Le cinéma brésilien.

Le cinéma brésilien date de la fin du XIXe siècle. Peu après l’invention des frères Lumière, la projection d’un film a lieu à Rio de Janeiro, le 8 juillet 1896. Un an plus tard, une salle de cinéma permanente existe déjà à Rio. Les premiers films brésiliens sont créés dès 1897. Le film Vista da baia da Guanabara (Vue de la baie de Guanabara) est tourné en 1898 par l’Italien Alfonso Segreto à son retour d’Europe à bord du bateau Brésil et présenté le 19 juin, jour considéré depuis comme le jour du Cinéma brésilien, quand bien même l’existence de ce film reste incertaine.


En 1908, il existe une vingtaine de salles de cinéma à Rio dont la plupart  possède sa propre équipe de tournage. Elles diffusent des œuvres de fiction des sociétés françaises Pathé et Gaumont, danoise Nordisk, italienne Cines, allemande Bioskop, américaines Edison, Vitagraph et Biograph, ainsi que des documentaires réalisés dans des villes peu de jours avant, comme A parada de 15 de noviembre ou Fluminense x Botafogo.

Les films dits « posés » se développent ensuite au Brésil. Ils sont  généralement réalisés par des petits propriétaires de salles de cinéma de Rio et São Paulo et reconstituent des crimes récents. Le premier à obtenir un fort succès est Os Estranguladores, de Francisco Marzullo en 1906, avec plus de huit cents séances à Rio. On peut aussi citer O crime da mala de Francisco Serrador en 1908 ou Noivado de Sangue, de Antonnio Leal en 1909. Quelques comédies existent également, comme Nhô Anastácio chegou de viagem de Marc Ferrez en 1908.

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Monteiro Lobato, écrivain.

José Bento Renato Monteiro Lobato, né à Taubaté le 18 avril 1882 et mort à São Paulo le 4 juillet 1948, est l’un des écrivains brésiliens du XXe siècle les plus influents.

Grand classique de la littérature brésilienne pour la jeunesse, il n’y a pas d’auteur ou de bon lecteur brésilien qui ne lui rende pas hommage. Pourtant, sa place dans la culture brésilienne dépasse son rôle, déjà éminent, de pionnier doublé d’un innovateur de la littérature pour la jeunesse. Fonctionnaire, planteur, diplomate, journaliste, homme d’affaires… il est surtout l’un des fondateurs de l’industrie éditoriale brésilienne.

Ses premiers succès littéraires (1918-19) sont des livres pour adultes où il exprime, à travers des nouvelles ou des essais, une vision lucide et  réformatrice du Brésil. Ceci fit de lui l’un des hommes les plus populaires de son temps, mais lui coûta l’inimitié du dictateur Getúlio Vargas, la prison et l’exil. Il est à peine de retour au pays, après la chute de l’autocrate, lorsque la mort le surprend.

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La sidérurgie.

Le terme sidérurgie — du grec  ancien σιδηρουργεῖον, sidérourguéïon (« atelier du forgeron »), lui-même formé à partir de σίδηρος sideros (« fer ») et de ἔργον ergon (« travail ») — désigne à la fois les technologies d’obtention de la fonte, du fer et de l’acier à partir de minerai de fer, mais aussi l’industrie qui les met en œuvre.


La création du terme « sidérurgie » est liée à la nécessité de distinguer la métallurgie du fer dans le vaste domaine de la métallurgie en général.

Sa première attestation date de 1761, dans trois mémoires adressés à l’Académie des Sciences par Pierre-Clément Grignon, maître de forges. Il est sans doute le créateur du terme, ainsi que de « sydérotechnie » qui apparaît dans les mêmes mémoires. En 1775, Grignon précise qu’il entend par « sidérurgie » « l’art de fabriquer le fer », et par « sydérotechnie » « l’art de travailler le fer ».

« Sydérotechnie » semble s’imposer d’abord comme cela apparaît dans le monumental ouvrage d’Hassenfratz, en 1812, La Sidérotechnie. Mais cet ouvrage comporte lui-même la marque du succès futur  de « sidérurgie » dans l’emploi du nom dérivé « sidérurgiste » qui y apparaît pour la première fois.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la quasi-totalité de la production mondiale d’acier est issue des usines sidérurgiques qui ont crû tant en nombre qu’en capacité de production unitaire. Dans leur immense majorité, ces usines sont caractérisées par la production de fonte à partir des minerais de fer locaux grâce au haut fourneau (procédé indirect).

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