Ville de Vaux-sur-mer (Charente-maritime).

Vaux-sur-Mer  est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Vauxois et les Vauxoises.

Localisée au cœur du Royannais, dans la presqu’île d’Arvert, à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, cette station balnéaire de la côte de Beauté appartient à la banlieue ouest de Royan. Comptant quatre plages alternant avec de puissantes falaises, reliées entre elles par une promenade piétonne et des pistes cyclables (sentier des Douaniers et Vélodyssée), c’est également un des centres économiques de l’agglomération royannaise, matérialisé par la présence depuis 2010 du pôle commercial Val Lumière et d’une zone d’activité aux abords de la rocade.

La commune se divise en plusieurs quartiers ; outre un centre-ville organisé autour d’une ancienne abbatiale romane, aujourd’hui église Saint-Étienne (XIIe siècle), d’espaces paysagés, d’un théâtre de verdure et d’un parc à l’anglaise, le parc de l’hôtel de ville, le plus célèbre est celui de Pontaillac, quartier « huppé » que Vaux-sur-Mer partage avec sa voisine Royan. Autrefois isolée du reste de l’agglomération, la commune connaît un important phénomène d’étalement urbain, et le bâti est aujourd’hui continu avec les communes voisines de Royan et de Saint-Palais-sur-Mer.

Vaux-sur-mer, carte maximum, 17/07/2004.

Intégrée à la poche de Royan pendant la Seconde Guerre mondiale, Vaux-sur-Mer souffre terriblement des bombardements de la Libération, sans pour autant subir le destin tragique de Royan, presque entièrement détruite par les bombardements alliés. La ville est citée à l’ordre du Régiment avec Croix de guerre.

Vaux-sur-Mer appartient au secteur Ouest de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique, structure intercommunale rassemblant 81 896 habitants (2014).


L’occupation du territoire de la commune est probablement très ancienne, puisque deux dolmens (disparus aujourd’hui) y sont encore signalés à la fin du XIXe siècle. Des vestiges de souterrains datant du Néolithique et servant de refuges aux Hommes à la fin de la Préhistoire ont également été découverts sur la commune. Plus tard, à l’époque romaine, plusieurs villæ romaines voient le jour à Pontaillac, Bernezac, Vessac. Leurs propriétaires implantent la vigne et exploitent les forêts et marais alentour.

C’est néanmoins durant le Moyen Âge que le bourg commence à véritablement se développer, avec la fondation en 1075 par des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Étienne. Cette modeste abbaye sera plusieurs fois saccagée au cours de son histoire, une première fois par Guibert, seigneur de Didonne, en 1167, puis durant les guerres de religion, période pendant laquelle elle sera occupée par les protestants, avant d’être finalement cédée à Catherine de Bourbon, sœur d’Henri IV.

Le Domaine des Fées, en bord de mer, était appelé Lo Défens dans un document du XIIe siècle. La duchesse de Rohan, propriétaire des lieux qui y a fait édifier un manoir, l’a appelée Domaine des Fées par déformation.

Si la Révolution française est bien accueillie par la population, la terreur laissa ici comme ailleurs un goût amer. La déchristianisation fut virulente et le curé de Vaux, Antoine Rouzeau Dussertier, ou l’abbé Castin de Guéris de la Magdelaine, dernier seigneur de l’abbaye de Vaux, refusant de prêter serment à la constitution, sont déportés. Durant le XIXe siècle, Vaux commence à bénéficier de l’engouement des bains de mer, et les premiers chalets et villas commencent à voir le jour, notamment près des plages de Nauzan et de la corniche Nord de Pontaillac. La ligne de tramway reliant Royan à la grande côte est inaugurée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vaux-sur-Mer est occupée par le troupes allemandes, qui l’intègrent dans leur système défensif de la poche de Royan. Les combats de la libération, initiés les 14 et 15 avril 1945, sont incroyablement violents et les dégâts qui en résultent, particulièrement importants. Ville martyre, à l’instar de sa voisine Royan, elle sera citée peu après le conflit à l’ordre du régiment, avec croix de guerre. Rapidement relevée de ses ruines, Vaux-sur-Mer est aujourd’hui une ville en pleine expansion, dont la population a triplé depuis 1954. Elle est totalement intégrée à l’agglomération royannaise.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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