Nicolas de Flue, Saint patron de la Suisse.

Saint Nicolas de Flüe, en allemand : Niklaus von Flüe, né en 1417 à Sachseln et mort le 21 mars 1487 dans cette même localité est un ascète suisse qui est le saint patron de la Suisse. Il est parfois invoqué comme « Frère Nicolas». Les principales caractéristiques attribuées à la pensée de Nicolas de Flüe – esprit de paix, non-intervention dans les affaires étrangères, modération – ont aujourd’hui encore des répercussions sur la manière dont certains Suisses perçoivent leur pays et envisagent sa politique.

Il est fêté le 25 septembre en Suisse et le 21 mars par l’Église catholique.


Nicolas de Flue est né à Sachseln, dans la municipalité de Flueli dans le canton d’Obwald. Il est le fils de Heinrich von Flue et Hemma von Ruobert, paysans aisés. Il mène initialement une vie modeste, pieusement identique à celle des paysans de sa région. Il se distingue ensuite en tant que soldat dans la lutte contre le canton de Zurich, qui s’était rebellé contre la confédération. Vers l’âge de 30 ans, il épouse Dorothée Wyss, la fille d’un fermier, avec laquelle il a cinq fils et cinq filles, qu’il entretient avec aisance, grâce à son travail acharné. Il continue à servir dans l’armée confédérée où, à l’âge de 37 ans, il atteint le grade de capitaine. Il aurait été connu pour se battre avec une épée dans une main et un chapelet dans l’autre. Après sa carrière militaire, il devient conseiller et juge de son canton en 1459 et assume la charge de juge pendant neuf ans. Il refuse la proposition de servir comme Landamman (gouverneur) de son canton.

Continuer la lecture de « Nicolas de Flue, Saint patron de la Suisse. »

Johann Heinrich Pestalozzi, pédagogue et penseur.

Johann Heinrich Pestalozzi, né le 12 janvier 1746 à Zurich et mort à Brugg le 17 février 1827, était un pédagogue éducateur et penseur suisse, pionnier de la pédagogie moderne. Il est connu pour avoir cherché à appliquer les principes de l’Émile de Rousseau, ensemble de théories novatrices sur l’éducation et la pédagogie publié en 1762. Pestalozzi influença le  philosophe Fichte, qui voulut intégrer la pédagogie à la philosophie transcendantale de la liberté. Il fut proclamé citoyen français par l’Assemblée législative le 26 août 1792.


Influencé par les idées de Jean-Jacques Rousseau, il voue sa vie à l’éducation des enfants pauvres. En 1799, la bataille de Stockach a laissé derrière elle de multiples orphelins. C’est pour cette raison que Johann Heinrich Pestalozzi a été appelé afin de former un orphelinat. Par la suite, il va chercher à éduquer et former tous les enfants qui sont en sa présence, même s’ils refusent au départ cette éducation. Il pense une école à laquelle les parents devront envoyer leurs enfants, dispensant des premiers apprentissages et mettant en œuvre une pédagogie active, en lien avec les besoins environnants des enfants et la profession à laquelle ils sont promis. Les diverses écoles qu’il fonde — notamment à Stans, Berthoud et Yverdon-les-Bains — servent de modèles dans toute l’Europe. Ses méthodes d’éducation nouvelle, concrètes et directes, fondées sur le développement progressif de toutes les facultés, sont exposées dans ses ouvrages, dont le roman humanitaire Léonard et Gertrude (1781-1787) et l’essai Comment Gertrude instruit ses enfants (1801). En 1782 il est affilié aux Illuminés de Bavière sous le nom d’Alfred.

Continuer la lecture de « Johann Heinrich Pestalozzi, pédagogue et penseur. »

Guillaume Tell, héros légendaire.

Guillaume Tell (en allemand : Wilhelm Tell ; en italien : Guglielmo Tell ; en romanche : Guglielm Tell) est un héros légendaire des mythes fondateurs de la Suisse1. Son histoire est évoquée pour la première fois dans le livre blanc de Sarnen et dans le Tellenlied.

D’après la légende, le bailli impérial de Schwyz et d’Uri — au service des Habsbourg, qui tentent de réaffirmer leur autorité sur la région —, Hermann Gessler, fait ériger un mât surmonté de son chapeau, exigeant que les habitants le saluent comme s’il était effectivement présent. Guillaume Tell passe devant le chapeau en l’ignorant. Gessler le condamne alors à tirer un carreau d’arbalète dans une pomme posée sur la tête de son fils (Walter). Par la suite, Tell tue Gessler d’un carreau d’arbalète en plein cœur alors qu’il passait dans le chemin creux (Hohle Gasse) situé entre Küssnacht et Immensee.

Continuer la lecture de « Guillaume Tell, héros légendaire. »

Désolé, mais la copie des textes et des images n'est pas autorisée.

Retour vers le haut de page