Adolphe Cureau, médecin et administrateur colonial.

Adolphe Louis Cureau (1864-1913), né le 1er juin 1864 à Chartres et mort le 9 septembre 1913 à Paris, est un médecin et administrateur colonial français.


Après des études à l’École de médecine navale de Rochefort en 1884 il est docteur en médecine en 1889 dans la Marine.

Son premier poste est au Gabon, en 1891 il est chef du service médical de Brazzaville, l’année suivante administrateur du territoire et en 1893, il part en exploration dans la Sangha avec Brazza. En 1897, alors que Liotard est gouverneur de l’Oubangui, il est chef du Service médical du Haut-Oubangui. Au départ de Liotard, parti en congé réglementaire en France en 1898, il est commissaire du Haut-Oubangui, chargé d’assurer l’intérim avant son retour, mais ce dernier ne revient pas et en 1900, le docteur Cureau rentre épuisé en France. L’administrateur Henri lui succède.

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Pierre Savorgnan de Brazza, explorateur.

Pierre Savorgnan de Brazza (né le 26 janvier 1852 à Rome et mort le 14 septembre 1905 à Dakar) est un explorateur et un colon italien, naturalisé français, officier de marine qui a ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale.


Élevé à Rome, sous le nom de Pietro Paolo Savorgnan di Brazzà, le futur explorateur est le septième des treize enfants du comte Ascanio Savorgnan di Brazzà, un noble d’Udine, issu des Savorgnan, famille patricienne de la République de Venise. Cet homme cultivé et voyageur avait de nombreux amis français, dont l’amiral Louis de Montaignac, ministre de la marine. Avec son soutien et celui de son précepteur, Pietro vient à Paris et suit les cours du collège Sainte-Geneviève pour préparer le concours d’entrée à l’École navale de Brest. Il y entre à 17 ans, en sort enseigne de vaisseau et embarque sur la Jeanne d’Arc pour l’Algérie. Là-bas, il est horrifié par la violence de la répression de la révolte kabyle par les troupes françaises. La guerre de 1870 est alors déclarée : il veut être affecté dans une unité combattante. Il en profite pour demander la naturalisation française et se retrouve sur le cuirassé la Revanche, dans l’une des escadres de la mer du Nord.

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La pêche sous-marine.

La pêche sous-marine ou pêche en plongée, aussi appelée chasse sous-marine (CSM), est une forme de pêche réalisée en plongée, qui consiste à capturer sous l’eau certains poissons et mollusques ainsi qu’à prélever des algues, oursins, crustacés, éponges et perles.

La pratique fait l’objet, selon les pays, de réglementations plus ou moins strictes pouvant aller jusqu’à l’interdiction. Rarement autorisée en scaphandre, cette pêche est typiquement pratiquée en apnée (en retenant sa respiration), en bord de mer et jusqu’à des profondeurs de 30 mètres, avec une arbalète à élastique et un équipement de plongée (masque, tuba, palmes…). Sa pratique est donc soumise aux contraintes spécifiques à la plongée libre et met en œuvre différentes techniques propres à cette dernière.


Depuis l’Antiquité jusqu’à notre époque, dans différentes régions du monde, des pêcheurs pratiquaient l’apnée pour récolter sous l’eau des crustacés, des éponges de mer, des coquillages ou du corail. Le prélèvement systématique de coquillages est attesté dans l’Ancien Empire égyptien (3000 ans avant notre ère) ou en Chine 2000 ans avant notre ère. Les pêcheurs plongeaient avec une grosse pierre pour lest et remontaient en nageant ; ces techniques étaient encore pratiquées dans les années 1970 par les Ama (Japon) qui récoltaient ainsi des perles ou les Haenyo (Corée) qui récoltaient des ormeaux et conques.

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