Le saut à ski.

Le saut à ski (ou saut à skis) est un sport d’hiver dans lequel les skieurs descendent une pente sur une rampe pour décoller (le tremplin), essayant d’aller aussi loin que possible. En addition à la longueur, les juges donnent des points pour le style en vol et l’atterrissage du sauteur. Les skis utilisés sont longs et larges.

Le saut à ski est l’une des deux épreuves du combiné nordique.

Le ski est un moyen de déplacement utilisé par les chasseurs et militaires depuis plusieurs milliers d’années. Au début du XIXe siècle, les militaires décident d’organiser des compétitions et le ski devient un sport.

Une légende raconte que Trysil-Knut aurait sauté par-dessus douze soldats. Le premier sauteur à ski connu de l’histoire est Olaf Rye, un lieutenant du royaume de Danemark et de Norvège, qui sauta en novembre 1809 de 9,5 mètres de haut pour montrer son courage à ses soldats à Eidsberg, en Norvège.

Saut à ski, carte maximum, Norvège, 28/04/1982.

Les origines de ce sport se trouvent en Norvège, où la première compétition se tint en 1862. La première grande compétition eut lieu sur le mont Husebybakken à Oslo en 1879. Holmenkollen est aujourd’hui considéré comme le foyer du ski nordique. Le saut à ski a fait son apparition aux Jeux olympiques dès la première édition de 1924. Le saut à ski a été pratiqué couramment dès l’apparition du ski dit « nordique » en Europe continentale à la fin du XIXe siècle et n’est aucunement une discipline récente ou artificielle.

Le skieur s’élance du haut d’un tremplin enneigé ou revêtu de matière synthétique, et atteint une grande vitesse dépassant les 100 km/h pour les tremplins de vol à ski. À cet instant, il doit donner une impulsion afin d’aller le plus loin possible dans les airs. Cette impulsion est d’une importance capitale, car contrairement aux croyances, le nez du tremplin ne remonte pas. Une fois en l’air, le sauteur, qui a le talon libre, se penche de façon à placer son corps entre ses skis et cherche à obtenir une portance optimale sur l’air. Il se redresse au moment de l’atterrissage, et pour que ses notes de style restent optimales, il doit alors effectuer une « fente » avec les pieds en position dite “telemark”.

On peut distinguer trois phases essentielles qui permettent d’effectuer un saut de qualité :

  • La phase d’élan, sanctionnée par la vitesse obtenue par le sauteur au bout du tremplin. Une bonne vitesse est essentielle pour réaliser un bon saut. Cette vitesse dépend de la position d’élan du sauteur, de son relâchement dans la trace, de son poids, de la capacité des skis à glisser sur la piste…
  • L’impulsion au bout du tremplin. Celle-ci doit être puissante et réalisée exactement au bon moment.
Saut à Ski, carte souvenir, Autriche, 24/03/1940.
  • La phase de vol. Elle est déterminée principalement par le poids du sauteur, sa position en vol et la qualité de la transition entre l’impulsion et la position de vol.

On distinguait généralement deux catégories de sauteurs il y a encore 25 ans :

Saut à ski, carte maximum, Vaduz, 6/12/1993.
  • Les sauteurs athlétiques ou sauteurs, qui arrivaient vite au bout du tremplin, produisaient une impulsion forte, mais obtenaient relativement peu de portance sur l’air par leur poids de corps important et la trajectoire en cloche de leur vol consécutive à leur forte impulsion.
  • Les sauteurs légers ou voleurs, qui arrivaient moins vite au bout du tremplin, produisaient une impulsion moins forte, mais obtenaient beaucoup de portance sur l’air de par leur poids de corps faible et la trajectoire rasante de leur vol, rapide, consécutif à leur impulsion plus mesurée.

À l’heure actuelle, tous les sauteurs sont très légers et ont un indice de masse corporelle faible (le contrôle de l’IMC a été installé sur le circuit international pour lutter contre l’anorexie).

En 2008, tous les sauteurs d’un niveau international ont une détente sèche d’environ 60 à 70 cm pour un IMC égal à 18,5 (P/T2) soit environ 1,84 m pour 63 kg.

Plusieurs techniques se sont succédé à travers l’histoire du saut à ski. En sortie de Première Guerre mondiale. les scientifiques, tels que Reinhard Straumann, se sont intéressés à cette discipline pour déterminer la position du corps la plus aérodynamique en phase de vol. Tout d’abord, les Norvégiens ont mis au point la technique dite de Kongsberger (en référence à la ville de Kongsberg) et popularisée par Jacob Tullin Thams et Sigmund Ruud (tous deux champions du monde dans les années 1920). La partie supérieure aux hanches était courbée vers l’avant avec la position des bras mobiles tendues vers l’avant tandis que les skis étaient parallèles. Cette technique a permis de passer de sauts de 45 mètres à plus de 100 mètres jusqu’aux années 1950. Viennent ensuite en même temps la technique de Däscher du nom du sauteur suisse Andreas Däscher où les bras sont alors placés en arrière5, tout comme la technique du nom du sauteur allemand Erich Windisch.

La véritable révolution intervient avec l’adoption de la technique « en V ». Bien que créée dans les années 1960 par un sauteur polonais Mirosław Graf6, cette technique a longtemps été décriée. Elle est popularisée par le Suédois Jan Boklöv et le Tchécoslovaque Jiří Malec à la fin des années 1980 où malgré des notes sévères du jury, ces derniers parvenaient à réaliser des performances. En phase de vol, le sauteur place désormais ses skis en V et non plus parallèlement, ce qui augmente la portance de l’air de 28 % et permet d’allonger la distance du saut de 10 %.

Dans le cas où les sauteurs exagèrent l’écart de leurs skis au point que les talons se croisent, la technique dite « en X » est employée, toutefois celle-ci présente une diminution de portance par rapport à la technique « en V »

 

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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