Le parc de Wulingyuan (Chine).

À l’écart des grandes villes, le parc et ses milliers de piliers attirent les curieux, d’autant plus depuis qu’il a inspiré des paysages du célèbre film “Avatar” de James Cameron.

Le Wulingyuan, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, s’étend au sein de la province du Hunan, en Chine, sur plus de 26000 hectares (soit 260km²), sur le territoire de la ville de Zhangjiajie.
Il se compose du Parc national de Zhangjiajie, de la réserve naturelle des monts Tianzi et de celle de la vallée de Suoxi.


Les lieux sont tout particulièrement renommés pour leurs piliers de grès. Il y en aurait plus de trois mille dépassant, pour la plupart, les 200m de haut (le maximum étant de 1250m). Ils recouvrent les deux tiers de la surface et sont parcourus de ravins et gorges au creux desquels s’écoulent ruisseaux, cascades et étangs à foison.

Le long des rivières, des caves (on en compte environ quarante) abritent des dépôts de calcaire aux formes spectaculaires. La Cave du Dragon Jaune (Huanglongdong) est la plus connue d’entre elle et serait l’une des plus grandes de Chine, avec 11km de long. Creusée par des rivières, elle abrite des cascades souterraines.

Pour ne rien oublier des formations géologiques hors normes, deux ponts naturels de grande envergure y sont également visibles. Le Xianrenqias (le Pont des Immortels) fait 26m de long, 1.6m de large, 1 à 2m d’épaisseur et se trouve à 100m de hauteur. Le Tianqiashengkong (le Pont traversant le Ciel), avec 40m de longueur , 10m de large et 15m d’épaisseur, culmine à 357m au-dessus de la vallée, ce qui en fait l’un des ponts les plus hauts au monde.

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Les Grottes de Mogao (Chine).

Les grottes de Mogao (chinois : 莫高窟 ;  litt. « grottes d’une hauteur inégalée »), ouvertes au public depuis 1980 (seules quarante grottes restent ouvertes au public, par roulement, dont dix en permanence), forment un ensemble de 492 chapelles bouddhistes ornées de peintures et sculptures. Elles font partie de l’ensemble plus vaste des grottes de Dunhuang, dans la province de Gansu en Chine, en marge du désert de Gobi. Ces chapelles ont été élaborées dans 735 grottes, dont 492 avec un décor peint et/ou sculpté, et creusées dans la roche par des moines à partir du IVe siècle. Des communautés monastiques commencèrent vite à percer des cavités plus grandes dans le grès comme actes de dévotion publique, et à orner les sanctuaires d’effigies de Bouddha. Ce type de grottes aux multitudes de peintures et sculptures de Bouddha reçoivent l’appellation générique de grottes des mille Bouddhas. Certaines de ces grottes abritent, d’ailleurs, des statues de Bouddha de très grandes dimensions.

Par ailleurs, à Mogao exclusivement, des moines bouddhistes placèrent des dizaines de milliers de manuscrits et de peintures dans une petite salle attenante à l’une des grottes, et cette salle fut murée ensuite – on ne sait pas à quelle époque, ni dans quelles circonstances – puis découverte au début du XXe siècle. La découverte, qui bénéficiait des études de sinologie, correspondait à un moment de regain des études de l’art chinois en Occident, et pour la France de l’expertise de Paul Pelliot. Alertés par ce jeune sinologue, les lettrés chinois, qui traversaient pourtant une période de profond bouleversement, réussirent à sauver une grande partie de ce trésor national.

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Zheng Xie (Banqiao), peintre.

Zheng Xie (郑燮, en chinois), appelé aussi : Zheng Banqiao, surnom : Kerou, nom de pinceau : Banqiao est un peintre chinois du XVIIIe siècle né en 1693 à Yangzhou (province du Jiangsu) et mort en 1765.


À la dynastie des Yuan, Zhao Mengfu inscrit un poème sur une peinture de rochers et bambous, qui déclare en conclusion que calligraphie et peinture sont identiques. Les artistes ultérieurs ne partagent pas cette opinion, mais cultivent plutôt un style calligraphique personnel et distinctif, que reflètent naturellement leurs peintures. Dans certaines œuvres, le poème inscrit sur la peinture est essentiel à la création d’un effet visuel. Dans Bambous et rocher de Zheng Xie par exemple, les lignes et graduations de gris de la calligraphie évoquent les lignes de contour du rocher. Dans Poisson nageant de Li Fangying (1695-1754), le poème s’étire verticalement à la manière d’une berge.

Selon le Registre des Bateaux Fleuris de Yangzhou (Yangzhou huafang lu, 1795), un livre qui recense les peintres célèbres de cette ville, plus de cent peintres de renom y exercent leur activité aux périodes Kangxi, Yongzheng et Qianlong. Parmi eux figurent les Huit excentriques de Yangzhou (Li Shan, Wang Shishen, Jin Nong, Huang Shen, Li Fangying, Zheng Xie, Gao Xiang et Luo Ping. Ils impriment de nouvelles idées et techniques à la peinture d’oiseaux-et-fleurs, de bambous et de rochers, qui favorisent la pleine expression de l’individualité de l’artiste, et exercent une influence profonde sur les peintres des générations suivantes. Chacun de ces artistes met l’accent sur l’expression et la perfection de la personnalité individuelle, refusant de suivre les règles établies de quelques peintre ou école de peinture que ce soit.

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