Ville de Guayaquil (Equateur).

Guayaquil, surnommée la « Perle du Pacifique » est la deuxième ville de la République d’Équateur, après Quito, la capitale, sa capitale économique et le plus important port de la côte ouest de l’Amérique latine. Depuis le 7 octobre 2019, Guayaquil est aussi le siège temporaire du gouvernement équatorien. Guayaquil est fondé en 1537 par Francisco de Orellana. En 2015, elle comptait 2 291 158 habitants et la population métropolitaine était estimée à 4 008 332 habitants.


Guayaquil a un climat tropical, qui résulte d’une combinaison de facteurs. Par sa position dans la zone équatoriale, la ville a des températures élevées quasiment toute l’année. Toutefois, du fait de sa proximité de l’océan  Pacifique, elle subit l’influence du courant de Humboldt (froid) et d’El Niño (chaud), qui déterminent deux saisons distinctes. Une saison des pluies, humide et chaude, s’étend de décembre à avril (correspondant à l’été austral), tandis qu’une saison sèche et un peu plus fraîche (hiver austral) dure de mai à décembre. Les précipitations annuelles se concentrent à 80 % pendant la saison des pluies. Les températures moyennes oscillent entre 20 et 27 °C, ce qui correspond à un climat tropical relativement doux, par rapport à la latitude de la ville. Le record absolu de chaleur à Guayaquil depuis le début des mesures de routine dans cette ville en 1959 est de 37,3 °C.

Guayaquil fut fondée le 25 juillet 1538 par le conquistador espagnol Francisco de Orellana, qui lui donna le nom de « Muy Noble y Muy Ciudad de Santiago de Guayaquil ». Il existait auparavant un village indigène à l’emplacement de la ville. Guayaquil connut un développement lent, atteignant à peine 2 000 habitants en 1600 et 10 000 un siècle plus tard.

En 1687, la ville fut attaquée et pillée par des pirates anglais et français commandés par l’Anglais George d’Hout et les Français Pierre le Picard et Francis Grognet. Sur les 260 pirates, 35 furent tués et 46 blessés ; quant aux défenseurs de la cité, ils eurent 75 tués et plus de 100 blessés. Les assaillants prirent des femmes comme concubines. Quito paya une rançon en exigeant que les pirates relâchent les otages et ne brûlent pas la ville.

En 1709, les capitaines anglais Woodes Rogers, Etienne Courtney et William Dampier et 110 autres pirates pillèrent Guayaquil et exigèrent le paiement d’une rançon. Mais ils quittèrent brusquement la ville sans la rançon lorsqu’une épidémie de fièvre jaune éclata.

Le 9 octobre 1820, pratiquement sans effusion de sang, un groupe de civils appuyés par des soldats des « Granaderos de Reserva », un bataillon cantonné à Guayaquil, arrêtèrent les chefs des autorités espagnoles après avoir débordé les gardes fidèles à l’Espagne. Guayaquil se proclama indépendante de l’Espagne, devenant la « Provincia Libre de Guayaquil ». José Joaquín de Olmedo fut proclamé Jefe Civil (chef civil) de Guayaquil. Ces événements allaient s’avérer un élément-clé de la victoire dans la guerre d’indépendance de l’Équateur.

Le 26 juillet 1822, José de San Martín et Simón Bolívar eurent une célèbre rencontre à Guayaquil, au cours de laquelle ils dressèrent les plans de l’indépendance de l’Amérique du Sud espagnole.

La ville fut à deux reprises envahie par l’armée péruvienne : en 1829 et en 1860. Elle subit un très grave incendie en 1896, qui détruisit une grande partie de la ville.

En 1922, une grève générale est réprimée très brutalement : des centaines de travailleurs sont tués.

Aujourd’hui, Guayaquil, la capitale économique de l’Équateur, est le principal port du pays construit à l’embouchure du Rio Guayas, considéré comme l’un des plus importants au monde, car sa situation et ses  infrastructures offrent des facilités pour le commerce maritime international.

La ville regorge d’imposants et importants bâtiments commerciaux, de parcs reconvertis en jardins, demeures seigneuriales, habitants chaleureux et hospitaliers, il dispose d’une excellente infrastructure hôtelière, qui lui permet de satisfaire les besoins les plus exigeants de ses visiteurs. La ville comporte aussi un aéroport: L’Aéroport international José Joaquín de Olmedo, l’aéroport le plus moderne d’Amérique du Sud. La ville possède aussi la gare de bus la plus moderne d’Amérique latine.

Rien ne subsiste de l’architecture coloniale, à cause des incendies. Le quartier le plus ancien de Guayaquil est « Las Peñas », construit à la fin du XIXe siècle au bord du fleuve Guayas. Le Malecon Simón Bolivar est un joli parc, entre l’avenue principale de la ville et le fleuve, où se mêlent le moderne et le pittoresque. Le cimetière de Guayaquil est, avec celui de Florence, le plus beau cimetière au monde.

Source : Wikipédia.

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