Karl Friedrich May, écrivain.

Karl Friedrich May [kaːɐ̯l ˈfʁiːdʁɪç maɪ̯]2, né à Hohenstein-Ernstthal le 25 février 1842 et mort à Radebeul le 30 mars 1912, est l’un des écrivains allemands les plus vendus au monde, notamment pour ses romans d’aventures au Far West dont les deux héros sont le Blanc Old Shatterhand et l’Apache Winnetou.

Il écrivit aussi des romans d’aventures se déroulant au Proche-Orient, dont le héros Kara Ben Nemsi est accompagné par Hadschi Halef Omar (par exemple dans Une visite au pays du diable, il décrit les Yézidis de manière positive), ainsi que des histoires comme Surcouf le corsaire, ou moins connues situées dans son Allemagne natale, des poésies, une autobiographie et un jeu. Il a aussi composé deux célèbres chants romantiques allemands Ne m’oublie pas et une version du Je vous salue Marie.


May, carte maximum, Allemagne.

May naquit dans une famille pauvre , cinquième enfant sur quatorze. Il souffrit de cécité peu de temps après sa naissance, due sans doute à la malnutrition. Il retrouva la vue après une opération chirurgicale et un traitement médical à l’âge de 5 ans. Il alla à l’école, en Saxe, à Waldenburg. Durant ses études, il devint enseignant, il commença à écrire, mais resta sans succès pendant longtemps. Pendant qu’il travaillait comme enseignant, il commit un certain nombre de petits larcins et fut emprisonné plusieurs fois.

Ce n’est qu’à partir de 1875 que May eut du succès en tant qu’écrivain, devenant extrêmement populaire. Beaucoup de ses livres sont écrits à la première personne par le narrateur-protagoniste et il prétendit parfois avoir vécu ce qu’il décrivait. Il est possible qu’il ait été un menteur compulsif.

Il utilisa de nombreux noms de plume : capitaine Ramon Diaz de la Escosura, M. Gisela, Hobble-Frank, Karl Hohenthal, D. Jam, Prince Muhamel Lautréamont (peut-être en référence au poète français Lautréamont), Ernst von Linden, P. van der Löwen, Emma Pollmer, Richard Plöhn, et Franz Langer. Aujourd’hui, ses livres sont publiés sous son vrai nom.

Karl May se maria en 1880 avec Emma Pollmer dont il divorça en 1903. Dans la même année il se maria avec Klara Plöhn, sa secrétaire. Née en 1864, celle-ci mourut en 1944.

La France est le premier pays à avoir traduit (ou plutôt adapté) ses œuvres, dès 1881, sous l’impulsion d’une admiratrice, J. de Rochay (pseudonyme de Juliette Charoy, 1840-1898) à qui May répondait en français. Durant un siècle, des traductions sont régulièrement publiées en français, avec des fortunes diverses (souvent des adaptations très raccourcies) jusqu’à ce qu’en 1982 Flammarion interrompe l’édition de ses œuvres dans la

collection “Bibliothèque du Chat perché”. Depuis, Karl May a sombré dans l’oubli en France, malgré la diffusion de deux soirées Théma sur la chaîne franco-allemande Arte en 1997 et 2007, avec la rediffusion de films avec l’acteur Pierre Brice, une gloire en Allemagne mais peu connu en France. Depuis, plus aucune édition ou traduction française n’a été publiée, jusqu’à ce que l’Association française Karl May commence à en rediffuser quelques-uns (parfois dans des versions revues et complétées). Il semble que le lien entre Karl May et la France soit rompu, peut-être durablement.

Il visita l’Amérique du Nord seulement en 1908, n’allant pas plus loin que Buffalo, dans l’État de New-York. Sa méconnaissance du Far-West était compensée par une ingénieuse combinaison de créativité, d’imagination et de sources d’information incluant cartes, comptes rendus et guides de voyage, ainsi que des études d’anthropologie.

Karl May mourut le 30 mars 1912 des suites d’une crise cardiaque.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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