Le curling.

Le curling est un sport de précision pratiqué sur la glace avec des pierres en granite, taillées et polies selon un gabarit international. Le but est de placer les pierres le plus près possible d’une cible circulaire dessinée sur la glace, appelée la maison.

Il est généralement admis que ce jeu a été inventé au XVIe siècle en Écosse, en dépit de l’existence de deux tableaux de Pieter Brueghel l’Ancien qui représentent des paysans hollandais en train de jouer au curling. Le jeu du curling en extérieur était très populaire en Écosse entre les XVIe et XIXe siècles, lorsque le climat hivernal était suffisamment froid pour assurer de bonnes conditions de glace. Le siège de la Fédération mondiale de curling se trouve en Écosse, dans la ville de Perth.

Le curling est un sport officiel olympique en 1924 puis de nouveau à partir de 1998.

Chasseurs dans la neige et Le Trébuchet sont des huiles sur bois du peintre flamand Pieter Brueghel l’Ancien. Les deux tableaux peints en 1565 montrent un jeu qui évoque le curling, l’une sur un étang gelé, l’autre sur la rivière gelée, mais il n’y a pas encore les balais.

Si le jeu semble originaire des Flandres (kluyten), c’est en Écosse qu’il se transforme en sport. Le premier club est créé à Édimbourg en 1795. En 1834, les Écossais édictent des premières règles homogènes qui sont reprises puis affinées par le Grand Club Caledonian, créé en 1838, et qui fait office de première organisation internationale de la discipline.

Le curling arrive en Amérique du Nord vers 1750 via les soldats britanniques. Il reste longtemps un jeu à boire, c’est-à-dire accompagné de grande consommation de whisky. Le Royal Montréal Curling Club est fondé en 1807 par des immigrés écossais. Le premier club aux États-Unis est fondé en 1832. Le premier match international oppose Canadiens et Américains en 1865 à Buffalo. Le jeu est pratiqué en Suisse et dans les pays scandinaves dès la seconde moitié du XIXe siècle.

En France, le curling est parfois qualifié de « pétanque sur glace ». Il s’agit d’un usage impropre car ce terme est la traduction française du Eisstock pratiqué en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.

La piste de jeu du curling (appelée rink en anglais), est constituée d’une surface glacée de 42,07 m (146′) de longueur et d’une largeur allant de 4,3 m (14’2″) à 4,75 m (15’7″), préparée avec grand soin pour être la plus plane possible pour permettre aux pierres de glisser avec le moins de friction possible. Une des clés de la préparation de cette surface est d’arroser la glace avec de fines gouttelettes d’eau, ce qui donne un fini perlé à la glace. Les conditions de jeu ont tendance à évoluer pendant la durée de la partie.

La « maison » comporte une série de cercles concentriques de 3,66 m (12′), 2,43 m (8′), 1,22 m (4′) et 0,3 m (1′) de diamètre, qui sont peints à chaque extrémité. Le centre de la maison, marqué par la jonction de la ligne de « T » et de la ligne médiane, se situe à 3,66 m (12′) des appuie-pieds. Deux autres lignes complètent l’ensemble : la ligne arrière, située en travers de la piste et juxtaposée à l’extrémité extérieure de la “maison”, et la ligne de jeu, généralement plus large, celle-ci, toujours en travers de la piste, située à 10,06 m (33′) des appuie-pieds.

La pierre de curling utilisée pour le jeu est de forme circulaire, d’une circonférence maximale de 91,44 cm (1 yard anglais), d’une hauteur minimale de 11,43 cm (4,5 pouces.) et d’un poids compris entre 17,24 kg (38 livres) et 19,96 kg (44 livres). Elle est équipée d’une poignée à son sommet qui permet de la faire pivoter avant d’être relâchée.

Une particularité des pierres est que leur base n’est pas plate mais concave et la surface de glisse de la pierre est de 6 à 12 mm moins large que la largeur de la pierre. Cette petite différence permet de donner un effet à la pierre qui aura tendance à suivre une trajectoire courbée (les spécialistes disent qu’elle curle, de l’anglais to curl, courber). Le degré de curl dépend de plusieurs facteurs pendant le jeu, notamment de la vélocité imprimée à la

pierre lors de son lancement, de la préparation de la glace perlée, du réchauffement des petits pitons glacés par balayage lors de sa glisse vers la maison. Les raisons physiques de cette trajectoire sont complexes et demeuraient jusqu’à récemment incomprises (lubrification par un film liquide ou frottement solide). Deux scientifiques canadiens ont cependant développé un modèle mathématique expliquant assez fidèlement la trajectoire des pierres, selon un principe de pivot et glissement.

Les Écossais, en particulier, estiment que les pierres de curling de la meilleure qualité sont faites à partir d’une variété spéciale de granite, l’ailsite, que l’on trouve sur l’Ailsa Craig, une île escarpée située à 16 km de la côte d’Ayrshire, au sud-ouest de l’Écosse. Cet ailsite est un micro-granite contenant de la riébeckite. En 2004, on estimait que 60 à 70 % de toutes les pierres de curling étaient faites de granite provenant de cette île. Une autre des principales sources pour les pierres de curling est la carrière de granite de Trefor dans le Pays de Galles.

Source : Wikipédia.

 

 

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