Bouddha, fondateur du bouddhisme.

Le titre de bouddha (terme sanskrit बुद्ध buddha « éveillé », participe passé passif de la racine verbale budh-, « s’éveiller »)1, désigne une personne ayant, notamment par sa sagesse (prajñā), réalisé l’éveil, c’est-à-dire réalisé le nirvāna (selon le Théravada), ou transcendé la dualité saṃsāra/nirvāņa (selon le Mahāyāna). Il peut être désigné par d’autres qualificatifs : « Bienheureux » (भगवत्, bhagavat), « Celui qui a vaincu » (जिन, jina), « Ainsi-Venu » (तथागत, Tathāgata).

L’appellation de bouddha peut donc référer à plusieurs personnes. Le  bouddha le plus connu demeure le fondateur du bouddhisme, Siddhārtha Gautama, archétype du « bouddha pur et parfait » (सम्यक सम्बुद्ध, samyaksambuddha).


Le mot bouddha est, en sanskrit, le participe passé passif de la racine verbale budh, बुध् (de l’étymon hypothétique *bhudh par application de la loi de Grassmann). On explique la désaspiration budh-ta → bud-dha par la loi de Bartholomae.

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Taksin le Grand, roi de Thaïlande.

Taksin le Grand (thaï สมเด็จพระเจ้าตากสินมหาราช Écouter) (17 avril 1734 – 6 avril 1782), est un roi de Thaïlande, qui régna à Thonburi (Ouest de Bangkok) après la destruction du royaume d’Ayutthaya par les Birmans en 1767. Seul roi de Thonburi, il fut renversé et exécuté en 1782 par un de ses généraux (fondateur de la nouvelle dynastie Chakri sous le nom de Rama Ier). Il est considéré comme un des plus grands souverains siamois, pour ses prouesses militaires et sa capacité à réunifier le pays en seulement quinze ans.

Le gouvernement thaïlandais a déclaré le 28 décembre, jour de son couronnement, jour national d’hommage à sa mémoire. Depuis 1954, une cérémonie en son honneur a lieu annuellement à cette date place Wongwian Yai à Bangkok. Le 27 octobre 1981, le gouvernement a passé une résolution pour l’honorer sous le nom de « roi Taksin le Grand ».


Taksin est né dans la capitale Ayutthaya sous le règne de Maha  Tammaratchathirat II (Boromma Kot). Il reçut le nom de Sin (Trésor). Son père Hai-Hong, qui était collecteur d’impôts, était un Sino-Thaïlandais originaire de Chaozhou avec des racines dans le district de Chenghai, et sa mère Nok-lang était thaï. À sept ans, Sin commença son éducation dans un monastère bouddhiste. C’est là, selon la légende, qu’un chiromancien chinois lui aurait annoncé, ainsi qu’à son ami Thong Duang, qu’ils avaient des lignes de la main favorables et qu’ils deviendraient tous deux rois (Thong Duang succéda à Taksin et est connu sous le nom de Rama Ier). Après sept ans au monastère, il fut envoyé par son père pour servir comme page royal.

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Naresuan, roi d’Ayutthaya.

Naresuen Le Grand (สมเด็จพระนเรศวรมหาราช, aussi appelé Phra Naret (พระนเรศ) ou Le Prince noir (พระองค์ดำ)) (1555 – 1605) fut roi d’Ayutthaya de 1590 à sa mort. Il succéda à son père Maha Tammaratcha Ier (Samphet I), qui avait secoué le joug de la dynastie Taungû de Birmanie en 1584. Pendant son règne, le Siam connut sa plus grande expansion coloniale.


Né à Phitsanulok, Naresuan fut emmené en captivité par les Birmans pour assurer la fidélité de son père Maha Tammaratcha Ier, devenu roi  d’Ayutthaya après l’occupation birmane en 1569. Il fut formé dans les arts martiaux, la littérature, les stratégies militaires et fut l’un des princes du palais birman.

Après 9 ans passés à Pégou sous la surveillance du roi birman Bayinnaung, Naresuen fut échangé à 16 ans contre sa sœur la princesse Suphan Thevi. Il devint alors gouverneur de Phitsanulok.

En 1584, 3 ans après la mort de Bayinnaung, le royaume d’Ayutthaya cessa de payer son tribut à la Birmanie, ce qui déclencha évidemment une attaque vigoureuse de celle-ci. Naresuen la repoussa et, en 1586, il occupa le Lan Na, un État tampon entre les deux royaumes.

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