Dupond et Dupont.

Dupond et Dupont (appelés les Dupondt collectivement) sont des personnages fictifs des Aventures de Tintin par Hergé. Ce sont deux policiers de comédie qui travaillent en équipe. Ils se ressemblent tels des jumeaux.


Dupond et Dupont apparaissent pour la première fois le 29 décembre 1932, lors de la publication dans Le Petit Vingtième de la huitième planche des Cigares du pharaon, quatrième aventure de la série. Ils sont pourtant présents dès la première vignette de Tintin au Congo, mais ce n’est que lors de la mise en couleur de cette aventure qu’Hergé les intègre au dessin, en lieu et place des deux employés de chemin de fer qui, dans la version originale, assistaient au départ de Tintin. De fait, ils ne connaissent pas encore le héros de la série, puisque Dupont dit à son associé : « Il paraît que c’est un jeune reporter qui part pour l’Afrique ».

La première rencontre entre le jeune reporter et les deux policiers se fait donc dans Les Cigares du pharaon quand ces derniers, alors appelés X33 et X33bis dans la première version en noir et blanc, viennent l’arrêter dans sa cabine à bord du paquebot qui les conduit vers l’Égypte. Ce n’est qu’à partir du Sceptre d’Ottokar, le huitième album de la série, qu’ils prennent leur nom définitif : bien que présents dans les aventures précédentes, ils n’y sont pas nommés mais seulement désignés par des périphrases. C’est Tintin qui, le premier, révèle leur identité en les présentant au professeur Nestor Halambique : « Messieurs Dupont et Dupond, de la police judiciaire ».

Dupond et Dupont sont physiquement semblables en tout point, excepté la forme de leur moustache : celle de Dupond est taillée droite tandis que celle de Dupont est recourbée vers l’extérieur. Les deux policiers portent les mêmes vêtements, à savoir un costume noir et un chapeau melon noir, et ne se déplacent jamais sans leur canne.

Le mystère demeure quant au lien entre ces deux personnages.  L’orthographe de leur nom laisse à penser qu’ils ne sont pas frères mais sosies, quoique, comme pour Tintin lui-même, il ne soit pas clair si Dupond/t est leur nom ou leur prénom.

Ils semblent se connaître depuis longtemps car ils sont les seuls  personnages récurrents (avec Tintin et Milou) qui se tutoient. Ils partagent le même appartement, que l’on voit pour la première fois dans Le Crabe aux pinces d’or. On apprend dans Les Bijoux de la Castafiore qu’ils ont effectué leur service militaire au Génie.

Dupond & Dupont, carte maximum, France.

Membres de la Sûreté, puis de la Police judiciaire, les Dupondt mènent des enquêtes de façon bien peu discrète et peu efficace, étant loin d’être des lumières. Ils poussent le sens de la discrétion jusqu’à se vêtir de costumes folkloriques extrêmement voyants dans le but de se « mêler à la foule », ce qui n’est évidemment jamais réussi. Ils accumulent aussi un nombre impressionnant de chutes, glissades et accidents.

Cette désorganisation totale se reflète aussi dans leur langage. S’ils s’enorgueillissent – bien à tort – de leur devise « Motus et bouche cousue. », ils accumulent les pléonasmes et les redites (rituellement introduites par leur formule fétiche « Je dirais même plus. »), les contrepèteries accidentelles : « Botus et mouche cousue. », « Je sirais même plus, Dire. » pour « Je dirais même plus, Sire. », « Majesté, Votre Sire est bien bonne. » (après une glissade sur un parquet trop bien encaustiqué), ainsi que les sottises : « C’est mon opinion et je la partage. » ou encore « Absolument exclu : car il y a deux traces, et nous sommes seuls. ». Ils peuvent d’ailleurs combiner sottise et contrepèterie accidentelle, comme lors de la parodie de procès de Tintin et les Picaros, où, en réponse au procureur les accusant d’avoir « poussé la duplicité jusqu’à porter la moustache » pour « prendre l’aspect de loyaux partisans du général Tapioca – et de la noble idéologie de Pleksy-Gladz », ils lui répondent avec véhémence, le premier : « C’est faux !… Nous portons la moustache depuis notre plus tendre enfance !… », le second ajoutant en écho : « Parfaitement… Depuis notre plus france entendre ! ».

Hergé précisera dans une entrevue avoir eu en tête une idée bien précise en créant les Dupondt : montrer cette catégorie de gens qui, parce que le devoir est censé le leur imposer, arrêtent sans dilemme de conscience particulier un ami et font passer leur conscience professionnelle avant leur humanité (un autre aspect de leur obstination à la Javert prendra même un tour comique dans Le Temple du Soleil). Cette situation se produit à plusieurs reprises dans les albums. Ils sont classés parmi les amis de Tintin.

Dupond et Dupont sont inspirés du père et de l’oncle d’Hergé, Alexis et Léon Remi, jumeaux inséparables qui ne se distinguaient que par leur caractère. Se promenant avec chapeau melon et canne ou parapluie à la main, la notoriété des personnages fictifs les rattrapa dans la rue, les passants qui les voyaient passer disant qu’ils « faisaient les Dupondt ». La tenue vestimentaire des Dupondt imite celle des agents de la Sûreté tels qu’ils sont photographiés en 1919 lors de l’arrestation de l’anarchiste Émile Cottin et diffusés en une de l’hebdomadaire Le Miroir. Leur moustache est identique à celle de l’Agent 15, un policier bruxellois mis en scène par Hergé dans une autre de ses séries, Quick et Flupke, débutée deux ans avant l’apparition des Dupondt.

Si les deux détectives n’apparaissent que dans Les Cigares du pharaon, l’essayiste Jean-Marie Apostolidès relève des similitudes avec des personnages de l’album précédent, Tintin en Amérique, comme les deux policiers chicagolais qui se cognent l’un dans l’autre en poursuivant Tintin, ou le détective privé Mike Mac Adam, incapable de retrouver Milou après son enlèvement et qui semble annoncer l’incompétence et la vantardise des Dupondt.

Source : Wikipédia.

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