François-Joseph Bosio, sculpteur, peintre, dessinateur et graveur.

Sculpteur français (né à Monaco le 19 mars 1768, décédé à Paris le 29 juillet 1845), Bosio montre très jeune des dons pour la sculpture et reçoit l’appui du prince de Monaco, Honoré III, qui le recommande à Augustin Pajou, en 1786.

Il suit sur une courte période l’enseignement de Pajou puis retourne à Monaco.

En 1789, la Révolution l’attire à Paris et il s’engage comme volontaire. Il obtient le grade de lieutenant. Par la suite, il quitte l’armée et séjourne en Italie, à Naples et à Rome.

De retour à Paris, en 1807, recommandé par le sculpteur Barlolini qu’il a connu en Italie, Bosio reçoit une commande du directeur général des Musées pour plusieurs bas-reliefs de la colonne de la Grande Armée. Par la suite, très satisfait de son propre buste exécuté par Bosio, le directeur général le présente à l’impératrice. Bosio réalise le buste

Sculpture de F.J. Bosio, carte maximum, Monaco.

de Joséphine qui plait à l’Empereur. Aussi, il est  autorisé à faire le portrait de Napoléon d’après nature, faveur rare accordée uniquement à Canova et à Bosio. Il est très apprécié par l’Empereur qui le traite très familièrement et lui ouvre les portes pour réaliser les portraits des personnalités de la Cour impériale : le roi et de la reine de Westphalie, l’impératrice Marie Louise, la reine Hortense, la princesse Pauline, le prince de Bénévent, la duchesse de Rovigo.

En 1814, il se rallie à la royauté et par la suite, il reçoit de nombreuse commandes : la statue équestre de Louis XIV (Paris, Place des Victoires), Louis XVI auquel un Ange montre le ciel (Paris, Chapelle expiatoire), Henri IV, enfant (Musée du Louvre).

Il réalise aussi le quadrige de l’arc de Triomphe du Carrousel (La Paix conduite sur un char de triomphe), inauguré en 1828, par Charles X.

Il a une période faste, comblé honneurs et de récompenses, qui dure jusqu’à la Révolution de 1830. Par la suite, il est privé de sa pension de 4.000 francs (accordée par Louis XVIII) et sa notoriété déclinant, il reçoit moins de commandes.

Très recherché, Bosio exécute de nombreux portraits : plusieurs bustes de Napoléon 1er et de Louis XVIII ;  Marie de Médicis ; Charles X ; Mme Elisabeth, sœur du roi ; Vivant-Denon ; le duc d’Enghien ; le général Massena ; le général Charrette ; le  maréchal Davoust ; le  maréchal Lauriston ; le comte d’Artois.

Il est l’auteur d’Hercule combattant Acheloüs métamorphosé en serpent, d’Aristée, de Hyacinthe, de la Nymphe Salmacis, œuvres exposées au musée du Louvre, et de Napoléon 1er érigé au sommet de la colonne de Grande Armée de Wimille, près de Boulogne sur Mer.

Il devient membre de l’Institut en 1816.

Il reçoit la croix de la Légion d’honneur en 1815, et devient officier de la Légion d’honneur en 1825. Il est fait chevalier de l’ordre royal de Saint Michel, en 1821.

Il est créé baron par Charles X en 1828 (à l’occasion de l’inauguration du Quadrige de l’Arc de triomphe du Carrousel).

Il est nommé professeur en 1817.

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Sources : Wikiphedias, YouTube

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