Ville de Saint-Guilhem-le-désert (Hérault).

Perdu dans les champs d’oliviers, au pied d’impressionnantes montagnes, voici Saint-Guilhem-le-Désert. Interdit aux voitures, le village a gardé son aspect d’origine. Bâtiments en pierres d’époque, maisons fleuries, jardins étagés et fontaines anciennes vont de concert dans cette oasis d’un autre temps.

L’histoire de Saint-Guilhem-le-Désert se confond avec celle de son fondateur. Guilhem, plus connu sous le nom de Guillaume le Grand ou de Guillaume d’Orange. Cousin et conseiller du roi Charlemagne, il s’est illustré dans la lutte contre les Sarrazins avant de se retirer dans le désert en 804 et de fonder le monastère de Gellone. Avant de partir, le roi lui offre un morceau de la Croix du Christ qu’il expose ensuite dans l’abbatiale. Au XIIIème siècle, l’abbaye devient un important lieu de pèlerinage. Croyants et croisés en partance pour Jérusalem viennent voir la Croix et se recueillir sur le tombeau de Saint-Guilhem. Le village devient alors une étape importante sur la route de Saint-Jacques de Compostelle.

L’abbaye cistercienne du Moyen Age, est considérée comme un des fleurons de l’art roman au Languedoc. Abandonnée puis démantelée au XIXème siècle, une partie de son cloître se trouve aujourd’hui au musée des cloîtres de New York. L’église est constituée d’une nef très haute et assez peu large. Elle se déroule sur trente mètres et ne comporte aucun élément de décoration, ce qui la rend d’autant plus imposante.

Saint-Guilhem-le-désert, carte maximum, 8/04/2000.

Echoppes d’artisans et terrasses de cafés ont envahi les rues pavées du village. Potiers, menuisiers et souffleurs de verre y font montre de leurs talents séculiers. A l’ombre des platanes méridionaux, la place de la liberté offre une halte aux visiteurs, avant qu’il s’engouffre dans les étroites ruelles du village en gravissant les escaliers taillés dans la roche. Ici, des chardons séchés protègent encore les maisons des mauvais esprits et les rues ont gardé leurs noms d’autrefois. Ainsi peut-on quitter l’agitation du village par la rue du Bout-du-Monde pour accéder au cirque de l’Infernet, lieu d’où partent plusieurs sentiers de randonnées.

En contrebas du village, le Pont du Diable est le plus vieux pont roman de France. Construit au XIème siècle, il facilitait le passage des pèlerins se rendant à Compostelle. Sa construction difficile a donné lieu à une légende. Le diable détruisant chaque nuit le travail effectué la veille, Saint-Guilhem passa un accord avec lui. Lucifer laissa le pont se terminer en échange de la première âme qui le traverserait. Une fois achevé, les moines firent passer un chien. Fou de rage, le diable se jeta dans les eaux en promettant de nombreuses crues.

Au cœur d’un écrin rocheux, entouré de pitons dolomitiques, Saint-Guilhem-le-Désert séduit par la beauté de ses monuments et ruelles mais aussi par la persistance d’anciennes croyances et légendes.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : L’internaute, YouTube.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.