La guêpe.

Le mot guêpe désigne plusieurs sortes d’insectes hyménoptères ayant généralement un abdomen jaune rayé de noir et dont la femelle porte un dard venimeux.

Ce nom ne correspond pas à un niveau précis de classification scientifique des espèces. Il s’agit d’un nom vernaculaire dont le sens est ambigu en biologie car il est utilisé seulement pour désigner une partie des différentes espèces d’insectes classées dans diverses familles d’Hyménoptères apocrites. Ce sous-ordre regroupe en effet à la fois les guêpes, abeilles, bourdons, frelons, fourmis, etc.

Dans le langage commun, une guêpe désigne le plus souvent un insecte du genre Vespula dont la Guêpe commune (Vespula vulgaris) et la Guêpe germanique (Vespula germanica) qui sont les espèces les plus fréquentes en Europe.

Dans la culture populaire, la guêpe symbolise à l’origine une créature importune, dont on redoute la piqûre, mais on lui envie aussi sa fine « taille de guêpe ».


Les caractéristiques générales des guêpes sont celles des Apocrita, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus  d’informations sur leur description ou leur mode de vie.

D’une longueur variant habituellement de 10 à 19 millimètres, les guêpes ont une morphologie de base proche de celle des abeilles et des fourmis sexuées : une tête notamment dotée de mandibules et d’une paire d’antennes, d’une paire d’yeux composés et de trois ocelles infrarouges, un thorax sur lequel sont fixées six pattes et quatre ailes membraneuses, enfin l’abdomen arborant des couleurs vives avec à son extrémité un aiguillon relié à une glande à venin. Cependant, certains insectes nommés guêpes (Guêpes à galles, Guêpe parasitoïdes) ont un ovipositeur allongé et fin à la place de ce dard et ne possèdent guère de venin.

En 2007, la plus petite guêpe connue Dicopomorpha echmepterygis de la famille des Mymaridae, mesure 0,139 mm. C’est probablement le plus petit insecte également.

Chez les guêpes sociales, l’adulte est essentiellement nourri par sa larve, qui une fois sustentée, régurgite un liquide sucré. Chez les espèces sociales, lorsqu’il n’y a plus de larves dans la colonie et chez les espèces solitaires, il se nourrit de tout type de sucres disponibles (fruits en décomposition, miellat, jus de plantes sucré…). Leur langue étant trop courte, les guêpes sociales ne se nourrissent pas de nectar et ne sont donc pas pollinisatrices. Afin de nourrir les larves,

la quasi-totalité des espèces de guêpes sont prédatrices d’autres insectes, voire nécrophages. Les espèces sociales ne gardent le plus souvent que les muscles, situés dans le thorax de l’insecte. Après les avoir mastiqués, elles les servent à leurs larves. Les espèces solitaires paralysent leur proie avant de la stocker dans un nid où elles pondent un œuf. Une fois née, la larve se nourrit seule de sa/ses proie(s) toujours vivante(s). Les espèces de la sous-famille des Masarinae sont les seules guêpes à ne pas nourrir leurs larves de matières animales mais avec du pain d’abeille, à la façon des Abeilles solitaires.

La coloration jaune et noire n’est pas un caractère fiable pour distinguer les guêpes des abeilles. On dit couramment que la guêpe est jaune vif rayé de noir alors que l’abeille est plus brune (sauf l’abeille charpentière qui, elle, est toute noire), mais cela est très réducteur puisque certaines abeilles solitaires présentent une livrée jaune et noire (notamment celles des genres Nomada et celles de la tribu des Anthidiini). Par ailleurs, cette même robe bicolore ne se retrouve que chez les guêpes sociales (tribus des Vespini et Polistini) ainsi que chez les guêpes solitaires appartenant aux Eumeninae, mais chez les guêpes au sens large, il existe de très nombreuses espèces ne comportant aucune tache jaune.

Il en existe environ 9 000 espèces à travers le monde. Ce sont des guêpes solitaires. Certaines de ces guêpes ont le corps allongé et très élancé, alors que d’autres sont plus trapues. Elles mesurent généralement entre 1 et 3 cm. Elles sont parfois noires et jaunes (ou orangées), toutes noires ou bleu métallique (comme le Chalybion californicum). Elles ont parfois une taille très allongée. Leurs antennes sont longues et leurs pièces buccales de type broyeuses. Leurs pattes arrière sont souvent longues.

Pour son nid, la femelle peut :

  • utiliser diverses cavités (tiges creuses, anfractuosités) ;
  • bâtir de toutes pièces des loges (en terre) ;
  • creuser plusieurs cellules dans le sol.

Le nid peut être rempli d’arthropodes (insectes matures, larves, araignées) souvent paralysés à l’aide de son venin et sur lesquels elle pond.

Les femelles chassent des insectes ou des araignées, dans le but de nourrir leur progéniture. Les adultes se nourrissent surtout de nectar. Certaines sont généralistes et se contentent de divers arthropodes qu’elles peuvent trouver (araignées, chenilles, mouches, sauterelles), alors que d’autres sont plus spécifiques dans leurs choix de proies. Ainsi, le grand sphex doré (Sphex ichneumoneus) ne chasse que de grosses sauterelles vertes. Lorsqu’une proie est capturée, celle-ci est paralysée à l’aide de l’aiguillon de la femelle guêpe. La guêpe place ensuite sa victime dans une cellule préalablement construite (dans la terre, le bois mort ou sur une paroi quelconque). Elle pond ensuite un œuf dessus et referme ensuite la cellule. Les autres cellules seront remplies de la même façon et un œuf sera pondu dans chaque cellule. À leur éclosion, les larves pourront se nourrir de la proie (insecte ou araignée) paralysée que leur mère leur a laissée. Ces proies, toujours bien vivantes, constituent un repas frais et nutritif pour ces futures guêpes.

La piqûre de ces insectes a pour but d’injecter du venin à leur victime pour se défendre ou pour défendre leur nid, ou bien pour la neutraliser lorsqu’ils chassent. Le venin de guêpe est un mélange complexe de composés chimiques (enzymes, protéines et amines biogènes) différent de celui des abeilles domestiques.

Contrairement à l’Abeille domestique, l’aiguillon de la guêpe n’est pas équipé de harpon, de ce fait elle ne laisse pas son dard fiché dans la piqûre. Elle peut donc agresser sa victime à volonté, plusieurs fois de suite, sans crainte d’y laisser la vie en perdant une partie de son abdomen avec l’aiguillon.

Selon les individus, l’effet peut être bénin ou grave, en fonction du nombre de piqûres et du fait de la présence de substances sensibilisantes dans la composition du venin, mais seuls 2 % des humains sont mis en danger par une seule piqûre de cet animal. Une guêpe injecte environ de deux à dix microgrammes de venin, donc une vingtaine de guêpes peuvent envoyer un humain adulte à l’hôpital ou même tuer un chien de 5 kg. Les personnes

n’auront la plupart du temps qu’une rougeur localisée, un œdème qui peut être très douloureux et quelques démangeaisons. En fonction de la zone touchée (yeux, bouche…), en cas de piqûres très nombreuses ou sur un petit animal, ou bien encore en cas d’aggravation et de symptômes d’allergie, il convient de prendre d’urgence un avis médical. On comptabilise une quinzaine de morts par piqûres d’hyménoptères (abeilles, guêpes et frelons) par an en France, principalement chez les personnes allergiques. Seule la femelle est pourvue d’un aiguillon venimeux. Les piqûres d’insectes peuvent être très dangereuses en cas d’allergies.

En général, il suffit à l’humain de ne pas paniquer, et si possible de désinfecter l’endroit. Pour limiter l’inflammation, les moyens naturels dont l’efficacité est généralement admise consistent à approcher la plaie d’une source de chaleur dans les dix minutes qui suivent (55 °C maximum) pour atténuer l’effet du venin (les protéines du venin sont thermolabiles, c’est-à-dire qu’elles sont détruites à des températures comprises entre 50 et 55 °C), puis la refroidir avec de l’alcool médical ou de la glace pour atténuer la douleur. L’acidité du vinaigre ou du citron diminue aussi l’action du venin alcalin de la guêpe.

La guêpe est un insecte utile en tant que prédateur, limitant les populations d’insectes potentiellement nuisibles tels que les moustiques ou les insectes s’attaquant aux cultures. L’emploi de pesticides peut parfois être excessif comparé à la menace présentée. Une neutralisation propre peut très bien être réalisée ponctuellement avec un abat-guêpe. Cependant, en cas de nid important et mal placé, sous un toit ou dans un jardin, il convient de neutraliser la colonie. Toujours attendre la fin du jour et le retour de la fraîcheur pour agir. Il est nécessaire de faire appel à des spécialistes.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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