Patrick White, écrivain.

Patrick White, né le 28 mai 1912 à Londres et mort le 30 septembre 1990 à Sydney, est un écrivain australien d’expression anglaise lauréat du prix Nobel de littérature en 1973.


Patrick White est né à Knightsbridge (Londres) en 1912, à la fin du voyage de noces de ses parents, tous deux issus de milieux terriens très fortunés de la vallée de l’Hunter. Asthmatique, il passe son enfance dans les Blue  Mountains avant d’entrer au Cheltenham college à 13 ans. De retour en Australie, il travaille comme gardien d’élevage, puis écrit des poèmes et des nouvelles, tout en préparant son entrée à l’université. Il étudie au King’s College de Cambridge dont il sort diplômé en 1935. Il entame alors une carrière littéraire à Londres avec un recueil de poésie, The Ploughman And Other Poems, puis avec un roman et une pièce de théâtre.

En 1936, White rencontre le peintre Roy De Maistre, de dix-huit ans son aîné, qui a une influence majeure dans sa vie et sur son œuvre. Les deux hommes n’ont jamais été amoureux, mais sont restés très bons amis. Selon les propres mots de Patrick White : « Il est devenu ce dont j’avais le plus besoin, un mentor intellectuel et esthétique. » Dès leur rencontre, ils se découvrent plusieurs points en commun. Tous deux homosexuels, ils se sentent comme étrangers dans leurs propres familles. Par conséquent, ils partagent les mêmes sentiments ambivalents au sujet de leur milieu socio-familial, bien qu’ils maintiennent des liens étroits et durables avec leurs familles, en particulier avec leurs mères. Ils jouissent également des avantages de leur position sociale et de leurs relations artistiques communes. En outre, la symbolique chrétienne et les thèmes bibliques apparaissent fréquemment dans le travail des deux artistes. Patrick White dédie son premier roman Eden-ville (Happy Valley, 1939) à de Maistre, reconnaissant ainsi son influence sur son écriture. White a également acheté plusieurs tableaux de de Maistre pour lui-même. En 1974, il les a tous légués à la Galerie d’art de Nouvelle-Galles du Sud.

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Yasunari Kawabata, écrivain.

Yasunari Kawabata (川端 康成, Kawabata Yasunari), né le 11 juin 1899 à Osaka et mort le 16 avril 1972 à Zushi, est un écrivain japonais, prix Nobel de littérature en 1968.

Considéré comme un écrivain majeur du XXe siècle et obsédé par la quête du beau, la solitude et la mort, il a écrit en particulier des récits très courts, d’un dépouillement stylistique extrême, regroupés plus tard en recueils, mais ses œuvres les plus connues internationalement sont ses romans comme Pays de neige (1935-1947), Le Grondement de la montagne (1954), Les Belles Endormies (1960-1961) ou Kyôto (1962).


Né durant l’ère Meiji, Kawabata Yasunari est le deuxième enfant d’une famille prospère et cultivée. Il est un enfant prématuré de sept mois, et reste de santé fragile toute son existence. Sa sœur Yoshiko est de quatre ans son aînée. Son père, Eikichi, médecin à Osaka fait ses études de médecine à Tokyo. Fin lettré, amateur de poésie chinoise et de peinture, il meurt de tuberculose en janvier 1901. Sa mère, Gen, née Kuroda, précédemment mariée au frère de son époux, est issue d’une famille fortunée. Après le décès de son mari, elle retourne dans sa maison natale du village de Toyosato en périphérie d’Osaka avec ses deux enfants, mais décède de la même maladie en janvier 1902. À 3 ans, Yasunari est orphelin.

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Halldór Laxness, écrivain.

Halldór Kiljan Laxness (né Halldór Guðjónsson), né à Reykjavik le 23 avril 1902 et décédé dans la même ville le 8 février 1998, est un écrivain islandais du XXe siècle. À trois années d’intervalle, il reçoit le prix international de la paix en 1952 et le prix Nobel de littérature en 1955.


Laxness passe son enfance dans la ferme de son père dans la localité de Laxness, proche de Mosfellsbær, dont il tire plus tard son nomnote 1. Il publie à 17 ans son premier roman, L’Enfant et la nature. Il effectue de nombreux voyages à travers l’Europe (Scandinavie, Allemagne, France, Angleterre, Italie…). Il se convertit au catholicisme en 1923 et ajoute à son nom le prénom de Kiljan en l’honneur du saint irlandais. Il étudie la théologie en Italie puis au monastère de Clervaux, au Grand-Duché de Luxembourg. Ses lectures du surréalisme, de Marcel Proust, d’August Strindberg et de la psychanalyse influencent fortement la rédaction du Grand Tisserand du Cachemire (1927), son premier roman important qui fait la synthèse de ses années d’apprentissage. L’œuvre, qui emprunte beaucoup à l’art narratif et poétique séculaire d’Islande, interroge les turpitudes du monde des hommes et la force de la foi.

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