Le chèvrefeuille.

Les Chèvrefeuilles (genre Lonicera) sont des arbustes ou lianes de la famille des caprifoliacées. Certaines espèces sont aussi nommées communément camérisiers. On en connaît environ 200 espèces dans les régions tempérées de l’hémisphère nord et les régions subtropicales. L’habitat de la plupart des espèces de chèvrefeuilles est la lisière des forêts et, par extension, les haies, bords de chemins creux. Les chèvrefeuilles, autochtones ou exotiques, sont fréquemment utilisés pour former des haies ou parois décoratives.


Le nom Lonicera a été donné en 1703, à la place du nom originel Caprifolium, par Charles Plumier (1646-1704), en hommage à Adam Lonitzer (1528-1586), botaniste et médecin allemand. Carl von Linné a gardé ce nom de genre tout en mentionnant, comme épithète spécifique pour l’espèce type du genre, le nom générique originel, nommant ainsi l’espèce Lonicera caprifolium.

Le chèvrefeuille est apprécié au jardin : grimpé sur une tonnelle ou palissé contre un mur. Il existe également des espèces arbustives qui formeront de belles haies, massifs et bordures. Ses feuilles apparaissant très tôt dans l’année (dès le mois de mars), le chèvrefeuille sera le premier à donner une touche de verdure au jardin. Ce que l’on aime aussi chez lui – en dehors de ses belles fleurs – c’est sa robustesse, sa longévité et sa résistance aux maladies.

Chèvrefeuille, carte maximum, Suède.

Souvent très parfumées, ses fleurs tubulaires produisent un nectar qui attire insectes et oiseaux. Elles sont généralement jaune crème teinté de rouge pourpre, comme chez les variétés ‘Goldflame’, ‘Mandarin’, et ‘Dropmore Scarlet’. Les feuilles aussi ont de belles couleurs : pourpre virant au vert-bleuté ; elles sont persistantes, comme chez la variété ‘Hall’s Prolific’, semi-persistantes ou caduques. De petites baies jaunes, orange, roses ou rouges décorent l’arbuste l’automne venu, elles ne sont pas comestibles et même toxiques chez certaines espèces.

Le chèvrefeuille apprécie les climats tempérés. En France, il est commun dans toutes les régions où il pousse à l’état naturel dans les bois et les haies. Au soleil ou à mi-ombre, il se plaira aussi dans n’importe quel type de sol fertile et bien drainé. Mais il ne supporte pas le soleil brûlant ni les grands froids et certaines espèces n’endurent pas des températures inférieures à 5°C.

Le Lonicera nitida est un arbuste buissonnant, originaire de Chine à développement rapide. A la différence des grimpants, il faudra le maintenir à une hauteur inférieure à 2 m par des tailles bisannuelles, plus grand il a tendance à plier sous son propre poids. Son feuillage persistant et très fin en fait un arbuste ornemental parfait en haie basse ou bordure. En sujet isolé, il vient bien en pot et est très utilisé en art topiaire.

Le Lonicera fragrantissima, chèvrefeuille odorant ou d’hiver, est un arbuste chinois semi-persistant ou caduc de 1,80 m à 2,40 m de haut pour 3 m de large. Il est l’espèce arbustive la plus parfumée. En hiver et au début du printemps, de petites fleurs blanc crème parfois teintées de rose carminé apparaissent. Leur succèdent des feuilles ovales vert sombre s’éclaircissant avec le temps et qui, sous climat doux, persistent sur la plante tout l’hiver. le chèvrefeuille aura sa place au jardin dans les massifs ou les haies. Il sera aussi bien mis en valeur en sujet isolé. Il peut être cultivé dans un jardin de bord de mer.

Les chèvrefeuilles arbustifs aussi bien que les grimpants, ont besoin d’une petite taille chaque automne, où ils deviendront bien vite une broussaille désordonnée. On élimine donc le bois mort tout en donnant à la plante un port équilibré. Chez les grimpants en particulier, le bois qui a porté les fleurs doit être élagué, incitant ainsi la plante à produire de nouvelles pousses. Durant les deux premiers étés, pour aider la plante à s’installer, on l’arrosera copieusement.

Le chèvrefeuille n’a pas d’ennemis sérieux à part l’oïdium. Cette poudre blanche sur les feuilles est due à un champignon et peut être traitée simplement avec du petit lait ou du lait écrémé dilué : 1L de lait pour 9 L d’eau.

Pour les autres maladies, il faut agir à l’apparition des premiers signes : supprimer les parties atteintes et les brûler se révélera au final plus efficace et plus sain pour votre plante que l’emploi de produits chimiques.
L’excès d’eau dans un sol mal drainé et froid aura raison du chèvrefeuille dont les feuilles jauniront et tomberont. Après floraison, le tailler lui redonnera sa vigueur. Enfin, en adoptant quelques coccinelles dans le jardin, le chèvrefeuille ne craindra pas l’attaque des pucerons.

Sources : Wikipédia, Gammvert.

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