Andréa Palladio, architecte.

Andrea di Pietro della Gondola, dit Andrea Palladio, né à Padoue le 30 novembre 1508 et mort à Vicence le 19 août 1580, est un architecte de la Renaissance italienne. Il est l’auteur d’un traité intitulé Les Quatre Livres de l’architecture.

Son œuvre a eu une influence considérable et influence encore aujourd’hui de nombreux architectes.


Alors qu’il était âgé de treize ans, son père l’inscrit pour six années dans l’atelier de l’architecte et sculpteur Bartolomeo Cavazza da Sossano à Padoue. En avril 1523, alors âgé de 15 ans, Palladio s’enfuit à Vicence, mais il est contraint de revenir pour rupture de contrat. Un an plus tard, il s’inscrit à la corporation des sculpteurs de Vicence.

En 1534, il est appelé comme maître d’œuvre par le comte Giangiorgio Trissino pour diriger le chantier de la villa Cricoli. Trissino est un poète, philosophe, lettré et diplomate au service de la curie romaine ; c’est un humaniste, expert d’art militaire et passionné d’architecture. C’est Trissino qui donne le surnom de « Palladio » à Andrea ; avant cela, on l’appelait Andrea di Pietro. Trissino fait admettre Palladio dans le cercle humaniste de Vicence, l’Académia Olympica.

Giangiorgio Trissino, auteur de l’ouvrage épique et poétique L’Italia liberata dai Goti, fait connaître à Palladio les ouvrages de Vitruve et d’Alberti et pousse Palladio à se perfectionner dans les Arts libéraux et l’Humanisme. Trissino et Palladio font, en 1541, un premier voyage archéologique à Rome où ils approfondissent leur connaissance de l’art de bâtir à l’Antique.

Après ce premier voyage, Palladio revient à Vicence où, tout en exerçant son art, il approfondit son étude de Vitruve. Il retourne plusieurs fois à Rome en 1545, 1547 et 1549 pour perfectionner ses relevés qu’il précise et confronte avec les écrits de Vitruve.

Outre Vitruve, dont il est un lecteur attentif, Palladio fait aussi référence à de nombreux auteurs latins tels que Pline, Jules César et à des auteurs qui lui sont plus contemporains comme Leon Baptiste Alberti ou Vasari.

À partir de 1550, malgré la disparition de Giangiorgio Trissino et de Paul III, la renommée de Palladio s’étend à Venise où il dirige la construction de la basilique San Giorgio Maggiore.

En 1554, sous le pontificat de Jules III, Palladio fait son dernier voyage à Rome avec le « révérendissime Daniel Barbaro, Patriarche d’Aquilée », avec lequel il collabora à l’édition du De architectura de Vitruve publié à Venise en 1556. En 1554, toujours, Palladio publie L’Antichità di Roma.

Malgré les représentations des temples de Nîmes dans les Quatre Livres, il semble que Palladio n’ait jamais quitté l’Italie. Il pourrait avoir fait un voyage en Piémont, à la demande d’Emmanuel-Philibert de Savoie pendant l’été 1566. C’est peut-être au cours de ce périple qu’il se rend à La Turbie dont il décrit, toujours dans les Quatre Livres, le monument romain. Son talent est reconnu à Florence, où il est admis en 1566 comme membre de l’Académie du dessin de Florence.

Les Quatre Livres de l’architecture sont édités en 1570 à Venise et comportent les gravures sur bois réalisées sous la direction de Palladio.

Cette même année, Palladio succède à Jacopo Sansovino, décédé, dans la charge d’architecte en chef de la Sérénissime ; il y construit les églises de San Giorgio Maggiore et du Redentore.

Andrea Palladio meurt en 1580 avant d’avoir achevé le Teatro olimpico de Vicence que son disciple Vincenzo Scamozzi terminera.

 

 

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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