Jean Coulomb, géophysicien.

Jean Coulomb (né à Blida le 7 novembre 1904 – mort à Paris le 26 février 1999) est un géophysicien français, membre de l’Académie des Sciences de Paris.


Jean Coulomb entré, en 1923, à l’École Normale Supérieure rue d’Ulm, passe l’agrégation de mathématiques en 1926 et s’intéresse d’abord à l’algèbre quantique. Il est nommé assistant de Marcel Brillouin, professeur au Collège de France. Il soutient, en 1931, une thèse sur la génération des ondes  sismiques de Rayleigh, où il généralise les fonctions de Bessel. En 1932, il est nommé physicien-adjoint à l’Observatoire de Physique du Globe du Puy-de-Dôme. Il y effectue des mesures de l’électricité atmosphérique et du champ magnétique, dont il étudie les variations. Avec G. Grenet, directeur de l’Observatoire, il développe la théorie des sismographes électromécaniques qui est restée fondamentale jusqu’à l’arrivée des amplificateurs électroniques. En 1937, il est nommé directeur de l’Institut de météorologie et de physique du globe d’Algérie.

À la création du Conseil supérieur de la recherche scientifique en 1933, sous l’impulsion de Jean Perrin, il est appelé dans un collège Jeunes avec d’autres figures montantes dans leur domaine comme André Weil et Pierre Auger.

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Abby Jane Morrell, écrivaine.

Abby Jane Morrell (née le 17 février 1809 à New York – décédée ?) était une écrivaine américaine qui a produit la première description du voyage subantarctique du point de vue d’une femme.


Morrell est née Abbey Jane Wood à New York le 17 février 1809. Son père, le capitaine John Wood, est décédé le 14 novembre 1811 à la Nouvelle-Orléans et avait été le capitaine du navire Indian Hunter. Sa mère s’est remariée en 1814 à M. Burritt Keeler.

Le 29 juin 1824, elle épousa le capitaine Benjamin Morrell, qui était un cousin éloigné, et devint sa seconde épouse. Ils eurent un premier fils (né entre 1825 et 1828) dont Morrell s’occupa à New York. Cependant, selon ses propres mots, Morrell était déterminée à accompagner son mari lors de son prochain voyage en 1829 et réussit à le persuader après une semaine de pleurs. Quand elle et son mari ont mis les voiles, le fils a été laissé à New York avec sa mère.

Le 2 septembre 1829, ils embarquèrent pour le quatrième voyage de  commerce et d’exploration de son mari sur la goélette Antarctique. Ils ont voyagé de 1829 à 1831 et tous deux ont écrit des récits de ce qu’ils ont vu à leur retour. Morrell était accompagnée de son frère, qui n’est pas nommé.

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André Beaugé, frère capucin.

André Beaugé est né le 26 juin 1913 à Le Relecq-Kerhuon, en Bretagne, dans une famille de neuf enfants. Après son baccalauréat, il entre chez les Capucins et est ordonné prêtre en 1939, au moment de la mobilisation. II participe à la brève campagne de 1940 et est fait prisonnier près de Lorient. Cinq années de captivité dont un an en Prusse Orientale, dans des  conditions particulièrement difficiles vont le marquer à jamais. C’est parmi les prisonniers, originaires de milieux populaires et défavorisés qu’il prend conscience des difficultés et de la précarité de la classe ouvrière. A la Libération, il devient prêtre-ouvrier dans l’industrie automobile. Sans arrière pensée cléricale, guidé uniquement par son aversion de l’injustice, la souffrance des autres et l’Évangile, il fait tout pour améliorer les conditions de vie des ouvriers et faire aboutir leurs revendications. Devenu même quelque temps délégué syndical dans cette dure période de la crise du logement de l’après-guerre, il obtient de la direction les financements pour la construction de logements au profit des ouvriers.

C’est avec une grande douleur, et à l’évidence contre sa conscience, qu’il accueille et accepte la décision de l’Église de mettre fin à l’expérience des prêtres-ouvriers. II retourne alors chez les Capucins où il étudie et médite cette douloureuse équivoque, ou plus exactement le paradoxe entre son engagement et son action en parfaite harmonie avec l’Évangile et les décisions de la hiérarchie de l’Église. Sa réflexion le conduit à étudier le dualisme platonicien qu’il développera dans un magnifique livre « L’évangile oublié », publié juste après sa mort. Prenant ses distances avec sa hiérarchie, il décide de partir à Kerguelen en avril 1956, d’abord comme ouvrier pour l’administration des TAAF, puis comme employé de la SIDAP, la dernière société phoquière créée par Marc PECHENART. Tour à tour mécanicien, infirmier, menuisier, cuisinier, mais aussi biologiste, il exerce également son ministère. C’est lui qui célèbre le premier mariage dans nos îles australes ; le 16 décembre 1957, dans la menuiserie de l’usine phoquière, il unit Marc PECHENART et Martine RAULIN, en présence de tous les hivernants des TAAF et de l’usine.

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