Le lait.

Le lait est un liquide biologique comestible généralement de couleur blanchâtre produit par les glandes mammaires des mammifères femelles. Aliment complet équilibré, il est la seule source de nutriments pour les jeunes mammifères au tout début de leur vie avant qu’ils puissent digérer d’autres types d’aliments. Le lait en début de lactation, de couleur jaunâtre, présente une composition différente et est appelé colostrum. Il porte les anticorps de la mère, réduisant ainsi le risque de nombreuses maladies chez le nouveau-né, et contient tous les nutriments indispensables.

Le lait de jabot est une sécrétion analogue au lait des mammifères, produite par le jabot de certains oiseaux, en particulier par les columbidae  (pigeons…).

Lait, entier postal Publibel, Belgique, 1984.

L’humain utilise le lait produit par certains mammifères domestiques, principalement celui de la vache, comme un aliment transformé ou non. Dans le monde entier, les fermes laitières ont produit environ 730 millions de tonnes de lait en 2011 notamment consommées en Inde, en Europe, en Australie, aux États-Unis, au Canada, en Chine et en Russie.

Différentes boissons produites à base de végétaux sont par ailleurs parfois appelées laits (végétaux), notamment : lait de soja, d’avoine, de riz, de coco ou d’amande. Dans l’Union européenne, seules les deux dernières appellations sont autorisées dans le commerce.


La lactation, fonction de produire du lait, est une capacité que possèdent les mammifères femelles. Elle commence chez les mammifères placentaires dès la fin de la gestation de la progéniture. Elle cesse lorsque la femelle n’est plus sollicitée par ses petits ou n’est plus traite s’il s’agit d’animaux domestiques producteurs de lait. Le lait est sécrété par les cellules des glandes mammaires qui, chez les mammifères dits thériens, sont contenues dans les mamelles, dans les seins chez la femme. Le lait sécrété dans les premiers jours après la parturition s’appelle le colostrum.

La fonction première du lait maternel est de nourrir la progéniture. Cet aliment est particulièrement adapté – du fait de sa composition – aux besoins nutritifs et de croissance des jeunes sujets jusqu’à ce qu’ils soient sevrés, c’est-à-dire capables de digérer une palette plus large d’autres aliments.

Les columbidae (pigeons, etc.), les flamants et les manchots nourrissent leurs oisillons avec le lait de jabot. Chez les pigeons, Il est issu de l’épithélium du jabot et régurgité aux jeunes. Chez les flamants, il est secrété dans toute la partie supérieure du tractus digestif et chez le manchot empereur par une glande œsophagique. Ce lait est constitué principalement de lipides, de protéines et d’eau, et dépourvu de glucides à la différence des laits de mammifères.

Les poissons cichlidés (père et mère) secrètent un mucus, à travers leur peau, dont se nourrissent obligatoirement les alevins pendant leur quatre premières semaines.

Les mammifères monotrèmes ne possèdent pas de mamelles mais seulement des parties de peaux appelés champs mammaires où le lait suinte de différents orifices et que les petits viennent lécher.

Chez les mammifères, comme chez les oiseaux et les cichlidés, la sécrétion du lait se fait sous la dépendance d’une hormone, la prolactine. Chez les mammifères placentaires, l’éjection du lait est induite par l’ocytocine4. Les hormones qui contrôlent la gestation (progestérone,…) déterminent la préparation de la mamelle avant la parturition et ont ensuite un effet sur le maintien de la lactation.

Selon la théorie synthétique de l’évolution, les mammifères sont des synapsides (issus des reptiles mammaliens) dont la peau dépourvue d’écailles était riche en glandes exocrines (glandes à lipides, à mucus et glandes odorantes). Ces glandes se sont probablement regroupées autour d’un poil, les glandes à lipides devenant les glandes sébacées, celles à mucus les glandes sudoripares et celles à odeur évoluant en glandes lactéales sécrétant un mucus qui protégeait les œufs de la dessiccation et des infections. Les glandes lactéales sécrètent au cours de l’évolution un liquide de plus en plus riche en matières organiques, devenant un liquide lacté qui supplante au Trias le jaune d’œuf comme source d’éléments nutritifs pour le développement de l’embryon.

Lait, entier postal Publibel, Belgique.

Cette caractéristique originelle est analogue à celle actuelle des monotrèmes, dont l’ornithorynque, qui sécrètent une substance semblable au lait à partir de glandes sans mamelons qui se trouvent à la surface de leur peau et qui permet à leur progéniture de boire après l’éclosion de leurs œufs.

De même les marsupiaux, les cousins les plus proches des mammifères placentaires, sécrètent une substance semblable au lait à partir d’un organe ressemblant à un téton dans leur poche. Le premier ancêtre immédiat connu des mammifères placentaires semble être Eomaia, une petite créature qui ressemblait superficiellement aux rongeurs et dont on pense qu’elle a vécu il y a 125 Ma, pendant le Crétacé. Il est presque certain qu’elle produisait ce qui serait considéré comme du lait, de la même façon que les mammifères placentaires modernes.

Outre le lait maternel, le lait des animaux est utilisé dans l’alimentation humaine dès leur domestication lors de la révolution néolithique. Les données de l’archéozoologie indiquent que l’exploitation du lait des vaches, des brebis et des chèvres est monnaie courante depuis les origines de l’élevage au Néolithique précéramique B, les moutons et les bœufs étant domestiqués au cours du 9e millénaire av. J.‑C. et les chèvres au cours du 8e millénaire av. J.‑C. ; il s’agit de ruminantia, c’est-à-dire de mammifères cétartiodactyles adaptés à un régime à base d’herbe fraîche ou sèche, des aliments que les humains ne consomment pas et facilement stockés. Le paradigme à la fin du XXe siècle reposait sur l’idée que l’on commence à garder ces animaux pour leur viande et pour leur peau. Les élever pour leur lait se serait cependant avéré être une méthode plus efficace pour transformer des pâturages difficiles à cultiver en nourriture ; de plus, la valeur nutritive d’un animal tué pour sa viande est largement contrebalancée par la valeur du lait qu’il produit pendant des années. Selon les données archéozoologiques : les espèces sont d’abord exploitées pour le transport, le travail de force (bât et traction) et leur lait alors que la production de viande lors des premières domestication est encore principalement assurée par la chasse.

Au 7e millénaire av. J.‑C., il existe des troupeaux de bétail dans certaines parties de la Turquie actuelle et des traces de lait ont été retrouvées sur des fragments de poteries de cette époque. Des résidus organiques de lait sur des fragments de poteries indiquent que l’on consommait du lait il y a 7 000 ans en Europe de l’Est et il y a 5 000 ans dans les Îles britanniques, au Néolithique.

Vers – 3000, la steppe eurasiatique est dominée par des pasteurs (culture Yanma) pratiquant l’élevage du cheval, de la chèvre , du mouton, de la vache et se nourrrissant massivement des produits laitiers issus de ces animaux.

Les résultats d’une étude publiée en 2019 suggèrent qu’au début de l’âge du fer en Bavière, du lait animal était donné aux jeunes enfants (respectivement 1, 1–2 et 0–6 ans) dans des « biberons » en céramique. Ces preuves de denrées alimentaires utilisées pour nourrir ou sevrer les nourrissons confirment l’importance du lait des animaux domestiques pour ces communautés à cette époque. L’existence de récipients similaires est prouvée à des époques antérieures, jusqu’au néolithique et incite à penser que du lait de ruminants a été utilisé très tôt pour sevrer les bébés. L’utilisation de fromage et de beurre s’est répandue en Europe et dans quelques parties de l’Asie et de l’Afrique. Les vaches domestiques, qui existaient déjà dans une grande partie de l’Eurasie, ont été alors introduites dans les colonies de l’Europe à l’époque des grandes explorations.

Selon le Congrès international de la répression des fraudes (1909), le lait est défini comme « le produit intégral de la traite totale et ininterrompue d’une femelle laitière bien portante, bien nourrie et non surmenée ; il doit être recueilli proprement et ne doit pas contenir de colostrum ».

En France, au niveau réglementaire, la dénomination « lait » sans indication de l’espèce animale de provenance, est réservée au lait de vache. Tout lait provenant d’une femelle laitière autre que la vache doit être désigné par la dénomination « lait » suivie de l’indication de l’espèce animale dont il provient : « lait de chèvre », « lait de brebis », « lait d’ânesse », etc..

À partir de laits crus, des « laits spécifiques » ont été mis au point par l’industrie laitière pour répondre à des besoins de nature nutritive (lait maternisé) ou de commodité (lait en poudre, en tube, lait UHT, etc.).

Par analogie de consistance, d’apparence ou de mode de consommation alimentaire, certaines boissons produites à partir de végétaux sont également parfois désignées sous le terme de « lait végétal ». Parmi elles, les laits de soja (appelé « lait de soya » au Canada), d’avoine, d’amande, de coco, de riz, de souchet, de quinoa, de chanvre, de châtaigne, de noisette.

Dans l’Union européenne, l’appellation « lait » n’est pas autorisée commercialement pour ces produits, à l’exception des « lait de coco » et « lait d’amande ».

Un substitut du lait maternel est une préparation alimentaire destinée à remplacer le lait maternel humain, dans le cas où la mère ne peut ou ne souhaite pas allaiter son enfant. Ni le lait de vache, ni le lait d’autres mammifères, ni les laits végétaux ne conviennent à cet usage sans une adaptation préalable. Le lait de soja est par exemple trop riche en protéines, les autres laits végétaux (amande, noisette, riz, avoine) trop pauvres, et la plupart des laits végétaux sont trop pauvres en lipides. Il existe cependant des boissons végétales dites « maternisées » disponibles en pharmacie et parfaitement adaptées à l’alimentation du nourrisson selon un rapport de l’Anses (dernier alinéa).

Un lait de poule désigne en cuisine une boisson sucrée préparée en délayant un jaune d’œuf de poule dans un verre de lait.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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