L’anthrène.

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Faune
  • Commentaires de la publication :0 commentaire
  • Temps de lecture :4 min de lecture

Anthrenus verbasci, l’anthrène du bouillon blanc ou anthrène bigarré des tapis, est une espèce de coléoptères de la famille des Dermestidae, sous-famille des Megatominae, tribu des Anthrenini et du genre Anthrenus. D’environ 3 mm, considérée comme très nuisible à l’homme, il se nourrit de fibres naturelles, il ravage vêtements et meubles.

Sa larve est de type « chenille oursonne » ; d’une pilosité abondante, elle rappelle celles de l’Écaille martre (Arctia caja) et d’autres lépidoptères de la sous-famille des Arctiinae.

Il est le premier insecte pour qui fut démontré le rythme circadien annuel, ce qui fait de lui un sujet d’étude typique de rythme circannuel chez les animaux.


Les larves d’A. verbasci ont une taille généralement comprise entre 4 et 5 mm. Le corps est coloré suivant un motif de bandes alternant des nuances de brun clair et foncé. Le corps est plus large à l’arrière et s’étoffe de trois paires de touffes de soies utilisées comme moyen de protection.

Les imagos ont une taille allant de 1,7 à 3,5 mm. Leurs élytres sont recouverts d’écailles de deux couleurs variant elles aussi sur des nuances de brun comme les chenilles. De nombreuses écailles proches du blanc sont concentrées dans la zone autour du pronotum. Les antennes comportent onze articles et se terminent par une massue en trois segments3.

Le cycle de vie d’A. verbasci est plutôt inhabituel pour un insecte : il lui faut de un à trois ans pour passer de l’état de larve à celui d’adulte (selon les conditions environnementales).

Les œufs éclosent au printemps et au début de l’été, souvent près d’un nid d’oiseaux (dont ceux du moineau domestique et du martinet des maisons) ou dans les garde-robes. Les larves se nourrissent de fibres naturelles pendant tout leur développement, jusqu’à la diapause qui précède la pupaison. La durée de cette période de dormance dépend de facteurs environnementaux, dont le plus important est probablement le photopériodisme.

L’exuviation intervient entre fin mai et début août, permettant aux adultes fraîchement ailés d’aller se nourrir du pollen des plantes fleuries. Pendant cette période les adultes s’accouplent, pondent de nouveaux œufs et le cycle recommence.

Parmi les prédateurs naturels d’A. verbasci, l’un des plus étudiés est la guêpe parasitoïde Laelius pedatus6. Lorsqu’une femelle de L. predatus rencontre une larve d’A. verbasci elle se pose sur sa face dorsale et plante son long ovipositeur dans le thorax de l’animal afin de le paralyser. Par réflexe la larve dresse ses dures soies défensives contre la guêpe. Les soies se détachent et restent fichées dans la guêpe subissant alors une quelconque forme d’irritation. Cette forme de défense semble pourtant inefficace car la plupart des attaques de L. predatus à l’encontre des larves d’A. verbasci sont abouties. Toutefois, l’espèce Anthrenus flavipes aux soies plus longues et se défendant de la même façon possède un taux de réussite nettement supérieur.

Si l’attaque de la guêpe réussit, la larve est paralysée de façon permanente et l’échange dure environ 40 secondes. Cette paralysie permet à la guêpe de retirer les éventuelles soies urticantes qu’elle aurait pu recevoir durant l’attaque. Elle peut attendre jusqu’à 24 heures avant de pondre ses œufs dans le corps de la victime. Pendant ce temps elle vérifiera souvent l’état de paralysie de la larve en la mordant et en étudiant sa réaction. Quand la guêpe a fini de retirer les soies de son propre corps elle pond entre deux et quatre œufs sur le corps de la larve. Les œufs éclosent entre trois et quatre jours plus tard et se nourrissent de leur hôte jusqu’à sa mort. Les larves de la guêpe s’enferment ensuite dans des cocons près du cadavre d’A. verbasci jusqu’à leur éclosion.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.