Le water-polo.

Le water-polo est un sport collectif aquatique opposant deux formations de sept joueurs. Il fut codifié dans le Royaume-Uni à la fin du XIXe siècle et devint sport olympique en 1900 pour les hommes, et en 2000 pour les femmes.


Une variante du water-polo était pratiquée en Rome ancienne. Populaire chez les légionnaires, ils le propagèrent à travers tout l’empire. Le jeu était pratiqué dans les piscines des thermes.

Match de water-polo lors des Jeux olympiques d’été de 1908 à Londres.
Il faut ensuite attendre 1869 pour voir les membres du club britannique de natation de Bournemouth pratiquer un jeu dont les règles sont assez proches du water-polo moderne. Les premières règles sont édictées en 1870 par le club de natation de Londres. En 1876, les règles sont publiées. Le premier match interclubs se tient en 1874 à Londres. Le premier match international a lieu en 1890. Il met aux prises Angleterre et Écosse. Le premier championnat, celui d’Angleterre, débute en 1888.

Water-polo, carte maximum, Luxembourg.

Une version américaine du jeu se développe à partir de 1897. C’est un jeu plus violent que son homologue britannique. Les Américains pratiquent ce softball (à ne pas confondre avec le sport dérivé du baseball) jusqu’aux années 1930, mais conviennent de respecter les règles britanniques depuis 1914.

Le water-polo est un sport olympique dès 1900 pour les hommes2 et passe sous le contrôle de la FINA en 1911. Un championnat du monde masculin est mis en place à partir de 1913, le championnat féminin à partir de 1986, en complément de la coupe du monde féminine à laquelle elles ont accès en 1979. Les jeux olympiques ne leur sont ouverts qu’en 2000. Les Britanniques dominent les palmarès jusqu’aux années 1920. La France, la Belgique, la Suède, la Hongrie et l’Allemagne rivalisent ensuite avec les créateurs britanniques. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Italie, la Yougoslavie et l’URSS viennent rejoindre l’élite mondiale. En France, les femmes jouent principalement à Tourcoing et à Paris, où est organisé un premier championnat en 1922.

Le jeu évolue, notamment sous l’impulsion des Hongrois, pays où il est extrêmement populaire. Dès 1928, l’entraîneur Bela Komjadi change les données techniques et tactiques en inventant la passe sèche, c’est-à-dire effectuée de sorte que le joueur en réception puisse attraper le ballon avant qu’il ne touche l’eau.

Parmi les principaux poloïstes, citons les Hongrois Tibor Benedek, György Bródy, Dezső Gyarmati, Olivér Halassy, Márton Homonnai, Tivadar Kanizsa,Tamás Kásás, György Kárpáti et István Szívos, les Italiens Gildo Arena, Francesco Attolico, Alessandro Bovo, Paolo Caldarella, Mario Majoni, Eraldo Pizzo, Amedeo Pomilio, Alessandro Campagna, Cesare Rubini et Carlo Silipo, les Espagnols Daniel Ballart, Manuel Estiarte, Miki Oca et Sergi Pedrerol, les Allemands Fritz Gunst, Hagen Stamm, Frank Otto et Erich Rademacher, les Croates Elvis Fatovic, Djuro Savinovic et Ratko Rudic, les serbes (ex Yougoslaves) Igor Milanović, Dušan Popović, Vladimir Vujasinović, Aleksandar Sapic et Mirko Sandić, le Monténegrin Mirko Vicevic, les Britanniques Paul Radmilovic, Charles Smith et Georges Wilkinson, le Russe Dimitri Apanasenko, le Belge Victor Boin et les Français Henri Padou, Pierre Garsau, Armand Mikaelian, Michel Idoux, Marc Crousillat, Dupoux Mederick et Frédéric Audon, Nathan Chudy. Côté féminin, l’Australienne Yvette Higgins est considérée en 2010 par mademan comme l’une des dix meilleures joueuses mondiales , aux côtés des Américaines Brenda Villa, Erika Figge, Maureen O’Toole et Elizabeth Armstrong, auxquelles on peut ajouter Maggie Steffens.

Une équipe de water-polo se compose de 7 joueurs avec 6 remplaçants. L’équipe a 1 gardien qui peut avoir le no 1 et le 13 pour le gardien remplaçant. Même un joueur de champ peut avoir le 13, ce joueur-là est souvent la pointe (ou l’arrière pointe/contre pointe). La pointe a le droit d’aller jusqu’à deux mètres des cages pour recevoir la balle et pour tirer, il s’agit du rôle le plus difficile. Ceux-ci peuvent entrer en jeu à tout moment à partir de leur propre zone d’exclusion (au-delà de la ligne de but), à partir du moment où l’équipe est en possession de la balle. Un gardien de but et 6 joueurs de champ évoluent dans l’eau en même temps, pour chaque équipe.

Le gardien porte le bonnet numéroté 1, de couleur rouge. Les autres joueurs portent des bonnets numérotés de 2 à 13. Le bonnet portant le numéro 13 peut être rouge également si l’équipe possède un gardien remplaçant. L’équipe qui joue à domicile porte les bonnets blancs, les visiteurs, les bonnets bleus. Les joueurs n’ont en aucun cas le droit de mettre une combinaison (faite pour la natation et qui réduit les prises au corps) et doivent porter obligatoirement deux maillots.

Un match officiel se décompose en 4 périodes de 8 minutes chacune de jeu effectif (périodes de 7 minutes dans le cas de match de moins de 13 ans). Ces périodes sont séparées par des temps de repos de 2 minutes sauf entre les 2e et 3e périodes où le repos est de 5 minutes. Chaque équipe peut demander 1 temps mort d’une minute par période lorsqu’elle est en possession de la balle (attaque).

Chaque équipe, dès qu’elle prend possession de la balle (interception, engagement, etc.) dispose d’au plus 30 secondes pour tirer au but. Dans ce cas (qu’il y ait but ou non, ou encore corner), le décompte de ces 30 secondes est réinitialisé. Il est également réinitialisé si un joueur de l’autre équipe est exclu. Si le décompte arrive à son terme, une faute est sifflée et la balle est donnée à l’autre équipe.

Avec les nouvelles régles instaurées, les temps de possession ont changé : ils possédent toujours un temps de 30 secondes par attaque mais (qu’il y ait but ou non, ou encore corner), le temps a été réduit à 20 secondes.

Les 6 joueurs de champ s’organisent habituellement en un demi-cercle, à 2-7 mètres du but adverse, avec un joueur au centre (appelé pointe ou cavalier). Ce poste est assez particulier car le joueur fait face à ses coéquipiers, et tourne donc le dos au gardien adverse. Son rôle est de récupérer une passe, souvent faite sur l’eau, à tourner son défenseur (l’arrière pointe ou contre pointe) pour se retrouver face au gardien et à tirer rapidement. Le jeu pointe/arrière pointe est très engagé et très physique puisqu’une certaine tolérance est laissée aux deux joueurs. L’arbitrage est assez difficile, puisqu’on ne voit que très peu ce qui se passe sous l’eau : à chaque match des coups sont portés à bien des reprises, notamment sous l’eau, et il n’est pas rare de voir disparaître les deux joueurs dans une eau écumante. Lors de la demi-finale « mémorable » des Jeux olympiques de Melbourne en 1956 qui opposa l’URSS à la Hongrie en pleine Guerre froide, la rivalité entre les deux pays a provoqué un déchaînement de violence sur le terrain, à tel point qu’on a parlé d’une piscine ayant une teinte rouge sang.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.