Les écoles normales supérieures.

L’École normale supérieure, appelée aussi « de la rue d’Ulm », « Ulm », « Normale Sup’ », ou encore « ENS » tout court, ce qui la distingue des autres écoles normales supérieures situées ailleurs en France, est l’une des institutions universitaires et de recherche les plus prestigieuses et les plus sélectives de France, spécialisée en lettres et en sciences. Elle est un « établissement-composante » de l’université Paris sciences et lettres (PSL).

Si ses origines remontent à la Révolution française, elle n’existe sous sa forme actuelle que depuis 1826. La mission de cette grande école publique et intégralement financée par l’État est de « prépare[r], par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée, à l’enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles [CPGE] ainsi qu’à l’enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l’État et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises ».

Ecole normale supérieure, carte maximum, Paris, 8/10/1994.

L’école est placée sous l’autorité directe du ministre chargé de l’Enseignement supérieur ; son siège est situé rue d’Ulm, dans le Quartier Latin de Paris, au cœur du 5e arrondissement de Paris. Elle est dirigée par le physicien Marc Mézard depuis 2012.

Bien que faisant partie du réseau des écoles normales supérieures destinées à former des professeurs agrégés (Lyon, Paris-Saclay (ex-Cachan), Fontenay-Saint-Cloud, Rennes en France, Pise en Italie et une vingtaine d’établissements africains), l’École de la rue d’Ulm a un statut à part et une histoire qui font sa spécificité.

Elle fait partie des établissements d’enseignement européens les plus prestigieux. Ses anciens élèves comptent quatorze prix Nobel, dix médailles Fields, deux prix Abel, vingt-sept médailles d’or du CNRS, un grand nombre de membres de l’Institut, un président de la République et plusieurs ministres et Premiers ministres.

À ses 2 700 étudiants (élèves ou « normaliens », « étudiants normaliens » et doctorants confondus) s’ajoutent environ 100 post-doctorants et 1 100 enseignants et chercheurs permanents ou invités rassemblés dans 15 départements et une quarantaine d’unités de recherche3. La majorité des 390 enseignants-chercheurs affectés à l’ENS appartient à des universités tierces ou au CNRS. Les recrutements directs de professeurs par l’ENS sont rares : seuls 22 professeurs.

Ecole normale supérieure, épreuve de luxe.

Les origines de l’établissement actuel remontent à la création en 1794 de l’École normale (exclusivement masculine) dite « de l’an III » par la Convention nationale, sur le rapport de Lakanal et Garat, de la commission d’Instruction publique. La fondation de l’École normale visait à établir l’ensemble du système éducatif sur le territoire national. Il s’agissait aussi de rétablir la confiance entre les élites et la République après la tragique rupture de la Terreur.

Le cours inaugural fut donné le 20 janvier 1795 et le dernier le 19 mai dans l’amphithéâtre Verniquet du Muséum d’histoire naturelle. Le but était de former des maîtres pour des écoles normales secondaires réparties sur l’ensemble du territoire et permettre ainsi d’assurer un enseignement de base homogène pour tous. Ces cours de l’École normale de la Convention concernaient l’ensemble des disciplines des sciences et des humanités ; ils furent dispensés aux élèves (hommes) tout au long du déroulement de ce cycle d’enseignement particulièrement dense. Pour réaliser une entreprise aussi ambitieuse, on fit appel aux plus grands : des scientifiques comme Monge, Vandermonde, Daubenton et Berthollet ou des écrivains et philosophes Bernardin de Saint-Pierre et Volney. L’expérience de l’an III servit de modèle à la nouvelle école refondée en 1808.

Le 17 mars 1808, Napoléon crée par décret un « pensionnat normal » au sein de l’Université de France pour « former à l’art d’enseigner les lettres et les sciences ». L’établissement est ouvert en 1810 dans les locaux de l’ancien collège du Plessis, puis est transféré en 1814 dans les bâtiments de la congrégation du Saint-Esprit.

Les promotions sont réduites, le règlement d’inspiration militaire et l’uniforme obligatoire. Jusqu’en 1818, il n’y a pas de concours d’entrée : les élèves sont choisis par les inspecteurs d’académie en fonction des résultats scolaires au lycée. Considéré comme un foyer de l’esprit libéral, le pensionnat est supprimé par Frayssinous le 8 septembre 1822.

Une ordonnance du 9 mars 1826 crée une École préparatoire, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828. On peut donc faire remonter l’existence ininterrompue de l’École à cette date de 1826. À la faveur de la révolution de Juillet 1830 l’École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d’« École normale » par référence à l’École normale de l’an III. Le 24 mars 1841, « il est ouvert au ministère des Travaux publics un crédit extraordinaire de dix neuf cent soixante et dix huit mille francs pour être appliqué aux dépenses que nécessitera la construction d’un édifice à affecter à l’École normale ». Le 5 avril 1841 est votée « l’acquisition d’un terrain pour l’école normale situé à Paris, rue d’Ulm ».

À l’occasion de l’instauration d’écoles normales primaires en 1845, l’École normale est rebaptisée École normale supérieure. C’est le 4 novembre 1847 que l’École normale supérieure s’installe dans ses nouveaux locaux au 45 rue d’Ulm, « sur le site quasi-campagnard de l’ancienne vigne du couvent des Ursulines », dans le 5e arrondissement de Paris, comme cela avait été décidé par la loi du 24 avril 1841. L’actuelle cour Pasteur correspond à la partie nord du parc du couvent des Feuillantines, où Victor Hugo enfant jouait. L’E.N.S. occupe encore aujourd’hui ces locaux de la rue d’Ulm, qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales. Le 22 octobre 1849 les élèves sont officiellement dispensés du port de l’uniforme, qui n’a pas pour autant été aboli et a subi son ultime modification officielle en 1850. L’uniforme existe donc formellement mais n’est plus porté. Les robes universitaires des professeurs de l’ENS, en tout point identiques à celles des autres professeurs des universités et encore en usage lors de certaines cérémonies, possèdent des collets brodés aux palmes universitaires dorées identiques à celles des élèves (une branche de palme et une de laurier agrémentée de six points rouges représentant des fruits). L’ENS ayant été décorée de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre, une cordelière rouge et une cordelière aux couleurs de la Croix de guerre distinguent l’habit universitaire des professeurs de l’ENS.

Le 17 mars 1808, Napoléon crée par décret un « pensionnat normal » au sein de l’Université de France pour « former à l’art d’enseigner les lettres et les sciences ». L’établissement est ouvert en 1810 dans les locaux de l’ancien collège du Plessis, puis est transféré en 1814 dans les bâtiments de la congrégation du Saint-Esprit.

Les promotions sont réduites, le règlement d’inspiration militaire et l’uniforme obligatoire. Jusqu’en 1818, il n’y a pas de concours d’entrée : les élèves sont choisis par les inspecteurs d’académie en fonction des résultats scolaires au lycée. Considéré comme un foyer de l’esprit libéral, le pensionnat est supprimé par Frayssinous le 8 septembre 1822.

Une ordonnance du 9 mars 1826 crée une École préparatoire, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828. On peut donc faire remonter l’existence ininterrompue de l’École à cette date de 1826. À la faveur de la révolution de Juillet 1830 l’École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d’« École normale » par référence à l’École normale de l’an III. Le 24 mars 1841, « il est ouvert au ministère des Travaux publics un crédit extraordinaire de dix neuf cent soixante et dix huit mille francs pour être appliqué aux dépenses que nécessitera la construction d’un édifice à affecter à l’École normale ». Le 5 avril 1841 est votée « l’acquisition d’un terrain pour l’école normale situé à Paris, rue d’Ulm ».

À l’occasion de l’instauration d’écoles normales primaires en 1845, l’École normale est rebaptisée École normale supérieure. C’est le 4 novembre 1847 que l’École normale supérieure s’installe dans ses nouveaux locaux au 45 rue d’Ulm, « sur le site quasi-campagnard de l’ancienne vigne du couvent des Ursulines19 », dans le 5e arrondissement de Paris, comme cela avait été décidé par la loi du 24 avril 1841. L’actuelle cour Pasteur correspond à la partie nord du parc du couvent des Feuillantines, où Victor Hugo enfant jouait. L’E.N.S. occupe encore aujourd’hui ces locaux de la rue d’Ulm, qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales. Le 22 octobre 1849 les élèves sont officiellement dispensés du port de l’uniforme, qui n’a pas pour autant été aboli et a subi son ultime modification officielle en 1850. L’uniforme existe donc formellement mais n’est plus porté. Les robes universitaires des professeurs de l’ENS, en tout point identiques à celles des autres professeurs des universités et encore en usage lors de certaines cérémonies, possèdent des collets brodés aux palmes universitaires dorées identiques à celles des élèves (une branche de palme et une de laurier agrémentée de six points rouges représentant des fruits). L’ENS ayant été décorée de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre, une cordelière rouge et une cordelière aux couleurs de la Croix de guerre distinguent l’habit universitaire des professeurs de l’ENS.

Les promotions 1911-1914 sont fortement touchées par l’hécatombe de la Première Guerre mondiale. Pendant la guerre de 1939-1940, l’ENS se replie à Clermont-Ferrand.

En 1903, l’École normale supérieure est réunie à l’Université de Paris, avant d’obtenir en 1953 la personnalité civile et l’autonomie financière. Dès 1962, un décret du Premier ministre Georges Pompidou, reconnaît la vocation de l’école à la recherche, mais les années qui suivent sont difficiles pour l’école, perçue comme contestataire par le pouvoir gaulliste et qui est occupée par divers groupuscules maoïstes en 1971 (« nuit de la Commune »).

L’École normale supérieure actuelle résulte de la fusion25 en 1985 de l’École normale supérieure et de l’École normale supérieure de jeunes filles, dite de Sèvres, fondée en 1881.

Du fait de son ancienneté et, comme l’a annoncé Laurent Fabius, alors premier ministre, en clôture du Symposium en l’honneur d’Alfred Kastler à la Sorbonne le 12 janvier 1985, “compte tenu d’une tradition qui a fait le tour du monde”, elle est la seule à être qualifiée, dans les textes législatifs ou réglementaires, d’École normale supérieure, sans mention supplémentaire.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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