Les masques de théâtre.

Le masque  a été connu dès la plus haute antiquité, mais il n’a eu longtemps qu’une signification religieuse ; dans les nécropoles d’Égypte  et dans les tombeaux de Mycènes, c’est une simple feuille d’or, dont on a moulé le visage du mort pour conserver ses traits. Le masque proprement dit, ou masque de théâtre, paraît bien être d’origine purement grecque. Selon Suidas, il aurait été inventé par les premiers poètes comiques,

contemporains de Thespis; suivant Horace, il aurait été imaginé par Eschyle. Il est très vraisemblable en effet que le masque, comme tout l’appareil scénique, est sorti des divertissements sérieux ou bouffons des Dionysiaques. On avait commencé par déguiser ses traits en se barbouillant de lie de vin. Ensuite, on fabriqua des masques en écorce, puis en cuir, finalement en toile avec, un enduit de cire. Cet usage avait une double raison d’être. D’abord, les représentations dramatiques ayant un caractère religieux, il fallait figurer exactement aux yeux du public le type traditionnel des héros ou des dieux.

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Bernard de Clairvaux, moine et réformateur de la vie religieuse catholique.

Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon1 et mort le 20 août 1153 à l’abbaye de Clairvaux, est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique.

Directeur de conscience et important promoteur de l’ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux), il recherche l’amour du Christ par la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve, toute sa vie, d’une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux, pour émouvoir et entraîner les foules, pour allier son ordre avec la papauté et pour élaborer un dogme militant que son ordre et toute l’Église catholique mettront en œuvre.

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Théodore Deck, céramiste.

Théodore Deck, né le 2 janvier 1823 à Guebwiller et mort le 15 mai 1891 à Paris, est un céramiste français.


Né à Guebwiller dans le département du Haut-Rhin, fils de Richard Deck, teinturier en soie, et de Marguerite Hach, Joseph Théodore Deck se passionne pour la chimie et les sciences physiques. À sa sortie de l’école primaire, il reste trois ans au collège de La Chapelle-Sous-Rougemont, près de Belfort. La mort de son père en 1840 l’oblige à revenir dans sa ville natale et à reprendre l’affaire familiale, aidé de son frère aîné. Cette reprise est un échec, la maison et l’entreprise sont vendues.

Selon certains biographes, sa vocation de céramiste se révèle au cours d’un voyage en Suisse, alors qu’il est encore au collège. Fasciné par une statue en terre cuite peinte, il demanda « Qui a fait cela ? », on lui répondit « Un potier »1. En 1841, il entre comme apprenti chez le maître poêlier Hügelin père, à Strasbourg. En deux ans, il prend connaissance des méthodes héritées du XVIe siècle, comme l’incrustation de pâtes colorées à la manière de Saint-Porchaire. Cet apprentissage ne l’empêche pas d’occuper son temps libre à dessiner ou à modeler la glaise dans l’atelier du sculpteur André Friederich.

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