Confucius, philosophe.

Confucius ; chinois simplifié : 孔子 ; pinyin : Kǒng Zǐ ; Wade : K’ung-tzu), né le 28 septembre 551 av. J.-C. à Zou (陬) et mort le 11 avril 479 av. J.-C. à Qufu (曲阜) dans l’actuelle province du Shandong, est un philosophe chinois. Son patronyme est Kong, son prénom Qiu, et son prénom social Zhongni. Il est le personnage historique qui a le plus marqué la civilisation chinoise, et est considéré comme le premier « éducateur » de la Chine.

Son enseignement a donné naissance au confucianisme, doctrine politique et sociale érigée en religion d’État dès la dynastie Han et qui ne fut officiellement bannie qu’au début du XXe siècle, avec une résurgence en 1973 (voir Critique de Lin Piao et de Confucius). Ses principaux disciples sont nommés les Douze Philosophes et honorés dans les temples confucéens.

Il est généralement appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et a été latinisé en Confucius par les Jésuites. Les Coréens l’appellent Kong-ja, les Japonais, Kôshi, et les Vietnamiens, Khổng Tử.


Sa figure mi-historique, mi-légendaire est retracée dans sa première biographie issue de Shiji (史記 / 史记, Shǐjì), œuvre de l’historien chinois Sima Qian écrite de 109 à 91 av. J.-C., soit plus de quatre siècles après sa disparition.

Il avait pour nom personnel Kong Qiu (孔丘), et pour nom social Zhongni (仲尼). Aussi appelé respectueusement Kongfuzi (孔夫子 : « maître Kong »), ou simplement Kongzi (孔子).

Le nom latinisé « Confucius », dérivé de Kongfuzi, a été créé au XVIe siècle par des missionnaires jésuites en Chine, probablement par Matteo Ricci.

La famille Kong était originaire de l’État de Song. Kong Fu Jia, son arrière-grand-père, y était le ministre de la guerre. Après que celui-ci fut assassiné, son fils Fang Shu se réfugia dans l’État de Lu, où il mena une carrière militaire. Son fils, Shu Lianghe, allait suivre ses traces et faire lui aussi une brillante carrière militaire. La famille Kong était une famille de grands guerriers. Confucius, fils de Shu Lianghe, fut le premier de sa lignée à abandonner la voie des armes.

Confucius est né le 28 septembre 551 avant notre ère à Zou (陬), ville dont son père était le gouverneur, non loin de la ville de Qufu (曲阜), pays de Lu, actuelle province de Shandong. Sa mère Zheng Zai étant allée prier sur le mont Qiū (丘) le prénomma ainsi.

D’après la légende, des événements extraordinaires auraient précédé sa naissance ; une licorne aurait en outre prédit sa naissance. Elle vomit une tablette de jade qui prédisait la naissance d’un enfant qui soutiendrait la déclinante dynastie Zhou. Au cours de la nuit de sa naissance, deux dragons se seraient posés sur le toit de sa maison. Cinq vieillards, qui restituaient les essences des Cinq Planètes[pas clair], arrivèrent dans sa cour. Des chants célestes se seraient fait entendre. Puis finalement, des voix prophétisèrent : Le Ciel favorisera la naissance d’un fils saint.

Les historiens chinois, depuis deux mille ans, parlent de ce temps très ancien comme étant celui des « Printemps et des Automnes » (春秋), faisant ainsi référence à une chronique racontant ce qui advint entre 771 et 481 av. J.-C. précisément dans cette région que l’on nommait alors le pays de Lu.

Selon la tradition, son père, Shu Lianghe (叔梁紇), était un descendant de Yi Yin (en) (伊尹), premier ministre de Cheng Tang (湯), le fondateur de la dynastie Shang (商朝).

Gouverneur de la principauté de Lu (鲁国 / 魯國, lǔguó), dans le sud-est de l’actuelle province du Shandong, il épousa en secondes noces à l’âge de 65 ans la jeune Zheng Zai, alors âgée de 15 ans.

Il mourut alors que Confucius n’avait que trois ans, laissant sa famille dans la pauvreté.

La famille de Confucius, les Kong, possède l’arbre généalogique le plus grand du monde. Les filiations de père en fils, qui comptent aujourd’hui 83 générations, ont été enregistrés depuis la mort de Confucius. Selon le Comité de Compilation de la Généalogie de Confucius, il compte 2 millions de descendants connus et enregistrés, sur un total de descendants estimés de 3 millions.

Selon le Shiji, Confucius mesurait six pieds neuf pouces de haut, ce qui équivaut à 2,06 mètres. Cette haute stature lui venait de son père qui mesurait lui-même plus de 2,20 mètres.

Dès l’âge de dix-sept ans, grâce à un goût précoce pour les livres et les rites, Confucius serait devenu précepteur. Il se maria à dix-neuf ans et eut son premier fils, Kong Li (孔鯉) un an plus tard. Celui-ci fut suivi de deux filles. Pour vivre, il effectuait probablement des tâches administratives pour le chef de province.

Confucius qui séjournait au pays de Qi (齐国 / 齊國, qíguó) fut reçu à cette occasion par Jiang Ziya (姜子牙, jiāng zǐyá), duc Jiang de Qi, qui le fit mander. Les deux hommes dialoguèrent à propos d’affaires d’État, mais aussi sur des sujets comme la morale et les us et coutumes. Ils se parlèrent régulièrement pendant tout le séjour de Confucius. Le duc Jing, qui aimait les idées de Confucius, était décidé à lui confier des charges dans son gouvernement mais en fut finalement dissuadé par un de ses conseillers, qui craignait probablement pour son poste. Finalement, quand le duc Jiang rencontra une dernière fois Confucius, il lui dit « Je suis trop vieux pour vous employer. » Par la suite, Confucius retourna au pays de Lu.

La légende veut qu’il ait rencontré Lao Zi (老子), père du taoïsme. Il serait allé le trouver, à Luoyang, pour s’enrichir de connaissances concernant les rites de deuil. Ils auraient eu un long échange et, au moment où Confucius allait le quitter, Lao Dan lui aurait dit :

« Selon les traditions, les gens fortunés donnent des présents à leur hôte et les gens pauvres donnent des mots. N’étant pas aisé, je puis néanmoins vous donner des mots : un homme intelligent, grand observateur, se trouvera toujours en danger de mort, car il se plaît à parler des autres. Par son vaste savoir et son solide jugement, il en vient à découvrir ce que les autres ont de plus méprisable. Être fils comme être un simple sujet dépossède du soi. »

Après, Confucius resta sidéré et renonça à parler pendant trois jours – ou un mois – tellement Lao Zi l’avait troublé.

Après la mort de sa mère en -530, il enseigna sa connaissance des textes anciens au petit groupe de disciples qui le suivait. Après quelques emplois subalternes à la cour du duc de Lu, il devint Grand Ministre de la Justice de Lu à l’âge de 53 ans. Yuan Xian était le chef de la maisonnée de Confucius quand celui-ci exerçait la fonction de Ministre de la Justice de Lu. Après la mort de son maître, Yuan Xian partit dans l’État de Wei, où il a vécu reclus et dans la pauvreté.

Cependant, après que ce duc eut préféré prendre du plaisir trois jours durant avec des danseuses au lieu d’assurer sa tâche de gouvernement, Confucius décida de quitter son poste de ministre et, en -496, partit pour quatorze années d’errance, à la recherche d’un souverain capable de l’écouter. Il rentra définitivement à Lu pour se consacrer jusqu’à sa mort, le 11 avril -479, à l’enseignement et à la compilation de textes anciens.

Confucius et ses disciples s’étaient rassemblés dans un bois pour se reposer et écouter l’enseignement du maître. Quand Huan Tui, ministre de la guerre du pays de Song, tenta de l’assassiner en faisant tomber un arbre sur lui. Confucius se contenta de l’éviter. Puis, quelque temps plus tard, accompagné de ses disciples, il quitta le pays de Song.

Confucius et ses disciples étaient dans le pays de Chen quand le roi de Chu envoya des cadeaux à Confucius. Le roi Zhao de Chu voulait solliciter Confucius à exercer une charge dans son gouvernement. Cependant, Chen et Cai, qui étaient des ennemis de Chu, voulaient empêcher cela de se produire et cernèrent Confucius et ses disciples, les amenant dans un état de siège. Le roi de Chu l’ayant appris, qui tenait son camp à Chengfu, détacha un corps d’armée pour les dégager de leur position fâcheuse. L’opération fut un succès et Confucius et ses disciples purent s’échapper. Confucius était tout disposé à exercer une charge au sein du pays de Chu et voulut rencontrer son roi. Mais Zixi, grand conseiller de Chu, sentant sa position au sein du gouvernement de Chu menacée, ne ménagea pas ses efforts pour faire changer d’idée au roi de Chu qui, finalement, renonça.

Étonnamment, Confucius ressemblait physiquement à un homme cruel nommé Yang Huo. Or celui-ci avait commis des exactions contre la population du bourg de Kuang. Les gens de Kuang qui prenaient Confucius pour Yang Huo, le cernèrent et voulurent le pendre. Confucius réussit néanmoins à s’échapper.

Son disciple Ran Qiu, avait été sollicité par Ji Kangzi pour exercer une charge dans le gouvernement de Lu et il rentra à Lu. Après son arrivée, Ran Qiu demanda à Ji Kangzi, premier ministre de l’État de Lu, de faire revenir son maître. Ji Kangzi accepta. Confucius revint à Lu, mais n’allait pas exercer de charge dans le gouvernement. Il continua son enseignement jusqu’à sa mort.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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