Jacopo Bassano, peintre.

Jacopo Bassano, ou Jacopo dal Ponte ou même Jacopo Bassano l’Ancien (Bassano del Grappa, 1510 – Bassano del Grappa, 13 février 1592) est un peintre italien maniériste de l’école vénitienne. Le plus âgé et le plus connu des peintres de la famille Dal Ponte.


Il est né et mort à Bassano del Grappa, village proche de Venise, dont il tire son nom. Son père Francesco Bassano l’Ancien se définissait comme un « artiste paysan ». Dans ses toiles, pissenlits et mauvaises herbes sont décrits avec minutie. Jacopo adopta des éléments de son style, qu’il mit à profit pour réaliser des peintures religieuses innovantes incluant par exemple des animaux, des fermes et des paysages.

Œuvre de Bassano, carte maximum, Italie.

Après avoir débuté à l’atelier de Bonifacio de’ Pitati à Venise, il étudia également en autodidacte auprès des autres artistes de son époque dans d’autres villes italiennes. Ses relations avec eux étaient variables : Jacopo Bassano dépeignit ainsi Le Titien en agent de change dans sa Purification du Temple. Il s’intéressait à la « manière moderne » des nouveaux artistes arrivés à Venise et surtout aux gravures provenant de Rome. Il conserva toutefois son goût pour le naturalisme chromatique et un sens prononcé des volumes et des formes, caractéristiques des peintures de cette époque.

Quand il revient à Bassano, il habite près du pont et on le nomme Jacopo dal Ponte. Sa renommée lui vaudra de prendre le nom de sa ville – où il travaille avec ses quatre fils : Francesco Bassano le Jeune (1549 – 1592), Gerolamo (1566-1621), Giovanni Battista (1553-1613) et Leandro (1557-1622). Les Bassano ont mis au point un système étonnant de double signature: sur les copies ou variantes exécutées par ses fils, Jacopo appose son paraphe, comme un label de qualité. De ce fait tous partagent de nombreuses similitudes stylistiques et quelques œuvres sont difficilement attribuables.

Entre le milieu des années 1540 et la fin des années 1550 il crée une version personnelle du maniérisme qui était en faveur à Venise. Les corps étirés et les grands effets de composition balancée ne lui font pas pour autant abandonner les robes de ses puissants animaux. À la fin de sa carrière le genre pastoral qui avait fait sa célébrité lui est commandé par des collectionneurs vénitiens. Il les compose dans un paysage crépusculaire rythmé par les effets presque théâtraux du clair-obscur. Dans l’une des toute dernières toiles, La Déposition du musée de Lisbonne (ci-dessous) W. R. Rearick « pense que Jacopo l’envoya sans doute à Venise pour qu’elle serve de modèle dans l’atelier de son fils Francesco, d’où sont sorties la plupart des versions connues du thème (dont la version du Louvre) ».

L’introduction du quotidien dans la peinture religieuse, a rencontré la faveur des commanditaires et a eu un grand succès au XVIIe siècle, y compris à la cour de Louis XIV, grâce à Richelieu. Au XIXe siècle, quand on commence à porter attention à la qualité intrinsèque de chaque œuvre, l’inégalité de leur facture apparaît. Les Bassano rejoignent en nombre les réserves des musées et sont un peu oubliés.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.