Fernand de Magellan, navigateur et explorateur.

Fernand de Magellan (Fernão de Magalhães en portugais, très probablement né à Porto aux environs de 1480 et mort sur l’île de Mactan aux Philippines le 27 avril 1521, est un navigateur et explorateur portugais de l’époque des Grandes découvertes. Il est connu pour être à l’origine de la première circumnavigation de l’histoire — débutée en 1519 sous ses ordres et achevée en septembre 1522 sous les ordres de Juan Sebastián Elcano, son second après trois ans de voyage — en ayant navigué vers l’ouest pour rejoindre les Moluques, découvrant sur son chemin le détroit qui porte son nom aujourd’hui.

Au XVe siècle, contrairement à certaines idées reçues, le fait que la Terre soit ronde était connu depuis l’Antiquité. Au IIIe siècle av. J.-C., Ératosthène en avait mesuré la circonférence avec un degré d’exactitude remarquable. Même si les écrits des Grecs, hormis ceux d’Aristote, perdirent leur autorité, ce savoir perdura pendant tout le Moyen Âge. Le Traité de la Sphère de Joannes de Sacrobosco, écrit à Paris en 1224, fut largement divulgué dans tous les cercles savants sans que l’Église y trouvât à redire. Le premier globe connu, c’est-à-dire le plus ancien conservé, est celui réalisé à Nuremberg par Martin Behaim en 1492.

Continuer la lecture de « Fernand de Magellan, navigateur et explorateur. »

Fausto Coppi, coureur cycliste.

Angelo-Fausto Coppi, dit Fausto Coppi, né le 15 septembre 1919 à Castellania dans le Piémont et mort le 2 janvier 1960 à Tortone, est un cycliste italien. Professionnel de 1940 à 1959, il est considéré comme l’un des plus grands coureurs de l’histoire du cyclisme, ce qui lui vaut le surnom de « campionissimo ». Premier coureur à réaliser le doublé Tour d’Italie-Tour de France en 1949 (exploit réédité en 1952), il remporte notamment cinq Tours d’Italie, deux Tours de France, cinq Tours de Lombardie, trois Milan-San Remo, un Paris-Roubaix, une Flèche wallonne, quatre Championnats d’Italie sur route et trois championnats du monde : un sur route et deux en poursuite. Il détient également le record de l’heure de 1942 à 1956. Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Gino Bartali. Coureur complet, son palmarès compte des victoires majeures dans différents types de compétition, sur route et sur piste. Il a acquis nombre de victoires au bout de longues échappées solitaires.

Il est également reconnu pour avoir changé l’approche de la compétition cycliste par son intérêt pour la diététique, les évolutions techniques de la bicyclette, les méthodes d’entraînement, la médecine sportive. Il meurt en 1960 après avoir contracté la malaria en Haute-Volta.


Fausto Coppi est né le 15 septembre 1919 à Castellania, petit village de quelques dizaines d’habitants de la province d’Alexandrie. Fils de Domenico Coppi et d’Angiolina Boveri, il est le quatrième d’une famille de cinq enfants. Ses parents sont d’humbles paysans, et Fausto les aide dans les difficiles travaux des champs entre douze et treize ans. Sa première bicyclette est un vieux vélo, au cadre « beaucoup trop grand pour lui, à l’émail éclaté ou fortement craquelé de partout », et il admire le champion italien de sa région Costante Girardengo. À 14 ans, il devient commis-charcutier à Novi Ligure, à 20 km de chez lui. Il s’y rend à bicyclette, et effectue donc deux fois cette distance chaque jour, en plus des livraisons. En 1935, son oncle Fausto, officier dans la marine marchande, voyant son intérêt pour le cyclisme, lui donne 400 lires afin qu’il s’achète un vélo de course. Avec celui-ci, le jeune Fausto s’entraîne, tout en conservant son emploi à Novi Ligure. En 1937, il dispute ses premières courses pour non-licenciés et gagne pour la première fois lors de la dernière course de l’année. Entrevoyant une carrière cycliste, il décide en 1938 de revenir à Castellania, où il peut s’entraîner davantage tout en aidant son père aux champs, et prend une licence amateur. Il gagne sa première course en tant que licencié en fin d’année, à Castelletto d’Orba.

Continuer la lecture de « Fausto Coppi, coureur cycliste. »

Le thon rouge.

L’expression « thon rouge » désigne la chair de plusieurs grosses espèces de thons, caractérisés par la couleur rouge de leurs muscles centraux. Il ne s’agit donc pas d’une espèce en particulier, mais d’une appellation culinaire de certaines parties de plusieurs animaux (appartenant tous au genre Thunnus). Deux des espèces concernées sont menacées d’extinction par la surpêche.


On distingue trois espèces principales de thons pouvant être appelés « thon rouge » dans le monde :

  • Le thon rouge du Nord1 : Thunnus thynnus (classé en danger d’extinction)
  • Le thon rouge du Sud : Thunnus maccoyii (classé en danger critique d’extinction)
  • Le thon rouge du Pacifique : Thunnus orientalis (classé vulnérable)

Chaque espèce forme un « stock halieutique » indépendant. En 2006, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) a montré que la capacité de pêche de thons rouges en Méditerranée dépasse largement la capacité de production de la ressource.

Continuer la lecture de « Le thon rouge. »