La hyène tachetée.

La Hyène tachetée (Crocuta crocuta) est la plus grande des hyènes et est originaire d’Afrique subsaharienne. L’espèce est la seule représentante vivante appartenant au genre Crocuta. Elle est classée comme préoccupation mineure par l’UICN, pour autant les hyènes ont connu une spectaculaire régression de leur nombre ainsi que de leur aire de répartition, dut notamment au braconnage et à la réduction de leur habitat, tout au long du XXe siècle. Leur population est aujourd’hui estimée entre 27 000 et 47 000 individus. La hyène tachetée est facilement différenciable des autres espèces de hyènes de par ses oreilles courtes et rondes, son pelage tacheté et la présence d’un pseudo pénis chez les femelles.

La hyène tachetée est l’espèce la plus sociable du règne des carnivores avec de larges groupes d’individus et des comportements sociaux complexes. Son organisation sociale est différente de celle de tout autre carnivore et ressemble davantage à celle des primates cercopithèques (babouins et macaques) en ce qui concerne la taille du groupe, la structure hiérarchique et la fréquence des interactions sociales entre parents et membres du clan non apparenté.

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L’oryctérope.

L’oryctérope ou encore cochon de terre est seul à faire partie de l’ordre des tubulidentés. Il possède une silhouette atypique et de ce fait, il ne peut être confondu avec aucun autre mammifère africain. Il ressemble à un porc croisé avec un kangourou !

Animal assez commun en Afrique subsaharienne mais dont les observations sont rares du fait de ses mœurs très nocturnes.

L’oryctérope est massif, avec un dos voûté, une tête conique, allongée, surmontée par de longues oreilles, mobiles et pointues. Il est doté d’un long groin tubulaire et flexible dont les narines sont entourées de poils très serrés. La tête semble petite en proportion du corps.
Son corps porté par des membres courts et musclés est terminé par une queue conique épaisse à la base. Celle-ci également très musclée sert d’appui à l’animal.

Oryctérope, carte maximum, Mozambique, 29/01/1982.

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Le porc-épic.

Le porc-épic (Erethizon dorsatum) est un des mammifères canadiens les plus connus, dans la vie comme dans la légende. Sa célébrité vient surtout de son armure de piquants qui tient la plupart de ses ennemis à distance.

Lorsqu’il se tient en boule tout en haut d’un arbre, on pourrait prendre le porc-épic pour un nid d’écureuil ou de corneille, mais, près du sol, il se reconnaît aisément. Il a une petite tête, un museau aplati et de petits yeux. Les oreilles sont petites et rondes, presque entièrement cachées par les poils qui couvrent aussi les piquants. Les épaules sont voûtées et font paraître le dos arrondi. Les pattes courtes sont arquées, et l’animal se tient comme un ours, toute la plante du pied posée fermement sur le sol. Les griffes sont longues et recourbées. Le premier doigt des pattes arrière est remplacé par une large pelote digitale mobile qui donne à l’animal une meilleure prise sur les branches lorsqu’il grimpe. La queue musclée est épaisse, courte et à bout arrondi.

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