Lyndon B. Johnson, 36ème Président des Etats-unis.

Lyndon Baines Johnson, connu sous ses initiales LBJ, né le 27 août 1908 à Stonewall (Texas) et mort le 22 janvier 1973 à Johnson City (Texas), est un homme d’État américain, 36e président des États-Unis, après en avoir été le 37e vice-président.

Membre du Parti démocrate, Johnson est représentant des États-Unis pour le Texas de 1937 à 1949 et sénateur fédéral de 1949 à 1961, dont six ans en tant que chef de la majorité du Sénat, puis deux ans en tant que chef de l’opposition au Sénat et deux ans en tant que whip de la majorité au Sénat. Après avoir tenté en vain d’obtenir l’investiture présidentielle du Parti démocrate, il accepte la proposition de John F. Kennedy de devenir son colistier pour l’élection présidentielle de 1960. Le ticket démocrate l’emporte de justesse face au ticket républicain mené par Richard Nixon.

Le jour même de l’assassinat en cours de mandat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963, il accède à la présidence des États-Unis en sa qualité de vice-président. Il termine la présidence de Kennedy, puis est élu sur son propre nom, l’emportant largement à l’élection présidentielle de 1964. Son mandat est marqué par de violentes émeutes raciales et des assassinats politiques, notamment ceux de Malcolm X, Martin Luther King et Robert Francis Kennedy. Johnson conçoit le programme politique de « Great Society », qui comprend des lois qui soutiennent les droits civiques des minorités, la radiodiffusion publique, la protection de l’environnement, l’aide à l’éducation. Il lance un programme de « guerre contre la pauvreté », créant ainsi le Medicare et le Medicaid et signe en 1965 le Voting Rights Act. Le comportement dominateur de Johnson est resté célèbre, notamment son fameux « traitement Johnson », par lequel il s’imposait physiquement à ses interlocuteurs1, et dont il a souvent abusé même face aux plus influents hommes politiques pour les forcer à accepter ses législations.

Johnson, carte maximum, USA.

Simultanément, il doit gérer la première partie de la guerre du Viêt Nam, où l’implication américaine s’intensifie. La guerre se prolongeant, la  popularité de Johnson connaît une baisse importante. Après les élections au Congrès de 1966, l’hypothèse d’une réélection de Johnson à l’élection présidentielle de 1968 semble compromise en raison des turbulences que suscite l’opposition à la guerre du Viêt Nam au sein du Parti démocrate et en raison des émeutes raciales. Malgré les échecs de sa politique étrangère, un certain nombre d’historiens tirent un bilan favorable de sa présidence du fait des réformes qu’il a su réaliser en politique intérieure. Après la primaire du New Hampshire, lors de laquelle il est mis en difficulté, il se retire de l’investiture démocrate et renonce ainsi à briguer un nouveau mandat  présidentiel à l’occasion de l’élection présidentielle de 1968, qui est  remportée par le républicain Richard Nixon.


En 1937, Johnson se présente à la Chambre des représentants des États-Unis lors des élections partielles du 10e district du Texas pour représenter Austin et le comté voisin de Hill. Il base sa campagne sur le principe du New Deal et est aidé efficacement par sa femme, Lady Bird Johnson.

Le président Franklin Delano Roosevelt montre un intérêt personnel pour le jeune Texan dès son élection. Johnson est affecté au Comité des affaires navales, position d’une grande importance pour un jeune élu. En 1941, Johnson se présente au Sénat dans une élection partielle, contre le  gouverneur sortant du Texas, W. Lee « Pappy » O’Daniel. Johnson est battu, mais seulement après un recomptage de bulletins de vote dans une élection marquée par des fraudes massives de part et d’autre.

Johnson sert brièvement lors de la Seconde Guerre mondiale en tant que lieutenant commander (capitaine de corvette) dans la Marine et est décoré de la Silver Star (étoile d’argent), de la médaille de la campagne dans le Pacifique Sud et de la médaille de la Victoire. Cependant les circonstances qui lui ont valu cette récompense sont controversées, l’attribution aurait été en réalité motivée par des motifs politiques.

En 1948, Lyndon B. Johnson se présente de nouveau au Sénat et, cette fois ci, il est élu. Mais les résultats de cette élection sont aussi très discutés, car bien qu’il remporte l’élection générale avec une majorité écrasante il ne gagne l’élection primaire que par 87 voix sur un million de suffrages exprimés. Une plainte est officiellement déposée, mais Abe Fortas, que Johnson engage pour le représenter devant la cour fédérale, parvient à arrêter l’enquête. Une fois au Sénat, Johnson est affecté au Comité des forces armées et, plus tard en 1950, il participe à la création du Sous-comité d’enquête sur la mise en état d’alerte des forces armées. Johnson en devient le directeur et dirige plusieurs enquêtes sur les coûts et l’efficacité de la défense américaine. Ces investigations lui valent l’attention nationale ainsi que le respect de ses aînés au Sénat.

En 1952, il sponsorise l’ouverture d’un concours international pour l’établissement, à partir des eaux du Yarmouk, d’un projet d’aménagement et d’irrigation, de la vallée de Jourdain, afin d’y implanter, suivant le programme établi aux États-Unis, 100 000 Palestiniens dépossédés de leurs terres par Israël entre 1948 à 1949.

Après seulement quelques années passées au Sénat, Johnson gravit les échelons du pouvoir. En 1953, il est choisi par ses collègues démocrates pour être le chef de l’opposition. Il devient au passage le plus jeune titulaire de ce poste de l’Histoire, tous partis confondus. En 1954, Johnson est réélu au Sénat, et comme les démocrates y ont remporté la majorité des sièges, il est cette fois chef de la majorité. Son travail consiste à préparer un programme législatif et à aider à l’adoption des mesures proposées par les démocrates.

Le succès de Johnson au Sénat fait de lui un candidat démocrate potentiel pour la présidentielle de 1956, il est le « fils préféré » du Texas lors de la convention nationale du parti de cette année. Le républicain Eisenhower sera réélu.

En 1960, Johnson forme une coalition appelée Stop Kennedy avec Adlai Stevenson, Stuart Symington, et Hubert Humphrey et obtient 409 voix lors la convention démocrate, mais John F. Kennedy, le sénateur du Massachusetts, est élu dès le premier tour de scrutin. Tip O’Neill, représentant du Massachusetts, État d’origine de Kennedy, se rappelle que Johnson s’est approché de lui lors de la convention et lui a dit : « Je sais que vous devez au début soutenir Kennedy mais je tiens à vous avoir avec moi au second tour ». O’Neill répondit : « Sénateur, il n’y aura pas de second tour ».

Néanmoins, Kennedy se rend compte qu’il ne pourra pas être élu sans l’appui des démocrates du sud traditionnel, dont la plupart ont soutenu Johnson. Par conséquent, malgré leur rivalité il prend Johnson comme colistier et candidat au poste de vice-président. Certaines sources (comme Arthur Meier Schlesinger Jr.) disent que Kennedy offrit le poste à Johnson à titre de courtoisie mais qu’il pensait qu’il n’accepterait pas. D’autres (comme W. Marvin Watson) affirment que la campagne de Kennedy était compromise pour gagner l’élection présidentielle contre Richard Nixon et Henry Cabot Lodge, Jr., et qu’il avait besoin de Johnson comme co-listier l’emporter dans les États du sud. Selon d’autres sources encore, Kennedy ne voulait pas de Johnson (son premier choix aurait été Symington) mais c’est celui-ci qui aurait sollicité la vice-présidence et fait pression sur Kennedy pour obtenir la place avec l’aide du speaker Sam Rayburn.

En même temps qu’il concourait pour obtenir la vice-présidence, Johnson cherchait à gagner un troisième mandat au Sénat. Il l’emporta sur les deux tableaux le 5 novembre 1960 (il avait changé la loi du Texas pour pouvoir se présenter aux deux postes). Ayant gagné la vice-présidence, il démissionna du Sénat, comme il était tenu de le faire, le 3 janvier 196110. (En 1988, le candidat à la vice-présidence du parti démocrate, Michael Dukakis, en profita pour conserver son siège au Sénat après sa défaite face à George H. W. Bush. La même chose eut lieu pour le sénateur Joseph Lieberman du Connecticut en 2000 après la défaite d’Al Gore face à George W. Bush. En 2008, Joe Biden a été élu vice-président et réélu sénateur américain, comme Johnson l’avait fait en 1960.)

Johnson a été réélu sénateur avec 1 306 605 voix (58 %) face au  républicain John Tower 927 653 voix (41,1 %). Le démocrate William A. Blakley est nommé pour remplacer Johnson en tant que sénateur, mais perd l’élection partielle de mai 1961 face à John Tower.

Après l’élection et l’investiture, Johnson se retrouve sans pouvoir. Il tente d’abord de transférer l’autorité du chef de la majorité du Sénat à la vice-présidence, puisque cette charge faisait de lui le Président du Sénat, mais fait face à une opposition véhémente de la part de la coalition démocrate, y compris ceux sur lesquels il avait compté comme ses partisans11. Les limites de son influence furent encore mises en relief plus tard cette année-là quand Kennedy nomma Sarah T. Hughes, une amie de Johnson, comme Juge fédéral de la magistrature ; alors que Johnson avait échoué à obtenir cette nomination pour Hughes au début de sa vice-présidence, le Président de la Chambre des représentants Sam Rayburn venait de la marchander avec Kennedy, en échange de son soutien sur une loi.

Kennedy s’efforce de garder Johnson occupé, informé, et souvent présent à la Maison-Blanche, mais certains de ses conseillers et des membres de la famille Kennedy sont dédaigneux envers lui. Kennedy le nomme à des postes tels que chef du Comité du président sur l’égalité des chances au travail, ce qui permet à Johnson de s’occuper des Afro-Américains et des autres minorités. Bien que Kennedy puisse avoir eu l’intention que cela soit pour Johnson une position plutôt symbolique, Taylor Branch dans le Pillar of Fire affirme que Johnson contribua à pousser les actions de  l’administration Kennedy pour les droits civiques plus loin et plus vite que Kennedy ne l’avait prévu au départ. Branch note l’ironie que Johnson, sur lequel la famille Kennedy comptait pour apaiser les électeurs conservateurs du sud, soit devenu l’avocat des droits civils. En particulier, il constate que le discours de Johnson lors du Memorial Day de 1963 à Gettysburg, en Pennsylvanie, fut un catalyseur qui conduisit à plus d’action.

Johnson s’occupe de nombreuses missions diplomatiques mineures, ce qui ne lui donne qu’un aperçu limité des questions internationales. Il lui est permis de suivre les réunions du Cabinet et du Conseil de sécurité nationale. Kennedy donne à Johnson le contrôle de toutes les nominations  présidentielles impliquant le Texas, et il est nommé président du President’s Ad Hoc Committee for Science. Lorsqu’en avril 1961, les Soviétiques battent les États-Unis pour mener le premier vol spatial habité, Kennedy charge Johnson de trouver une prouesse scientifique qui pourrait rétablir la prédominance mondiale des États-Unis. Johnson savait que le programme Apollo et l’élargissement de la NASA étaient réalisables, il guide donc la recommandation vers le programme de l’envoi d’un Américain sur la Lune.

Le vice-président Johnson est complètement tenu à l’écart des opérations lors de la crise des missiles de Cuba en 1962.

En août 1963, Johnson est touché par un scandale au Sénat quand Bobby Baker, le secrétaire de la majorité au Sénat, un protégé de Johnson, fait l’objet d’une enquête par le Comité d’éthique du Sénat pour des allégations de corruption et malfaisance financière. Baker démissionne en octobre et l’enquête s’arrête avant de toucher Johnson. Mais la publicité négative de l’affaire fut telle qu’elle alimenta des rumeurs dans les milieux de Washington selon lesquelles Kennedy avait pris la décision de rayer Johnson du ticket démocrate pour l’élection présidentielle de 1964. Le 31 octobre 1963, Kennedy nie cependant que ce soit le cas devant un journaliste.

Lyndon Johnson est investi président des États-Unis à bord d’Air Force One, à l’aéroport de « Love Field » de Dallas, deux heures et huit minutes après l’assassinat du président John F. Kennedy, le 22 novembre 1963. Il est investi par la juge fédérale Sarah T. Hughes, une amie de la famille, faisant de lui le premier président investi par une femme. Il est également le seul président à avoir prêté serment sur le sol du Texas. Johnson n’a pas juré sur la Bible, car il n’y en avait aucune sur Air Force One. Un missel catholique romain trouvé dans le tiroir du bureau de Kennedy fut utilisé pour le serment.

Depuis, de nombreux livres et documentaires ont soutenu l’hypothèse selon laquelle Johnson aurait fait partie des commanditaires et des organisateurs du meurtre de John F. Kennedy. C’est également l’opinion de l’épouse de ce dernier, Jacqueline Kennedy. Peu avant son assassinat, le président Kennedy avait fait part à des confidents, parmi lesquels sa secrétaire particulière à la Maison-Blanche, Evelyn Lincoln, de sa volonté de choisir un autre colistier que Lyndon Johnson lors de l’élection présidentielle de 1964. Johnson était en effet impliqué dans pas moins de quatre enquêtes criminelles ; celles-ci furent classées après l’accession de Johnson à la présidence.

Dans les jours suivant l’assassinat, Lyndon B. Johnson, prononce une allocution devant le Congrès, et déclare notamment : « Aucun discours ou éloge ne pourrait plus éloquemment honorer la mémoire du Président Kennedy que de valider le plus tôt possible le projet de loi des droits civiques pour lequel il a combattu si longtemps. »

Cependant, Johnson doit faire face à de nombreux problèmes à son arrivée à la Maison-Blanche. Il a l’impression que le personnel en poste, nommé par Kennedy, reste attaché à ce dernier et ne le respecte pas. Il en remplace une partie. Restent Bobby Kennedy, ministre de la Justice, dont il a besoin malgré leur animosité réciproque, Robert McNamara, secrétaire à la  Défense, Dean Rusk, secrétaire d’État, jusqu’en 1966 McGeorge Bundy. Durant la première année de son mandat, Johnson se dispute notamment avec des sénateurs et le rédacteur de ses discours, qui veulent conserver la mémoire de Kennedy et refusent de soutenir ses propositions. Entre au début 1964 un républicain, Thomas Mann, comme sous-secrétaire d’état aux affaires latino-américaines. Ted Sorensen s’en va. Johnson parvient à faire passer sa politique et, en 1964, le Congrès vote une loi sur la réduction des impôts et la loi sur l’égalité des chances, dans le cadre de la guerre contre la pauvreté que Johnson a décrétée lors de son discours sur l’état de l’Union de janvier 1964.

À l’étranger, en Amérique latine c’est la politique impérialiste du Gros Bâton qui est imposée. Ainsi en est-il du rétablissement, le 14 décembre 1963, des relations diplomatiques avec la république dominicaine que Kennedy avait rompues après le coup d’état militaire du 24 septembre 1963 contre Juan Bosch et peu après avec la dictature militaire du Honduras installée le 3 octobre 1963 ; de la répression en janvier 1964 des  manifestations à Panama par les GI ; de l’aide au coup d’état au Brésil du 31 mars 1964 ou Opération Brother Sam ; du soutien inconditionnel aux dictatures de Haiti, du Paraguay ; et à partir de 1965 du combat contre les Tupamaros en Uruguay. Au Viêt Nam ce sera en août 1964 la Résolution du golfe du Tonkin, soit la constitutionnalisation des bombardements américains sur le Nord Viêt Nam prétextés par les incidents du golfe du Tonkin, et dont on découvrira en 1968 qu’ils relevaient d’un coup monté. Cependant avec l’URSS la politique de coexistence pacifique est maintenue. La promesse formulée par Kennedy à Khrouchtchev après la Crise des missiles de ne pas envahir Cuba est renouvelée.

Le président Johnson n’est pas favori pour l’investiture du Parti démocrate, d’autant que Robert Francis Kennedy, le frère de l’ancien président, était plébiscité pour le ticket de vice-président. De plus, sa politique sur les droits civiques rencontre une forte opposition dans les États sudistes, surtout le gouverneur de l’Alabama George Wallace, qui se présenta contre lui lors de la primaire démocrate. Il fut choisi comme candidat à la présidence des États-Unis, en compagnie de son colistier Hubert Humphrey, sénateur du Minnesota au cours de la convention démocrate d’Atlantic City dans le New Jersey, du 24 au 27 août 1964.

Le 3 novembre 1964, Lyndon B. Johnson arrive largement en tête devant le candidat républicain Barry Goldwater, qui ne remporte que l’Arizona et les États du Sud, excepté l’Arkansas, la Caroline du Nord et la Floride. Il remporte l’élection présidentielle avec le plus large vote populaire (61,1 %) et 486 grands électeurs, parmi lesquels ceux de l’Alaska et la Californie (État originaire de Richard Nixon). C’est la seule élection présidentielle où l’Alaska choisira le candidat démocrate.

Lyndon B. Johnson pouvait se représenter une seconde fois en 1968, n’ayant été élu qu’en 1964. Son premier mandat ayant duré à peine plus d’un an, il pouvait donc concourir selon le vingt-deuxième amendement. Il n’avait aucune intention de choisir un autre candidat à la vice-présidence  qu’Hubert Humphrey. Cependant il devait faire face à deux candidatures importantes. La première fut celle de Robert Francis Kennedy, frère de l’ancien président, qui n’aimait pas beaucoup Johnson et avait quitté le gouvernement en septembre 1964. La seconde fut celle du gouverneur de l’Alabama George Wallace, qui luttait pour le maintien de la ségrégation raciale dans les États du Sud. Johnson ne remporta qu’une seule primaire, celle du New Hampshire, et subit de gros revers, notamment en Pennsylvanie.

Le 31 mars 1968, à l’occasion d’un discours retransmis en direct à la télévision, Johnson annonce, à la surprise générale, qu’il ne cherchera pas à obtenir un second mandat. Il annonce également l’arrêt immédiat et sans conditions des raids au Viêt Nam et appelle Hô Chi Minh à négocier la paix20. La campagne présidentielle est marquée par deux assassinats, celui de Martin Luther King le 4 avril 1968 à Memphis et celui de Robert Francis Kennedy le 6 juin 1968 juste après sa victoire à la primaire de Californie, ce qui faisait alors de lui le candidat démocrate le mieux placé face au candidat républicain.

La convention du Parti démocrate de Chicago du 26 au 29 août 1968 désigna le vice-président Hubert Humphrey comme candidat à la présidence, avec le sénateur du Maine Edmund Muskie comme candidat à la vice-présidence. Cependant, le parti dut affronter le dissident George Wallace qui décide de se maintenir comme candidat indépendant.

Le 5 novembre 1968, Richard Nixon remporta l’élection présidentielle avec 110 grands électeurs de plus qu’Hubert Humphrey (301 contre 191) et 512 000 voix d’avance du vote populaire. De son côté, George Wallace gagna 46 grands électeurs (Alabama, Arkansas, un électeur de Caroline du Nord, Géorgie, Louisiane, Mississippi) et 13,5 % du vote populaire.

À la fin de son mandat en 1969, Johnson se retire dans son ranch de Johnson City au Texas. C’est là qu’il décède à 3 h 39 du matin le 22 janvier 1973, des suites d’une crise cardiaque. Sa santé avait été affectée par des années de forte consommation de tabac, d’alcool, une mauvaise alimentation et un stress extrême. Il meurt ainsi deux jours après la seconde inauguration du mandat de Richard Nixon, à une date qui aurait pu être la fin de son propre second mandat présidentiel s’il avait décidé de le renouveler. Il meurt durant les tractations États-Unis-Viêtnam qui aboutirent quelques jours plus tard aux accords de paix de Paris.

Il est honoré par des obsèques nationales au cours desquelles le membre du Congrès du Texas James Jarrell Pickle et l’ancien secrétaire d’État Dean Rusk font un éloge funèbre dans l’enceinte du Capitole. Les funérailles ont lieu le 25 janvier à la National City Christian Church à Washington, lieu qu’il avait souvent fréquenté en tant que président. Le service funéraire est présidé, comme de coutume lors de funérailles nationales, par le président en titre Richard Nixon, en présence de dignitaires étrangers tels que l’ancien Premier ministre japonais Eisaku Satō, qui a servi durant la présidence de Johnson. L’éloge est prononcé par le révérend George Davis, pasteur de l’église, et W. Marvin Watson, ancien ministre des Postes. Nixon ne prend pas la parole.

Johnson est enterré dans le Johnson Family Cemetery (qui peut être vu aujourd’hui par les visiteurs dans le Lyndon B. Johnson National Historical Park à Stonewalln au Texas), à quelques pas de la Reconstructed Birthplace, reconstruction de sa maison natale.

Source : Wikipédia.

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