Les jardins d’Albert Kahn à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Les jardins ont été créés par Albert Kahn sur des terrains acquis à partir de 1895 , confiant les travaux à l’architecte-paysagiste Achille Duchêne. Jusqu’en 1910, il élabore sur 3,9 hectares un ensemble de jardins aux styles différents, dont l’ensemble forme un jardin de scènes, style de jardin caractéristique de la fin du xixe siècle.

Albert Kahn croyait à la paix universelle. Pour appuyer son utopie, il crée un jardin fait de plusieurs jardins réconciliant les styles de chaque pays.

Le jardin japonais moderne par Fumiaki Takano.
Il se compose de :

  • un village japonais, créé en 1898, au retour du premier voyage au Japon d’Albert Kahn, par des jardiniers venus de ce pays (entre autres un maître jardinier « offert » par l’empereur). De son voyage au Japon en 1909, Albert Kahn rapporte en pièces détachées, deux maisons ainsi qu’un ensemble mobilier (pagode, torii, sōrintō, ponts, portes) et un pavillon de thé remplacé en 1967 par la société des maîtres de thé de l’école Urazenke de Kyoto (des cérémonies du thé y sont toujours pratiquées) ;

  • un jardin japonais moderne, qui a remplacé partiellement en 1990 le premier jardin, avec ses deux ponts de bois, sa montagne couverte d’azalées (évocation du mont Fuji) et ses berges de galets conçus par le paysagiste Fumiaki Takano. En hommage à Albert Kahn, F. Takano a organisé son jardin autour d’un cours d’eau qui évoque la vie et l’œuvre du banquier, de la naissance (cône de galets) à la mort (tourbillon inversé) ;
  • un jardin à la française, créé en 1895 par deux prestigieux paysagistes de l’époque : Henri et Achille Duchêne, il comprend un salon de verdure dont les parterres symétriques s’organisent devant les serres d’un jardin d’hiver et un verger ornemental, où des arbres fruitiers taillés (essentiellement des poiriers et des pommiers) sont associés à des rosiers anciens sur des parterres géométriques ;
  • un jardin anglais où des fabriques de jardins (un cottage, un pont de rocailles, un puits -unique vestige d’une laiterie détruite en 1952 dans un incendie) sont disposées sur le pourtour d’une vaste pelouse vallonnée où serpente une rivière. De très grands arbres présentent une large diversité d’essences (séquoïa, ginkgo, palmiers chanvres, tulipiers de Virginie, etc.) témoignent du goût d’Albert Kahn pour la richesse végétale ;
  • une forêt vosgienne rappelle au banquier les paysages de son enfance. L’ensemble planté de pins et d’épicéa, reconstitue sur 3 000 m2 le versant lorrain du massif des Vosges parsemé de rochers de granit, tandis que le versant alsacien des Vosges s’organise autour d’une combe parsemée de quartiers de grès. Cette partie du site a beaucoup souffert de la tempête de 1999 et a bénéficié d’une restauration exemplaire ;

  • une « forêt bleue » présente un ensemble de cèdres de l’Atlas et d’épicéas du Colorado dont les aiguilles forment un écran végétal gris-bleu où contrastent au printemps des fleurs d’azalées et de rhododendrons. L’ensemble évoque un tableau végétal dédié à la couleur au centre duquel un marais, double plan d’eau agrémenté de plantes aquatiques, permet des jeux de lumière ;
  • une forêt dorée et sa prairie d’herbes hautes mêlées de fleurs vivaces, sont plantés de bouleaux qui se parent de teintes dorées à l’automne.
    Les jardins sont ouverts au public.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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