Paul Feillet, haut fonctionnaire.

Paul Théodore Marie Edouard Feillet né le 4 avril 1857 à Paris et mort le 3 septembre 1903 à Montpellier (Hérault) est un haut fonctionnaire français. Il est un des plus importants gouverneurs de la Nouvelle-Calédonie, par la durée de son mandat, par sa politique de colonisation et les polémiques qu’elle a suscitées.


Fils de l’historien Alphonse Feillet et de Juliette Charrier, Paul Feillet suit un cursus complet d’études de droit puis débute dans la carrière administrative au Ministère de l’Intérieur en février 1882 dans le cabinet de René Goblet. En novembre, il est nommé chef de cabinet du préfet de la Seine Eugène Poubelle. Il reste cinq ans à ce poste et s’intéresse de plus en plus à l’actualité coloniale française devenant un membre important de la Société française de colonisation.

Nommé sous-préfet de 1re classe à Dunkerque le 30 décembre 1887, il est transféré pour ordre le 20 juin 1888 à Riom et il entre le 26 du même mois dans l’administration comme directeur de l’Intérieur de la Guadeloupe. Selon Louis Henrique, il donne à ce poste « la preuve de son esprit laborieux et conciliant ».

Le 31 janvier 1891 il est promu gouverneur de 4e classe de Saint-Pierre-et-Miquelon. Il tente à ce poste d’ouvrir le marché de Saint-Pierre aux produits de l’industrie métropolitaine.

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Edmond Caillard, médecin et résistant.

Edmond Caillard (5 avril 1912 – 16 juin 1991) est un médecin et résistant néo-calédonien né et mort à Nouméa.


Edmond Caillard est issu d’une famille de notable de la colonie de Nouvelle-Calédonie. Il est ainsi le fils aîné d’Edmond-Auguste Caillard (1885-1969), un colon planteur d’origine normande installé en Nouvelle-Calédonie avec sa mère et son frère en 1902 puis installé à Aoré sur Espiritu Santo dans le condominium des Nouvelles-Hébrides, où il a contribué au développement de la colonisation agricole au début du XXe siècle dans les îles de Santo et Mallicolo. Edmond-Auguste Caillard fut par ailleurs élu au conseil général de la colonie de Nouvelle-Calédonie et Dépendances de 1922 à 1928. Par sa mère, Clotilde Marillier (1883-1939), Edmond Caillard est de plus le petit-fils du commerçant, mineur et homme politique de la colonie Jean-Baptiste Marillier (1848-1916), d’origine bourguignonne, arrivé dans le cadre de son service militaire à Nouméa en 1872 où il a ensuite fondé un magasin de nouveautés et d’alimentations tout en se lançant également dans le rachat et l’exploitation de mines de chrome et de cobalt puis en devenant maire de la petite capitale coloniale de 1895 à 1896. Toujours du côté maternel, Edmond Caillard est également le neveu du géomètre Jean-Baptiste Marillier fils (né 1890) qui fut le chef du Service topographique du Territoire jusqu’à sa retraite en 1953.

Il termine ses études secondaires au collège Lapérouse de Nouméa puis part faire ses études de médecine en France métropolitaine, sortant diplômé de médecine coloniale en mai 1939. Toujours en Métropole au moment de la mobilisation de 1939, il a été mobilisé au 24e régiment d’infanterie  coloniale, se bat sur la Somme en mai-juin 1940, est fait prisonnier par les Allemands, avant d’être démobilisé en 1941. Il s’est alors installé à Saint-Just-en-Chaussée, dans l’Oise et en Zone occupée. Il a contribué jusqu’en 1944 à l’évacuation de 87 parachutistes alliés. En 1944, il a pu relever et transmettre au commandement allié les positions des divisions allemandes de la Somme, et est quelques mois remobilisé à la Libération. Il a été décoré pour ses actes de bravoure de la Medal of Freedom (États-Unis), de la King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni), de la Croix de la Résistance et de la Croix de guerre. Il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur.

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Kanedjio Vendegou, dite “La reine Hortense”.

Fille du grand-chef, Kaoua Vendegou, Kanedjo, ayant pour prénom chrétien Hortense, a participé aux grandes cérémonies de la chefferie. Bien que femme, elle a eu droit à la parole et a assisté son père qui a opté pour la France en 1853.

Kanedjio Vendegou est née vers 1848 à l’île des Pins en Nouvelle Calédonie.

L’île des Pins étant évangélisée par les pères catholiques, Kanedjio est baptisée, et prend le nom d’Hortense. Suivant une éducation religieuse stricte, Hortense est une excellent élève, et elle est la première femme mélanésienne à savoir lire et écrire le français.

A la mort de son père, en 1855, Kanedjio est fiancée à 7 ans à son cousin Samuel Vendegou, futur grand chef, qui prend la succession de la chefferie.

La fille de Vendégou II, plus connue sous le nom de Reine Hortense, a été éduquée chez les Soeurs Maristes. Elle devient plus tard chef à la place du chef.

Du fait de son rôle prédominant au sein de l’île, et de sa forte personnalité, Hortense est surnommée, la Reine Hortense.

A partir de 1870, l’Île des Pins est désignée comme lieu d’exil pour les différents condamnés.

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