Henry Ford, industriel.

Henry Ford, né le 30 juillet 1863 à Dearborn (Michigan, États-Unis) et mort le 7 avril 1947 dans la même ville, est un industriel américain de la première moitié du xxe siècle et le fondateur du constructeur automobile Ford. Son nom est notamment attaché au fordisme, une méthode industrielle alliant un mode de production en série fondé sur le principe de ligne d’assemblage et un modèle économique ayant recours à des salaires élevés. La mise en place de cette méthode au début des années 1910 révolutionne l’industrie américaine en favorisant une consommation de masse et lui permet de produire à plus de 16 millions d’exemplaires la Ford T ; il devient alors l’une des personnes les plus riches et les plus connues au monde.

Ford a une vision globale de son action : il voit dans la consommation la clé de la paix. Son important engagement à réduire les coûts aboutit à de nombreuses innovations techniques mais également commerciales ; il met ainsi en place tout un système de franchises qui installe une concession Ford dans un maximum de villes en Amérique du Nord et dans les grandes villes des six continents. La Fondation Ford hérite de la majeure partie de la fortune de Ford, mais l’industriel veille néanmoins à ce que sa famille en conserve le contrôle de façon permanente. D’ailleurs, il assumera très longtemps le poste de président de la Ford Motor Company. Dans les années 1930, Ford se constitue, selon l’expression du New York Times, « la plus importante troupe militaire privée du monde ». Il s’associe à la pègre de Détroit, notamment afin de recruter des mercenaires capables d’intimider les syndicalistes et de mener des actions punitives contre les ouvriers grévistes.

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André Masséna, général de la révolution et de l’empire.

André Masséna, né Andrea Massena, duc de Rivoli et prince d’Essling, né le 6 mai 1758 à Nice (alors dans le comté de Nice du royaume de Sardaigne) et mort le 4 avril 1817 à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire, élevé à la dignité de maréchal d’Empire par Napoléon en 1804.

Il commence sa carrière dans l’armée de l’Ancien Régime et révèle ses capacités militaires lors des guerres de la Révolution française, s’affirmant comme l’un des meilleurs généraux de la République. Après avoir été le principal lieutenant de Napoléon Bonaparte pendant la première campagne d’Italie, où il contribue de façon décisive aux victoires d’Arcole et de Rivoli, il remporte en 1799 la deuxième bataille de Zurich dont les répercussions stratégiques sont considérables pour la France.

Sous l’Empire, il continue de faire preuve d’une grande compétence dans ses divers commandements, tant sous les ordres directs de Napoléon qu’à la tête d’une force indépendante sur des théâtres d’opération secondaires. En 1805, il se bat une nouvelle fois en Italie, envahit peu après le royaume de Naples et joue un rôle majeur au cours des batailles d’Essling et de Wagram en 1809. Cependant, son échec au Portugal face aux Anglais de Wellington l’année suivante lui vaut la disgrâce de l’Empereur qui ne lui confie plus aucun poste militaire d’envergure durant l’Empire. Rallié aux Bourbons à la Restauration, il s’éteint peu après à l’âge de 58 ans.

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