Marie-Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg, archiduchesse d’Autriche.

Marie-Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg (en allemand : Maria Theresia Walburga Amalia Christina von Habsburg), née le 13 mai 1717 à Vienne et morte dans la même ville le 29 novembre 1780, archiduchesse d’Autriche, fille aînée de l’empereur Charles VI, mort sans descendance masculine, succède en 1740 à son père à la tête des possessions héréditaires de la maison des Habsbourg d’Autriche, notamment le royaume de Hongrie, le royaume de Bohême et le royaume de Croatie, dont elle recevra les couronnes.

Bien que Charles VI ait pris soin de très longue date d’assurer sa succession, grâce à la Pragmatique Sanction de 1713 et à des traités avec les autres États d’Allemagne (Prusse, Bavière, etc.) et d’Europe, l’accession au pouvoir d’une princesse de 23 ans est l’occasion d’un long conflit, lancé par Frédéric II dès la fin de 1740, la guerre de Succession d’Autriche (1740 – 1748), à laquelle prennent aussi part, parmi les ennemis de Marie-Thérèse, la Bavière, la France et l’Espagne. Au terme de cette guerre, conclue par le traité d’Aix-la-Chapelle, Marie-Thérèse a perdu la Silésie, cédée à la Prusse, mais son époux a été élu empereur et son pouvoir est solidement établi.

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La force de maintien de la paix (Les casques bleus).

La Force de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies (couramment Casques bleus en référence à la couleur bleue de leur casque) est une force militaire ayant pour rôle le « maintien ou [le] rétablissement de la paix et de la sécurité internationale »1, sur ordre du Conseil de sécurité ou à la demande de l’Assemblée générale, agissant en vertu de la résolution 377, des Nations unies. Ainsi, a-t-elle été envoyée dans plusieurs zones de conflits pour protéger la population civile ou encore servir de force d’interposition.

Cette force ne constitue pas une armée des Nations unies, les Casques bleus étant principalement des militaires prêtés par des pays membres de l’ONU et dans certains cas des civils œuvrant dans la police ou l’administration.

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Lucie et Raymond Aubrac, résistants.

Lucie Aubrac (Lucie Samuel, née Bernard) née le 29 juin 1912 à Paris de parents originaires de Saône-et-Loire, morte le 14 mars 2007 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), est, avec son mari Raymond Aubrac, une résistante française à l’occupation allemande et au régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale.


Louis Bernard, le père de Lucie, était d’une famille de cultivateurs de la région de Cluny en Saône-et-Loire, alors que la mère de Lucie, Louise Vincent, était d’une famille de vignerons pauvres de La Chapelle-de-Guinchay, toujours en Saône-et-Loire. Au moment de la naissance de Lucie, en 1912, dans le 14e arrondissement, ses parents sont établis à Châtenay-Malabry. Jardinier de formation, son père travaillait à la maison Vilmorin, mais les deux époux Bernard louent un bistrot dans Paris1. La maladie de Louis oblige les Bernard à quitter leur bistrot et tous deux travaillent en banlieue dans une blanchisserie de Dugny en 1913, au moment de la naissance de Jeanne, l’unique sœur de Lucie. C’est pour que Louis exerce son métier de jardinier que la famille s’installe dans l’Eure, à Bernay. Mobilisé en 1914, Louis est blessé en 1915 et réintègre son foyer, partiellement invalide, en 1918. Les deux filles sont reconnues pupilles de la nation en 1924. En l’absence de son mari, Louise est placée comme laitière, puis, chez une comtesse, dans l’Eure, puis, installée en ville, elle est couturière pour l’armée. Lucie et sa sœur sont envoyées en 1916 chez les grand-mères de Saône-et-Loire où toute la famille se retrouve au cours de l’été 1918.

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