La cardamome.

Le ou la Cardamomea (Elettaria cardamomum), est une plante herbacée vivace à rhizome appartenant à la famille des Zingibéracées, originaire d’Asie du Sud-Est. Le fruit séché, qui se présente sous la forme d’une capsule vert gris, donne l’épice du même nom (la « cardamome »), bien que celle-ci puisse également être issue d’autres plantes.


On donne aussi le nom de cardamome à une autre épice, la cardamome brune (Amomum subulatum Roxb.), dont les grains sont plus gros que ceux de la cardamome verte et possèdent un goût différent. Il existe également la cardamome médicinale (Amomum villosum Lour.) et la cardamome en grappe (Amomum compactum Soland.). Les cardamomes verte et brune peuvent être associées de manière complémentaire dans la cuisine indienne.

La cardamome est connue et utilisée en Inde depuis des temps très reculés ; les plus anciennes mentions, sous son nom sanskrit de एला (Ela), datent de la période védique, vers le XXXe siècle av. J.-C.. Elle est exportée, probablement par la route, puisqu’elle est connue et utilisée par les médecins en Assyrie, et même cultivée dans les jardins du roi de Babylone Merodach-Baladan II, au VIIIe siècle av. J.-C. Toutefois, elle semble ignorée des Égyptiens.

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Chandrasekhara Venkata Raman, physicien.

Sir Chandrasekhara Venkata Raman (7 novembre 1888 – 21 novembre 1970) était un physicien indien connu pour ses travaux dans le domaine de la diffusion de la lumière. En utilisant un spectrographe qu’il a développé, lui et son étudiant KS Krishnan ont découvert que lorsque la lumière traverse un matériau transparent, la lumière déviée change sa longueur d’ onde et sa fréquence. Ce phénomène, un type de diffusion de la lumière jusqu’alors inconnu, qu’ils ont appelé “diffusion modifiée”, a ensuite été appelé effet Raman oudiffusion Raman. Raman a reçu le prix Nobel de physique de 1930 pour cette découverte et a été le premier Asiatique à recevoir un prix Nobel dans n’importe quelle branche de la science.

Né de parents tamouls brahmanes , Raman était un enfant précoce, terminant ses études secondaires et supérieures au lycée anglo-indien St Aloysius à l’âge de 11 et 13 ans, respectivement. Il a dominé l’ examen de licence de l’ Université de Madras avec mention en physique du Collège présidentiel à 16 ans. Son premier article de recherche, sur la diffraction de la lumière, a été publié en 1906 alors qu’il était encore étudiant diplômé. L’année suivante, il obtient une maîtrise. Il a rejoint le Indian Finance Service à Calcutta comme Assistant Accountant General à 19 ans. Là, il fait la connaissance de l’ Indian Association for the Cultivation of Science (IACS), le premier institut de recherche en Inde, qui lui permet de mener des recherches indépendantes et où il apporte ses principales contributions en acoustique et optique.

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Chandragupta Maurya, homme d’état.

Chandragupta Maurya (en sanskrit चन्द्रगुप्तमौर्य, Chandraguptamaurya ; en grec ancien Σανδρόκυπτος, Sandrókuptos), né v. -340 et mort v. -297, est le fondateur et premier dirigeant de l’Empire maurya (vers -324 à -300).


On ne connaît pas grand-chose des origines de Chandragupta Maurya qui pourrait avoir été de caste inférieure. Certaines sources prétendent qu’il aurait été élevé par des dresseurs de paons, d’autres en font l’enfant d’un prince Nandâ et d’une devadasi appelée Mura, ou encore un Kshatriya de la tribu des Maurya, que la légende bouddhique prétend issue d’une branche Shakya ayant quitté Kapilavastu après sa destruction par le roi de Kosala.

L’incursion d’Alexandre le Grand dans le Pendjab et le long de l’Indus fit prendre conscience à l’Inde de la nécessité de développer un État centralisé. Sous l’influence de son ministre Chânakya, l’auteur de l’Arthashâstra, et avec son assistance, Chandragupta Maurya renverse le dernier roi Nandâ du Magadha, le dernier représentant de la dynastie des Shaishunâga, s’installe dans sa capitale Pâtaliputra puis étend son pouvoir sur le nord du sous-continent indien.

Il reporte alors son attention sur le nord-ouest du sous-continent où il met en fuite ou enrégimente les garnisons macédoniennes restées au Panjâb après le retrait d’Alexandre (formées aussi de recrues mobilisées sur place, et dont les soldats grecs étaient souvent en couple avec des autochtones). Il continue ensuite sa conquête en s’emparant des territoires de la rive gauche (est) de l’Indus, où il évince Taxilès, avant de se tourner vers le sud et de soumettre une grande partie de l’Inde centrale.

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