Vangjush Mio, peintre.

Vangjush Mio (3 mars 1891 – 30 décembre 1957) était un peintre impressionniste albanais. Il était le frère du réalisateur et acteur albanais Sokrat Mio.


Mio est né le 3 mars 1891 à Korçë , en Albanie . En 1908, pour des raisons économiques, il dut partir avec son frère à Bucarest, en Roumanie. Il a été membre actif de la colonie d’artistes albanais dans la capitale roumaine et en 1915, il a commencé ses études de beaux-arts à l’ Université nationale des arts de Bucarest. Il termine avec succès ses études en 1919 et la même année, il ouvre sa première exposition personnelle à Bucarest. En 1920, il retourne pour quelques mois dans son pays natal et expose ses œuvres à Korçë. Ce fut la première exposition d’art en public dans tout le pays. Au cours de cette période, elle a enseigné le futur artiste Sofia Zengo Papadhimitri.

En septembre 1920, il se rend à Rome . Grand admirateur des  impressionnistes italiens du XIXe et du début du XXe siècle, il s’inscrit à l’ Académie royale de San Luca . Cependant, des problèmes financiers l’obligent à interrompre ses études et à retourner à Korçë. Là, il a pris un poste de professeur d’art à l’école française, où il a enseigné entre autres élèves le futur chef du pays Enver Hoxha.

Continuer la lecture de « Vangjush Mio, peintre. »

Le cinéma albanais.

Longtemps confiné dans son isolement géopolitique, le cinéma albanais a fait de brèves apparitions dans quelques salles et festivals spécialisés tels le festival du Film pour enfants de Giffoni ou les festivals du Cinéma méditerranéen de Bruxelles, Bastia ou Montpellier, mais n’a véritablement retenu l’attention des médias occidentaux qu’au début des années 2000, à l’occasion de la sortie de deux films phares, Slogans de Gjergj Xhuvani et Tirana, année zéro de Fatmir Koçi.

Les sources d’information en langue française restent peu nombreuses.


Selon Natasha Lako, poète, romancière, chercheuse, directrice des Archives nationales du film à Tirana et épouse du réalisateur Mevlan Shanaj, les véritables débuts du cinéma en Albanie dateraient de 1897, soit deux ans seulement après la première projection publique des frères Lumière à Paris. À ce moment-là, le pays vit encore sous le joug de l’Empire ottoman, une culture coloniale très réticente à la représentation de l’homme. C’est dire que les débuts de la photographie et du cinéma vont se faire dans des conditions difficiles.

Continuer la lecture de « Le cinéma albanais. »

La Commune de Paris (1871).

La Commune de Paris est la plus importante des communes  insurrectionnelles de France en 1870-1871, qui dura 72 jours, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871. Cette insurrection refusa de reconnaître le gouvernement issu de l’Assemblée nationale constituante, qui venait d’être élue au suffrage universel masculin dans les portions non occupées du territoire, et choisit d’ébaucher pour la ville une organisation de type libertaire, fondée sur la démocratie directe, qui  donnera naissance au communalisme. Ce projet d’organisation politique de la République française visant à unir les différentes communes insurrectionnelles ne sera jamais mis en œuvre du fait de leur écrasement lors de la campagne de 1871 à l’intérieur dont la Semaine sanglante constitue l’épisode parisien et la répression la plus célèbre.

La Commune est à la fois le rejet d’une capitulation de la France face aux menées de Bismarck lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et du siège de Paris, et une manifestation de l’opposition entre un Paris républicain, favorable à la démocratie directe, et une Assemblée nationale à majorité monarchiste acquise au régime représentatif. Cette insurrection et la  violente répression qu’elle subit eurent un retentissement international important, notamment au sein du mouvement ouvrier et des différents mouvements révolutionnaires naissants. La Commune est de ce fait encore aujourd’hui une référence historique importante pour les mouvements d’inspiration libertaire, la mouvance révolutionnaire issue du mouvement ouvrier et plus largement pour les sympathisants de gauche, y compris réformistes, ou encore d’autres mouvements favorables à la démocratie directe. L’implication de nombreuses femmes est également un trait remarquable de cet épisode.

Continuer la lecture de « La Commune de Paris (1871). »

Désolé, mais la copie des textes et des images n'est pas autorisée.

Retour vers le haut de page