Ville de Vienne (Isère).

Vienne, (Vienna Allobrogum), Colonie Julia Vienna est un chef-lieu d’arrondissement du département  l’Isère, sur la rive gauche du Rhône, au confluent de la Gère, à 80 km de Grenoble; altitude (ville basse) : 150 m; population : 30 000 habitants (2007).  Située à un coude formé par le Rhône dans un rétrécissement de sa vallée, la position de Vienne fut choisie, dès une époque ancienne, comme capitale par les Allobroges, puis comme colonie militaire par les Romains . La ville gallo-romaine se développa sur cinq collines élevées, appelées monts Salomon (Sospolium), Sainte-Blandine (Quirinus), Saint-Just (Crappum), etc. Le faubourg de Sainte-Colombe, sur la rive droite du Rhône, faisait partie de la ville antique.

L’empereur, Claude établit un sénat à Vienne. A la fin du IIIe siècle apr. J.-C., Vienne devint capitale de la province Viennoise, formée du démembrement de la Narbonnaise . L’importance de Vienne diminue graduellement avec les progrès de sa rivale, Lyon. Les anciennes prétentions de Vienne subsistèrent dans les prérogatives de ses évêques, qui gardèrent le titre archiépiscopal, ainsi que celui de « primat des Gaules », qu’ils partageaient avec les archevêques de Lyon jusqu’à la fin de l’Ancien régime.

Vienne joua un certain rôle pendant les époques troublées des invasions germaniques. Valentinien II y fut assassiné à proximité (392). La ville fut prise par l’usurpateur Constantin (411) et reprise par Gerontius. Elle devint capitale des Burgondes (432). Elle fut prise par Gondebaud, frère de Godégisèle, qui y fut tué (500). Elle passa sous la domination des Francs en 534. Elle fut ensuite successivement prise par les Lombards (558), les Sarrasins (737), les empereurs Lothaire (834) et Charles le Chauve (871). En 879, Vienne devint capitale du royaume de Boson (Bozon).

Vienne, carte maximum, 15/01/1985.

Vienne, Vienna Allobrogum, Colonie Julia Vienna est un chef-lieu d’arrondissement du département  l’Isère, sur la rive gauche du Rhône, au confluent de la Gère, à 80 km de Grenoble; altitude (ville basse) : 150 m; population : 30 000 habitants (2007).  Située à un coude formé par le Rhône dans un rétrécissement de sa vallée, la position de Vienne fut choisie, dès une époque ancienne, comme capitale par les Allobroges, puis comme

colonie militaire par les Romains . La ville gallo-romaine se développa sur cinq collines élevées, appelées monts Salomon (Sospolium), Sainte-Blandine (Quirinus), Saint-Just (Crappum), etc. Le faubourg de Sainte-Colombe, sur la rive droite du Rhône, faisait partie de la ville antique. L’empereur, Claude établit un sénat à Vienne. A la fin du IIIe siècle apr. J.-C., Vienne devint capitale de la province Viennoise, formée du démembrement de la Narbonnaise . L’importance de Vienne diminue graduellement avec les progrès de sa rivale, Lyon. Les anciennes prétentions de Vienne subsistèrent dans les prérogatives de ses évêques, qui gardèrent le titre archiépiscopal, ainsi que celui de « primat des Gaules », qu’ils partageaient avec les archevêques de Lyon jusqu’à la fin de l’Ancien régime.


L’archevêché de Vienne.  – Le siège épiscopal de Vienne fut l’un des plus anciens de la Gaule et remonte aux origines mêmes du christianisme . Les limites du diocèse coïncidèrent avec celles de la Viennoise, jusqu’à l’érection d’Arles en métropole archiépiscopale (fin du IVe siècle). Au VIe siècle, l’évêché de Saint-Jean-de-Maurienne fut détaché du diocèse de Turin et rattaché à celui de Vienne. Les archevêques de Vienne devinrent seigneurs suzerains (1023), avec le titre de comtes, et gardèrent leur indépendance même après la réunion du royaume d’Arles à l’Empire (1032). Leurs privilèges furent confirmés par les empereurs d’Allemagne (1153, etc.), qui leur donnèrent le titre d’ « archichanceliers » du royaume d’Arles (1157). Les archevêques prétendaient exiger l’hommage des dauphins de Viennois, qui avaient le titre de « chanoines » de l’église cathédrale de Vienne. L’archevêché de Vienne comprenait les diocèses de Grenoble, Valence, Die, Viviers, Saint-Jean-de-Maurienne et Genève. Il fut l’un de ceux qui furent supprimés à l’époque de la Révolution (1790) et fut rattaché au diocèse de Grenoble.
Vienne joua un certain rôle pendant les époques troublées des invasions germaniques. Valentinien II y fut assassiné à proximité (392). La ville fut prise par l’usurpateur Constantin (411) et reprise par Gerontius. Elle devint capitale des Burgondes (432). Elle fut prise par Gondebaud, frère de Godégisèle, qui y fut tué (500). Elle passa sous la domination des Francs en 534. Elle fut ensuite successivement prise par les Lombards (558), les Sarrasins (737), les empereurs Lothaire (834) et Charles le Chauve (871). En 879, Vienne devint capitale du royaume de Boson (Bozon).

Pendant l’époque féodale, Vienne subit plusieurs sièges, en 880-882, 947, etc. Un concile célèbre s’est tenu à Vienne en 1311-.

En 1378, le dauphin (Charles V), nomme vicaire général de l’Empire pour le royaume d’Arles par l’empereur d’Allemagne , fit occuper Vienne, qui résistait à son autorité. Néanmoins, la ville de Vienne ne fut définitivement réunie à la France qu’en 1448 seulement. L’administration royale fit transférer le siège du bailliage de Viennois de Bourgoin à Vienne (1451). Au XVIe siècle, Vienne fut successivement prise et reprise par les catholiques et les protestants, pendant les Guerres de religion (1562 et 1567) et pendant la Ligue (1592 et 1595). En 1605, les jésuites fondèrent un collège, où Massillon enseigna à la fin du XVIIe siècle.

Vienne possède plusieurs monuments romains très importants : le Temple d’Auguste et de Livie, analogue au monument du même genre qui se trouve à Nîmes; les restes d’un cirque et d’une portion de sa « spina », consistant en une pyramide votive qui fut dénommée au Moyen âge le plan de l’aiguille (haut de 14 m environs avec son piédestal, et dans lequel on a voulu voir autrefois le tombeau de Ponce Pilate); les restes du forum (escalier et arcades de portiques), du théâtre, des murs et des aqueducs, qui traversaient le mont Quirinus.

Les monuments de Vienne datant du Moyen âge sont moins importants : l’église cathédrale Saint-Maurice (XIIe siècle, 1533), avec deux tours et façade de la Renaissance ; l’église Saint-Pierre (XIIe-XVIIe siècles), qui appartenait à une ancienne abbaye de bénédictins (nobles) sécularisée en 1612, contenant le musée lapidaire; l’église de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-André-le-Bas (XIIe-XIIIe siècles); l’église de l’ancienne abbaye bénédictine de femmes (nobles) de Saint-André-le-Haut ; les ruines des châteaux féodaux construits sur les monts Salomon (château de La Bâtie), Arnaud et Pipet; deux ponts (1402 et 1557) sur la petite rivière de Gère; enfin un grand nombre d’anciennes maisons romanes et gothiques.

Un monument moderne (statue colossale de la Sainte-Vierge ), en pierre de Volvic, a été érigé sur le mont Pipet (1860). La ville ancienne possédait de nombreux couvents de femmes (Annonciades, Bénédictines de Sainte-Colombe, Bernardines, Dominicaines, Ursulines) et une commanderie de l’ordre de Malte .

Vienne a vu naître : au IIIe siècle, saint Julien; au Ve siècle, Mamert Claudien; au XVIIe siècle, le jurisconsulte Salvaing de Boissieu, l’historien Nicolas Chorier; au XIXe siècle, les poètes Michel Pichat et Ponsard, l’écrivain C. Reynaud, etc. (E.-D. Grand).

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Sources : Cosmovisions, YouTube.

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