Vladimir Ghika, prélat catholique.

Vladimir Ghika, Vladimir Ghyka ou Vlad Ghica, né à Constantinople le 25 décembre 1873 et mort à la prison de Jilava (près de Bucarest) le 16 mai 1954, est un prélat roumain issu d’une famille princière. Initialement orthodoxe, il passe au catholicisme et est ordonné prêtre catholique. Diplomate du Saint-Siège, fondateur d’hospices, adversaire du nazisme et du communisme, il est arrêté à près de 80 ans et meurt sous la torture en prison.

Il est déclaré bienheureux et martyr le 31 août 2013. Il est fêté le 16 mai.


Vlad Ghica était le cinquième enfant du prince Jean Ghica, général et ambassadeur roumain auprès de l’Empire ottoman, et de son épouse, née Alexandrine Moret de Blaremberg. Il appartenait à la dynastie princière Ghica qui régna sur la Moldavie et la Valachie du xviie au xixe siècle. Son grand-père était Grigore V Ghica.

Élevé selon la tradition familiale dans la foi orthodoxe, il suivit ses études à Toulouse et à Paris, puis chez les Dominicains à l’Angelicum de Rome. Tourmenté par la recherche de l’unité des chrétiens et convaincu qu’elle pouvait être réalisée en reconnaissant la primauté du pape, il fit profession de la foi catholique en 1902. Il obtint un doctorat en théologie.

De retour en Roumanie, Vlad Ghica fonda un dispensaire des Filles de la Charité et organisa en 1913 un lazaret pour les victimes du choléra. Il regagna Paris quelques années plus tard et, à l’âge de 50 ans, fut ordonné prêtre le 7 octobre 1923 par l’archevêque de Paris, le cardinal Louis-Ernest Dubois. Le pape lui accorda l’autorisation de célébrer la messe selon les deux rites, latin et byzantin. En ce sens, Vlad Ghica se situait « à la croisée des mondes oriental et latin », comme un « précurseur en œcuménisme moderne ».

À Paris, Vlad Ghica, désormais connu comme Vladimir Ghyka ou Ghika, s’installe à l’« Église des étrangers » au 33, rue de Sèvres (actuelle église Saint-Ignace). Il est proche de Jacques Maritain, d’Emmanuel Mounier, de Paul Claudel, de Charles Du Bos et, d’une manière plus générale, des intellectuels catholiques qui se retrouvaient autour des Maritains et des Bénédictines de la rue Monsieur. Il choisit alors de vivre parmi les déshérités et partit exercer son apostolat dans un bidonville de Villejuif, où il fut notamment à l’origine de l’église Sainte-Thérèse.

En 1931, Pie XI le nomma protonotaire apostolique et l’envoya en mission au Japon et aux Congrès eucharistiques internationaux de Sydney, Carthage, Dublin, Buenos Aires, Manille et Budapest. Quand éclata la Seconde Guerre mondiale, Vlad Ghica sollicita l’autorisation, qui lui fut accordée, de rentrer à Bucarest. En liaison avec la nonciature, il s’occupa principalement des réfugiés polonais qui avaient fui l’invasion nazie, et pendant plusieurs années il se consacra aux plus démunis.

Après la guerre et la chute de la monarchie, il fait parvenir au Saint-Siège des rapports sur les persécutions du régime communiste de Roumanie contre les églises gréco-catholiques et romano-catholique. Il est arrêté le 18 novembre 1952 par la Securitate, la police politique communiste, accusé d’« espionnage au profit d’une puissance impérialiste » (le Vatican), puis condamné à trois ans d’incarcération au terme d’un simulacre de procès en même temps que cinq autres prêtres. Malgré son grand âge, il est privé de sommeil, insulté, maculé d’excréments, battu jusqu’au sang, torturé. Il mourut le 16 mai 1954 à l’infirmerie de la prison de Jilava, des suites de ces mauvais traitements. Sa tombe est visible au cimetière Bellu de Bucarest (zone 19). Les inscriptions en grec sur sa tombe rappellent qu’il fut  orthodoxe jusqu’à l’âge de 29 ans.

Source : Wikipédia.

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