Arturo Toscanini, chef d’orchestre.

Arturo Toscanini, né à Parme le 25 mars 1867 et mort dans le Bronx à New York le 16 janvier 1957, est un chef d’orchestre italien.


Arturo Toscanini, est né le 25 mars 1867, alors que l’Italie est encore dans un processus d’unification, dans lequel son père Claudio Toscanini est impliqué. Celui-ci rejoint Garibaldi qui a décidé d’annexer immédiatement Rome au nouvel État Italien et de s’attaquer frontalement à la Papauté. Garibaldi, grièvement blessé, est arrêté et les Chemises Rouges sont encerclées par les forces régulières à Aspromonte. Claudio échappe au peloton d’exécution et passe trois ans en prison dans des conditions lamentables : il contracte le scorbut, perd toutes ses dents et, finalement, peut rentrer chez lui.

Claudio épouse alors le 7 juin 1866 une jeune fille de vingt-six ans, Paola (Paolina) Montani. Quand Garibaldi reprend la lutte armée Claudio Toscanini repart combattre à Condino et Bezzecca. Arturo Toscanini est le premier enfant du couple. Trois filles, Narcisa, Ada et Zina viendront après lui. Claudio prend le métier de tailleur et Paolina, tient la boutique familiale tout en s’occupant de ses enfants. Mais si l’on en croit Wally Toscanini, petite-fille de Claudio, ceux-ci ne furent guère entourés d’affection familiale1. Malgré leur anticléricalisme, le couple fait baptiser l’enfant le jour même au baptistère de Parme. Il y reçoit les deux prénoms d’Arturus et Alexander (Le certificat de baptême est rédigé en latin, comme c’était la coutume). Quelques mois après cette naissance, ils déménagent à Gênes, où le père d’Arturo envisage d’ouvrir une échoppe de tailleur. Mais le bébé montre des signes de faiblesse : il est maigre et souffreteux, aussi Paolina décide-t-elle de le confier à sa propre mère, Carolina Montari, et sa santé s’améliore assez rapidement1. La situation financière de la famille Toscanini est difficile. La participation de Claudio à l’affaire d’Aspromonte le prive de toute retraite d’ancien combattant. Alors il retourne à Parme avec les siens.

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Emma Calvé, cantatrice.

Rosa Noémie Emma Calvet, dite Emma Calvé, est une cantatrice française (soprano) née à Decazeville (Aveyron) le 15 août 1858 et morte à Millau (Aveyron) ou à Montpellier le 6 janvier 1942.

Elle s’illustra notamment dans le rôle-titre de Carmen de Georges Bizet.


Née à Decazeville en 1858 et élevée dans les Causses du Larzac, elle suit les cours de Mathilde Marchesi et de Rosine Laborde à Paris et les derniers cours de Jean-Baptiste Caylus à Bruxelles où elle débute à La Monnaie en 1882 dans le rôle de Marguerite de Faust.

À partir de 1892, elle chante régulièrement au Royal Opera House de Londres et au Metropolitan Opera de New York. Elle crée le rôle de Suzel dans L’amico Fritz de Mascagni à Rome, le 31 octobre 1891.

Sa large tessiture lui permet de passer des emplois de soprano lyrique à ceux de soprano dramatique. Massenet crée pour elle le rôle d’Anita dans La Navarraise et lui confie celui de Sapho dans l’opéra du même nomNote 1. Carmen, qu’elle chante plus de mille fois, suffit à établir sa célébrité, notamment aux États-Unis. Elle entonne ainsi La Marseillaise à New York en 1916, devant 30 000 personnes.

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Le dogue allemand.

Le dogue allemand (Deutsche Dogge) est une race de chien à poil court. Il est aussi appelé Grand Danois (Great Dane). On surnomme souvent ce dogue « l’Apollon de la gent canine » en raison de sa prestance. C’est l’une des races de chiens les plus grandes.


Les différents noms de ce chien – dogue allemand ou grand danois – illustrent la controverse sur son origine, il ne provient d’ailleurs pas du Danemark. À l’origine arrivés en Europe au ive siècle avec les Alains, peuple de cavaliers nomades d’origine iranienne, les Alaunt (d’où provient le nom Alano, en Italie), perdirent leur fonction d’auxiliaires de guerre lorsqu’à la fin du Moyen Âge, ils furent reconnus pour leurs aptitudes à la chasse à courre1 et, en particulier, au sanglier. L’ancêtre immédiat du dogue allemand actuel serait l’ancien Bullenbeisser, croisé avec du lévrier. Ces chiens étaient d’une conformation intermédiaire entre un puissant et énergique mâtin et un lévrier rapide. Le mot « dogue » désignait initialement un grand chien puissant, souvent de race indéterminée. Dès 1870, le chancelier Bismarck, qui en possédait deux, fit fortement monter la popularité de la race en Allemagne2. La nationalité allemande lui fut attribuée à Berlin en 1878 par un groupe d’éleveurs, puis confirmée lorsqu’en 1880, le premier standard fut rédigé. La première exposition du dogue allemand s’est faite à Hambourg en 1963.

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