Le panicaut des dunes.

Les panicauts ou panicaults sont des plantes herbacées bisannuelles, vivaces ou annuelles du genre Eryngium appartenant à la famille des Apiacées et à la sous-famille des Saniculoïdées.

On en dénombre 230 espèces réparties dans le monde dont l’Afrique du Sud semble être le centre de la diversité comme en attestent les genres Arctopus ou Alepidea qui se situent vers la base de la sous-famille des Saniculoïdées. Le feuillage (en fait des gaines foliaires hypertrophiée, caduc ou persistant est souvent épineux. Les fleurs, réunies en ombelles et formant un pseudanthium sont souvent bleues, blanches ou vertes et sont composées de bractées, plus ou moins grosses, épineuses et colorées.

Continuer la lecture de « Le panicaut des dunes. »

L’arnica.

Arnica est un genre d’environ 30 espèces de plantes pérennes, herbacées, appartenant à la famille des Asteraceae. Ce genre montagnard se développe essentiellement dans les régions tempérées néarctiques (Amérique du Nord). Seules deux espèces sont natives des régions paléarctiques (Eurasie) : Arnica angustifolia et Arnica montana.


L’étymologie de « arnica » est mal connue ; ce nom proviendrait peut-être de l’arabe comme il en était d’usage à l’époque, mais il est plus probable qu’il vienne d’une altération latine du grec ancien πταρμική « ptarmique » (plante dont les fleurs font éternuer)  du substantif πταρμός « éternuement », du verbe πταίρω forme moyenne πτάρνυμαι « éternuer ». La forme moyenne explique la substitution de n à m dans la forme grecque qui est à l’origine de la forme latine. L’amuïssement de pt s’explique par le fait que le latin ne connaît pas ce groupe de consonne à l’initiale. Cette étymologie fait clairement allusion aux propriétés sternutatoires de l’arnica. Par ailleurs, Jean-Michel Fehr la recommande en 1678 comme poudre à priser et à éternuer purgeant le nez.

Continuer la lecture de « L’arnica. »

Guido Gezelle, prêtre catholique et poète.

Guido Pieter Theodorus Josephus Gezelle, né le 1er mai 1830 à Bruges et mort le 27 novembre 1899 dans cette même ville, est un prêtre catholique et poète belge de langue néerlandaise.


Guido Gezelle est le fils de Pieter-Jan Gezelle, jardinier, et de Monica Devriese. Il étudie au petit séminaire de Roulers, puis au grand séminaire de Bruges. Il est ordonné prêtre en 1854. Il est professeur de collège à Roulers, où il est titulaire de la poesis (avant-dernière classe) et responsable des étudiants anglais. Le français domine à l’école, alors que le flamand est traité avec mépris : Gezelle défend la langue flamande. Il écrit ses premières séries de poèmes pour ses élèves : Vlaemsche Dichtoefeningen (« Exercices de poésie flamande ») (1858) et Kerkhofblommen (« Fleurs de cimetière ») (1858). En 1860 il devient professeur du collège anglais de Bruges, puis en 1861 sous-recteur jusqu’à la fermeture du collège anglais cette même année. Il devient alors professeur du Seminarium Anglo-Belgicum.

Continuer la lecture de « Guido Gezelle, prêtre catholique et poète. »