : urai Uray Margit) est issue d’une famille noble très ancienne mais sans fortune. Lorsqu’à l’âge de six ans Margit perd son père, sa famille retombe dans une situation économique et sociale très difficile, et Margit est accueillie gratuitement à la maison mère des Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul de Szatmár (Szatmári Irgalmas Nővérek ; aujourd’hui Satu Mare en Roumanie). Elle y obtient un diplôme d’institutrice, puis étudie à l’École de femmes Erzsébet (en) (Erzsébet nőiskola) à Budapest et devient professeur des écoles secondaires (polgári iskola) à Miskolc en 1903, puis près de Budapest en 1907.

Son retour à Budapest après quelques années à Miskolc lui permet de se rapprocher du centre de la vie littéraire, où les vers qu’elle écrivait depuis sa jeunesse commençaient déjà à être publiés. Elle fait désormais partie des cercles littéraires, dont les membres les plus influents reconnaissent immédiatement son originalité, et elle participera à la revue littéraire Nyugat depuis le premier numéro en 1908 jusqu’à sa mort. En 1911, elle termine son œuvre principale, Couleurs et années (Színek és évek), histoire d’une femme à la riche vie intérieure, mais que les circonstances

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Attila József, poète.

Attila József (en hongrois József Attila), né le 11 avril 1905 à Budapest et mort le 3 décembre 1937 à Balatonszárszó au bord du lac Balaton, est un poète hongrois. Poète de la révolte, son poème De l’air !, écrit avant la Seconde Guerre mondiale pendant le régime dictatorial de Horthy, fut repris par les Hongrois en octobre 1956, et a fait la première page de la revue estudiantine Po Prostu en 1956, revue d’intellectuels publiée de 1947 à 1957.


Fils d’Áron József, ouvrier dans l’industrie savonnière d’origine roumaine, et d’une paysanne hongroise Borbála Pőcze, il naît à Ferencváros, un quartier pauvre de Budapest. Il a deux grandes sœurs : Eta et Jolán. Il n’a que trois ans quand son père abandonna sa famille. Elle vit dans une extrême pauvreté, sa mère pouvant à peine s’occuper de ses trois enfants et payer la location du petit appartement où ils vivaient. Elle confie Etelka et Attila à des parents adoptifs du village d’Öcsöd, où ce dernier travaille dans une ferme. Là-bas, son père adoptif ne respecte pas même son prénom et l’appelle « Pista » ; les conditions de vie y sont si médiocres qu’il s’enfuit pour retrouver sa mère à Budapest.

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Gabor Bethlen, chef de guerre et homme politique.

Gabriel Bethlen (Iktári Bethlen Gábor en hongrois ; Gabriel Bethlen von Iktár en allemand, Gabriel Bethlen din Budinți en roumain, 1580-1629) est un chef de guerre et un homme politique hongrois transylvain, élu Prince de Transylvanie (1613-1629) et roi de Hongrie (1620-1621, la monarchie étant élective dans ces deux États, ainsi qu’en Pologne et dans les principautés danubiennes).

Il fut le meneur d’une insurrection de la noblesse hongroise contre les Habsbourg en Haute-Hongrie, sur le territoire de l’actuelle Slovaquie. Sa dernière intervention armée en 1626 prit une part importante dans le conflit de la Guerre de Trente Ans. Il mena une politique étrangère très active, en faveur du protestantisme : alors que la Contre-Réforme sévit en France et dans les possessions des Habsbourg (Autriche, Bohême, Hongrie royale), la Diète transylvaine, par l’Édit de tolérance de 1568, passe en majorité au protestantisme, soit luthérien (adopté par les Saxons), soit calviniste (adopté par une partie des Magyars et des Szeklers occidentaux), soit unitarien (adopté par une partie des Magyars). Dans cet édit de tolérance transylvain, ces quatre confessions (professées par les aristocrates, les bourgeois et les fermiers libres, magyarophones ou germanophones) sont déclarées « acceptées » (receptæ).

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