Bartolomé Mitre, militaire, historien et homme politique.

Bartolomé Mitre, né le 26 juin 1821 à Buenos Aires et mort dans la même ville le 19 janvier 1906, est un militaire, homme politique et historien argentin.

Général et chef de guerre, partisan du parti unitaire, sa famille a quitté le pays sous le régime dictatorial de Juan Manuel de Rosas. Opposé aux fédéralistes de Justo José de Urquiza, il dirigea le soulèvement de la province de Buenos Aires contre le système fédéral que la Constitution argentine de 1853, patronnée par Urquiza, imposait. Il occupa diverses charges importantes au sein du gouvernement provincial après la sécession de la province, jusqu’à ce qu’en 1859 il fût battu militairement à Cepeda par Urquiza, qui cherchait à réincorporer Buenos Aires dans la Confédération Argentine.

Après la défaite de Urquiza à la bataille de Pavón en 1861, l’Argentine est réunifiée et Mitre devient président de la République en 1862 pour une période de 6 ans.

Durant sa présidence eut lieu la guerre de la Triple Alliance, où l’Argentine, alliée au Brésil et à l’Uruguay affronta le Paraguay.

Il a écrit une Histoire de la république argentine en 1882. En 1890, face à la crise du gouvernement de Miguel Juárez Celman, il créa le parti de l’Unión Cívica, dont se séparera ultérieurement l’Unión Cívica Radical (UCR). Mitre fut aussi le fondateur du journal La Nación, un des journaux les plus influents en Amérique latine.

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Miguel Juárez Celman, avocat et homme d’état.

Miguel Ángel Juárez Celman, né à Córdoba le 29 septembre 1844 et mort à Arrecifes le 14 avril 1909, est un avocat et homme politique argentin. Il a été Président de la Nation argentine du 12 octobre 1886 au 6 août 1890.


La carrière de Miguel Juárez Celman fut marquée par l’influence de son beau-frère Julio Argentino Roca, qui activa sa carrière législative. Il fut un grand artisan de la séparation de l’Église et de l’État et un libéral de style aristocratique, développant l’éducation et l’immigration afin de corriger ce qu’il appelait la compréhension troublée du peuple argentin.

Il fut élu président du pays qu’il dirigea du 12 octobre 1886 au 6 août 1890, et donna une vigoureuse impulsion aux travaux publics, mais fut incapable de maintenir la stabilité économique et dut faire face à une puissante alliance d’opposition, dirigée par Leandro N. Alem, qui donnera naissance au parti de l’Unión Cívica. Après les évènements baptisés révolution du Parc et malgré la victoire par les armes du gouvernement contre celle-ci, il dut se démettre et se retira définitivement de la vie politique.

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Justo José de Urquiza, militaire et homme d’état.

Justo José de Urquiza y García, né le 18 octobre 1801 à Talar de Arroyo Largo, aujourd’hui Arroyo Urquiza1, dans la province d’Entre Ríos et mort  assassiné le 11 avril 1870 à Concepción del Uruguay, est un militaire et homme politique argentin, chef du Parti fédéraliste et premier président de la Confédération argentine.

Depuis 1835, la tutelle réelle sur la pays se trouvait aux mains du  gouvernement de la province de Buenos Aires, dirigé par le général Juan Manuel de Rosas, doté en outre du « pouvoir suprême » (suma del poder público), face auquel l’assemblée législative de Buenos Aires ne jouait tout au plus qu’un rôle modérateur, fort peu visible.

Il se forma dès lors un clan anti-rosiste qui donna lieu à la création de la Grande Armée, commandé par Urquiza, qui battit Rosas à la bataille de Caseros (le 3 février 1852). Le gouvernement rosiste fut renversé, et l’unité argentine fut atteinte, du moins théoriquement.

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